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standard de liege

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Standard de Liège



Club fondé en 1898
Surnom Les Rouches
Couleurs rouge et blanc
Stade Stade Maurice Dufrasne
(30 023 places)
Siège Rue de la Centrale 2
4000 Liège





Domicile




Extérieur

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2007-2008 du Standard de Liège
Le Standard de Liège, dont le nom officiel est Royal Standard de Liège, est un club belge de football de la ville de Liège qui évolue en Jupiler League. Fondé en 1898, il est le quatrième club du pays en terme de palmarès national (9 championnats et 5 coupes), après le Sporting d'Anderlecht, le FC Bruges et l'Union Saint-Gilloise. Il est présidé par Reto Stiffler et entraîné par Michel Preud'homme.

Sommaire [masquer]
1 Le club
2 Repères historiques
3 Saison en cours
4 Organisation
5 Effectif
6 Palmarès
7 Trophées individuels
8 Personnalités du club
8.1 Capitaines
8.2 Entraîneurs
9 Localisation
10 Notes et références
11 Liens externes



Le club [modifier]
Le Standard est un des clubs les plus populaires du pays. Les joueurs du Standard sont surnommés « Les Rouches » à cause de la couleur de leur maillot (rouge, qui se prononce « roûche » avec l'accent liégeois).

Le Standard est le club qui est en division 1 belge de manière ininterrompue depuis 1921. Le club a quand même connu une descente en 1913-1914. Suite à l'interruption dû à la Grande Guerre, le Standard passe les saisons 1919-1920 et 1920-1921 en Promotion (la division 2 de l'époque). Il devient champion de Promotion et remonte donc au terme de la saison 1920-1921 avec le KV Malines et... Anderlecht. [1] Il est le 2e club belge à avoir participé au plus grand nombre de finales de Coupe de Belgique (15), juste derrière le FC Bruges (17). Il est aussi celui qui en a perdu le plus (10 défaites pour 5 victoires).

Les matchs se déroulent au stade Maurice Dufrasne à Sclessin (agglomération liégeoise), le long de la Meuse, face aux usines Arcelor Mittal, donnant une atmosphère particulière à l'enceinte.

On appelle souvent ce stade « l'Enfer de Sclessin » ou "le chaudron de Sclessin" car les supporters du club sont renommés pour leur ferveur. Il existe quatre grands groupes de supporters, le « Hell-Side 81 », ayant une approche anglo-saxonne, les « Ultras Inferno 96 », au caractère latin, le « Kop Rouche » et « StandardLiège.Allez » , premiers groupes de supporters fondés dans les années 60 et, depuis peu, le « PHK » est venu les rejoindre.

Le 14 juillet 2007, le directeur financier, Pierre François annonce publiquement un projet de construction d'un nouveau stade d'au moins 40 000 places dans la région de Liège, en précisant qu'il n'est pas possible de le réaliser sur le site actuel du club.


Repères historiques [modifier]

Le chaudron de SclessinLe Standard a été fondé par des étudiants du « Collège Saint-Servais » de Liège en 1900, même si la date officielle de création est 1898, suite à une erreur administrative. Pour déterminer le nom du club, un vote a été organisé et c'est le "Standard" qui l'a remporté, une voix devant le "Skill". Son nom est inspiré de celui du "Standard A.C.", club parisien populaire à l'époque.

Son plus beau parcours européen eut lieu en Coupe des Coupes dont il disputa la finale, à Barcelone, contre le FC Barcelone en mai 1982. Le Standard était à l'époque dirigé par Raymond Goethals, la rencontre s'est terminée sur le score de 2 à 1 en faveur des Espagnols.

Quelques jours avant ce match, pour s'assurer à la fois le titre de champion de Belgique et de disputer la finale sans blessé de dernière minute, le Standard approche le capitaine de l'équipe du Thor Waterschei, Roland Janssen, afin de s'assurer que leurs adversaires lèvent le pied à l'occasion du dernier match de championnat. Ce scandale, révélé en 1984, implique plusieurs joueurs dont Eric Gerets ainsi que l'entraîneur, Raymond Goethals, qui émigrera au Portugal pour échapper à une suspension.

En 1996, le club absorbe le RFC Seraing (matricule 17), tombé en faillite.

Après « l'affaire Standard-Waterschei »[2], et malgré un retour chaotique au premier plan, le Standard connaît une période de 25 ans sans titre de champion de Belgique, mais sa popularité demeure intacte dans tout le pays, surtout en Région wallonne (seul club du sud du pays à avoir des supporters partout, de Mouscron (Hainaut) à Arlon en passant par Namur) et Bruxelles mais également en Région flamande de Coxyde à Lommel en passant par Alost. On estime d'ailleurs le nombre de supporters flamands du Standard au quart de l'assistance habituelle du stade.

Le Standard termine la saison 2005-06 à la deuxième place du championnat de Belgique, ouvrant au club les portes du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions et ceci pour la première fois de son histoire. Ce tour se solde par une élimination contre le club roumain du Steaua Bucarest. En 2006-07, le club démarre très mal avec 2 points sur 12 après 4 matchs. L'entraineur Johan Boskamp est renvoyé du club et est remplacé par Michel Preud'homme. Le Standard terminera finalement 3ème du championnat derrière Anderlecht et Genk. Il se qualifiera pour la finale de la Coupe de Belgique mais perdra face au FC Bruges. En Coupe UEFA, le Standard sera éliminé par le Zénith Saint-Pétersbourg.

Lors de la saison 2007-08, le Standard remporte son neuvième titre de champion de Belgique, après 25 ans de vaches maigres. Il devient mathématiquement champion le 20 avril 2008 en battant à domicile le Royal Sporting Club d'Anderlecht sur le score de 2-0.


Saison en cours [modifier]
Article détaillé : Saison 2007-2008 du Standard de Liège.
Le 20 avril 2008, par sa victoire 2-0 face à Anderlecht, le Standard est devenu officiellement champion de Belgique pour la saison 2007-2008.[3]

Voir aussi: Historique des transferts du Standard de Liège

Organisation [modifier]
Depuis le 25 janvier 1988, le Standard est organisé sous la forme juridique d'une société anonyme.

Le Conseil d'Administration est composé comme suit :

Président

Reto Stiffler
Administrateurs

Robert Louis-Dreyfus
Lucien D'Onofrio
Directeur général

Pierre François
Le service sportif:

Directeur sportif

Dominique D'Onofrio
Entraîneur principal du noyau professionnel

Michel Preud'homme
Directeur technique du centre de formation

Tomislav Ivic (démissionnaire, successeur pas encore connu)
Le service commercial: Directeur commercial

Frédéric Leidgens

Effectif [modifier]
Nr. de Vareuse Joueur Date de Naissance Lieu de Naissance Nationalité Fin du Contrat Dernier Club
Gardiens
1 Aragon Espinoza Rorys 28-06-1982 Guayaquil Équateur Juin 2009 El Nacional
16 Jesse Soubry 14-03-1990 Bruxelles Belgique Juin 2008 Formé au club
18 Jérémy De Vriendt 22-03-1986 Sambreville Belgique Juin 2009 Sporting de Charleroi
Défenseurs
2 Réginal Goreux 31-12-1987 Saint-Michel Belgique Juin 2010 Formé au club
4 Dante Bonfim Santos Costa 18-10-1983 Salvador Brésil Juin 2009 Sporting de Charleroi
5 Oguchi Onyewu 13-05-1982 Washington D.C. États-Unis Juin 2009 RAA Louviéroise
14 Landry Mulemo 17-09-1986 Liège Belgique Juin 2010 Saint-Trond VV
17 Marcos Camozzato 17-06-1983 Porto Alegre Brésil Juin 2013 SC Internacional
19 Mohamed Sarr 23-12-1983 Dakar Sénégal Juin 2010 Milan AC
24 Thomas Phibel 31-05-1986 Les Abymes France Juin 2009 Royal Excelsior Virton
26 Frederico Burgel Xaviel 15-01-1986 Novo Hamburgo Brésil Juin 2008 SC Internacional
29 Marco Ingrao 26-07-1982 Agrigento Belgique Juin 2008 Lierse SK
Milieux de terrain
7 Grégory Dufer 02-02-1988 Charleroi Belgique Juin 2008 FC Bruges
8 Steven Defour 15-04-1988 Malines Belgique Juin 2011 RC Genk
11 Salim Toama 09-08-1979 Lod Israël Juin 2010 Hapoël Tel-Aviv
22 Yanis Papassarantis 12-03-1988 Charleroi Belgique Juin 2008 RSC Anderlecht
27 Marouane Fellaini 22-11-1987 Bruxelles Belgique Juin 2011 Sporting de Charleroi
28 Axel Witsel 12-01-1989 Liège Belgique Juin 2012 Formé au club
30 Siramana Dembélé 27-01-1977 Paris France Juin 2009 Vitória Setubal
33 Vittorio Villano 02-02-1988 Charleroi Belgique Juin 2009 Sporting de Charleroi
Attaquants
9 Dieumerci Mbokani 22-11-1985 Kinshasa RD Congo Juin 2012 RSC Anderlecht
10 Igor De Camargo 12-05-1983 Porto Feliz Belgique Juin 2010 FCM Brussels
21 Edouard Kabamba Wenze 24-01-1987 Belgique Juin 2010 Formé au club
23 Milan Jovanovic 18-04-1981 Bajina Basta Serbie Juin 2010 MFK Lokomotiv






Palmarès [modifier]
Le Standard de Liège est le 4e club de l'histoire du football belge en nombre de titres de champion (9 titres) derrière le RSC Anderlecht (29), le FC Bruges (13), la Royale Union Saint-Gilloise (11), et devant le RFC Liège (5). Il a également remporté 5 Coupe de Belgique et se classe comme 3e club de l'histoire de la compétition (derrière le FC Bruges (10) et le RSC Anderlecht (9)). Le Standard n'a jamais remporté de trophée européen. Il a cependant disputé et perdu (2 buts à 1) la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes en 1982 face au FC Barcelone.

Championnat (9) :
Champion : 1958, 1961, 1963, 1969, 1970, 1971, 1982, 1983 et 2008
Champion : Championnat de Promotion (D2 de l'époque) : 1921
Vice-champion : 1926, 1928, 1936, 1962, 1965, 1973, 1980, 1993, 1995 et 2006
Coupe de Belgique (5) :
Vainqueur : 1954, 1966, 1967, 1981 et 1993
Finaliste : 1965, 1972,1973, 1984, 1988, 1989, 1999, 2000, 2007
Supercoupe de Belgique (2) :
1981 et 1983
Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes :
Finaliste : 1982
Coupe Mohamed V (1) :
Vainqueur : 1986

Trophées individuels [modifier]
Soulier d'or (7)

1963 Jean Nicolay
1969 Wilfried Van Moer
1970 Wilfried Van Moer
1972 Christian Piot
1982 Eric Gerets
2005 Sérgio Conceição
2007 Steven Defour
Meilleur buteur (7)

1926/27 Lucien Fabry
1955/56 Jean Mathonet
1967/68 Roger Claessen
1968/69 Antal Nagy
1970/71 Erwin Kostedde
1977/78 Harald Nickel
1994/95 Aurelio Vidmar
Le footballeur pro de l'année (depuis 1984 par Sport Foot Magazine) (1)

2007/08 Milan Jovanovic
Le meilleur jeune footballeur de l'année (depuis 1988 par Sport Foot Magazine) (2)

1992/93 Michaël Goossens
2007/08 Axel Witsel
Soulier d'ébène (depuis 1992) (1)

2007/08 Marouane Fellaini
Le meilleur gardien de but de l'année (depuis 1985 par Sport Foot Magazine) (7)

1984/85 Gilbert Bodart
1985/86 Gilbert Bodart
1991/92 Gilbert Bodart
1994/95 Gilbert Bodart
1998/99 Vedran Runje
2000/01 Vedran Runje
2005/06 Vedran Runje
Le trophée du 12e homme (par Het Nieuwsblad, prix du public) (?)

2007/08 Steven Defour
Le meilleur entraîneur de l'année (depuis 1983 par Sport Foot Magazine) (2)

1994/95 Robert Waseige
2007/08 Michel Preud'homme

Personnalités du club [modifier]
Article détaillé : Liste des joueurs du Standard de Liège.

Capitaines [modifier]
Nom joueur en caractère gras = Champion

1946/47
1947/48
1948/49
1949/50
1950/51
1951/52
1952/53
1953/54
1954/55
1955/56
1956/57
1957/58 Denis Houf
1958/59 Denis Houf
1959/60 Denis Houf
1960/61 Denis Houf
1961/62 Denis Houf
1962/63
1963/64
1964/65
1965/66
1966/67
1967/68
1968/69
1969/70
1970/71
1971/72
1972/73
1973/74
1974/75 Wilfried Van Moer
1975/76
1976/77
1977/78
1978/79
1979/80
1980/81 Eric Gerets
1981/82 Eric Gerets
1982/83 Eric Gerets
1983/84
1984/85
1985/86
1986/87
1987/88
1988/89 Guy Vandersmissen
1989/90 Guy Vandersmissen
1990/91
1991/92
1992/93 Gilbert Bodart
1993/94 Gilbert Bodart
1994/95 Gilbert Bodart
1995/96 Gilbert Bodart
1996/97 Guy Hellers
1997/98 Guy Hellers
1998/99 Guy Hellers
1999/00 Didier Ernst
2000/01 Didier Ernst
2001/02 Didier Ernst
2002/03 Ivica Dragutinović
2003/04 Ivica Dragutinović
2004/05 Eric Deflandre
2005/06 Sérgio Conceição
2006/07 Sérgio Conceição
2007/08 Steven Defour



Entraîneurs [modifier]
1898-1912 : aucun
1912-1914: Charles Bunyan
1914-1916 : aucun
1916-1919: Camille Van Hoorden
1919-1922: aucun
1922-1924: Lamport - Pierre Kögel
1924-1930: Percy Wilding Hartley I (2x vice-champion)
1930-1932: Maurice Grisard I
1932-1935: Percy Wilding Hartley II
1935-1936: Jean Dupont (1x vice-champion)
1937-1939: Emile Riff
1939-1940: Maurice Grisard II
1940-1942: René Dohet
1942-1945: Fernand Wertz
1945-1950: Marcellin Waroux
1950-1951: Antoine Basleer
1951-1952: Antoine Basleer - Maurice Grisard III
1952-1953: Maurice Grisard III
1953-1958: André Riou (1 coupe de Belgique ; 1 titre de champion)
1958-1961: Géza Kalocsay (1 titre de champion)
1961-1962: Jean Prouff
1962-1963: : Jean Prouff - Gusti Jordan (autrichien naturalisé français) (1 titre de champion)
1963-1964: Gusti Jordan
12/1964-1968: Michel Pavic I (1x vice-champion ; 2 coupes de Belgique ; 1 finale de coupe de Belgique)
6/1968-6/1973: René Hauss (3 titres de champion ; 1x vice-champion ; 2 finales de coupe de Belgique)
6/1973-11/1973: Vlatko Marković
11/1973-6/1974: Ned Bulatovic
6/1974-1/1976: Cor Van der Hart
1/1976-6/1976: Lucien Leduc et Marice Lempereur
7/1976-6/1979: Robert Waseige I
6/1979-6/1981: Ernst Happel ; 1x vice-champion ; 1 Coupe de Belgique)
6/1981-3/1984: Raymond Goethals (2 titres de champion ; 1x finaliste Coupe des Coupes)
3/1984-6/1984: Léon Semmeling (1x finaliste de la Coupe de Belgique)
6/1984-4/1985: Louis Pilot
4/1985-2/1987: Michel Pavic II
2/1987-11/1987: René Desayère
11/1987-4/1988: Michel Pavic III
4/1988-6/1988: Jef Vliers (1x finaliste de la Coupe de Belgique)
6/1988-8/1989: Urbain Braems (1x finaliste de la Coupe de Belgique)
8/1989-6/1991: Georg Kessler
6/1991-10/1993: Arie Haan (1x vice-champion ; 1x Coupe de Belgique)
10/1993-6/1994: René Vandereycken
7/1994-5/1996: Robert Waseige II (1x vice-champion)
5/1996-6/1997: Jos Daerden
7/1997-11/1997: Aad De Mos
11/1997-2/1998 : Daniel Boccar
2/1998-6/1998 : Luka Peruzovic
7/1998-9/1999 : Tomislav Ivic I
10/1999-12/1999 : Zelkjo Mijac
1/2000-4/2000 : Jean Thissen et Henri Depireux
5/2000-12/2000 : Tomislav Ivic II
12/2002-1/2001: Dominique D'Onofrio I (intérim de 3 matchs)
1/2001-6/2002 : Michel Preud'homme I
6/2002-10/2002: Robert Waseige III
10/2002-6/2006: Dominique D'Onofrio II (1x vice-champion)
6/2006-7/2006: Johan Boskamp
7/2006-...: Michel Preud'homme II (1x champion)



Localisation [modifier]
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur le Standard de Liège.


Standard de Liège


Notes et références [modifier]
↑ B.Dubois, Th.Evens, Ph.Leruth, 1892-1992: La jeunesse centenaire. Livre officiel du Centenaire du Royal Football Club Liégeois. Bruxelles, Labor, 1992, pp. 276
↑ Un article retraçant l'histoire du club
↑ http://www.lequipe.fr/Football/breves2008/20080421_003407Dev.html "Le Standard de Liège champion", L'Équipe, 21 avril 2008

Liens externes [modifier]
Site officiel du club (fr) / (nl) / (en) / (de)
Page UEFA (en)
Jupiler League 2007-2008
RSC Anderlecht • FCV Dender EH • Cercle Bruges • Charleroi SC • FC Bruges • RC Genk • La Gantoise
GB Anvers • FC Malines • KSC Lokeren • RAEC Mons • FCM Brussels • Excelsior Mouscron
KSV Roulers • Saint-Trond VV • Standard de Liège • KVC Westerlo • SV Zulte Waregem
Football en Belgique
Structure pyramidale • Union belge de football
Division 1 • Division 2 • Division 3 • Promotions • Coupe de Belgique • Supercoupe de Belgique
Équipe de Belgique • Équipe de Belgique féminine • Équipe de Belgique espoirs
Soulier d'or • Soulier d'ébène • Footballeur Pro de l'année
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#Posté le mardi 20 mai 2008 10:39

zinedine zidane

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Zinedine Zidane

Période pro 1988 - 2006
Club actuel Aucun (retraité)
Numéro 10
Fiche d'identité
Nom complet Zinedine Yazid Zidane
Nationalité France
Naissance 23 juin 1972
à Marseille
Taille 1 m 85
Poste Milieu offensif, meneur de jeu
Surnom(s) Zizou
Parcours junior
Saison Club
1982-1983 US Saint-Henri
1983-1987 SO Septèmes-les-Vallons
1987-1988 AS Cannes
Parcours professionnel*
Saison Club Matchs
(Buts)
1988-1992 Cannes 71 (6)
1992-1996 Bordeaux 176 (39)
1996-2001 Juventus 212 (31)
2001-2006 Real Madrid 227 (49)
1988-2006 Total 686 (125)
Sélection en équipe nationale**
Année(s) Équipe Matchs
(Buts)
1988-1989 France - 17 ans 4 (1)
1989-1990 France - 18 ans 6 (0)
1990-1994 France Espoirs 20 (3)
1994-1995 France A' 1 (0)
1994-2006 France 108 (31)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

mettre à jour
Zinedine Yazid Zidane, né le 23 juin 1972 à Marseille, souvent surnommé Zizou[1], est un ancien international de football français.

Il est cité parmi les plus grands joueurs de football de tous les temps avec Pelé, Michel Platini et Diego Maradona et est listé parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA). Sportif préféré des Français en 2006[2], il fut classé à trois reprises meilleur joueur mondial de l'année par la FIFA en 1998, 2000 et 2003[3] et ballon d'or en 1998. Il fut par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps par France Football.

Jouant au poste de milieu offensif, il a été le meneur de jeu de prestigieux clubs européens, comme la Juventus de Turin ou le Real Madrid, avec lesquels il a remporté de nombreux titres nationaux et internationaux.
Il s'est principalement illustré au niveau international lors de la victoire de l'équipe de France à la coupe du monde de 1998 et au championnat d'Europe de 2000, ainsi que lors de la coupe du monde de 2006, au cours de laquelle il se distingue et obtient le titre de meilleur joueur du mondial[4]. Revenu en équipe de France après une retraite internationale en 2004, il annonce le 25 avril 2006 sa retraite sportive définitive pour la fin de la saison 2005–2006, au terme de la coupe du monde de football de 2006[5]. Il a joué son dernier match le 9 juillet 2006 à Berlin en Allemagne à l'occasion de la finale de la coupe du monde opposant l'Italie à la France. Il s'y illustre de manière ambivalente par une panenka réussie et une expulsion sur carton rouge pour un coup de tête - sans rapport avec le jeu - au thorax de Marco Materazzi, défenseur de l'équipe d'Italie[6]. Ainsi, il n'assiste pas à la séance de tirs aux buts finale, qui consacre l'Italie pour un quatrième titre de champion du monde.

Issu d'une famille algérienne kabyle, il grandit à Marseille dans la cité de « La Castellane ». Marié à Véronique Zidane (née Lentisco), Zinedine Zidane est père de quatre garçons : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. Il est atteint de thalassémie bénigne, une maladie génétique fréquente autour du bassin méditerranéen, qui le fatigue naturellement[7].

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Les débuts
1.2 Les années bordelaises
1.3 Zidane à la Juventus
1.4 La consécration internationale
1.5 Zidane au Real Madrid
1.6 Zidane à la Coupe du monde 2006
1.7 La reconversion de Zidane
2 Le style de Zidane
3 Les buts mémorables
4 Revenus
5 Palmarès
6 Distinctions personnelles
7 Carrière
8 Divers
8.1 Statistiques de jeu
8.2 ¼uvres caritatives
9 Notes
10 Voir aussi
10.1 Articles connexes
10.2 Bibliographie
10.3 Filmographie
10.4 Lien externe



Biographie

Les débuts

Maison du père de Zidane dans le village d'Aguemoune Ath Slimane en KabylieZinedine Zidane est né le 23 juin 1972 à Marseille et a grandi dans le quartier de la Castellane. Ses parents sont originaires de petite Kabylie dans la wilaya de Béjaïa en Algérie, son père Smaïl Zidane venant du village d'Aguemoune Ath Slimane[8]. Des propos dans lesquels il évoqua son identité furent recueillis par le journal The Observer[9].

Zinedine Zidane signe sa première licence en 1982 dans un club proche de son quartier d'origine : l'US Saint-Henri[10] puis passe au SO Septèmes-les-Vallons[11], avec lequel il joue dans la catégorie poussins jusqu'à l'âge de quatorze ans. En 1986, il est sélectionné en cadet première année pour le championnat de Ligue. En fin d'année, il est convoqué au CREPS d'Aix-en-Provence pour un stage de trois jours. C'est là qu'il est remarqué puis recruté par l'AS Cannes par l'intermédiaire de son recruteur Jean Varraud, lui-même ancien de l'ASSE[12].

Après un stage d'une semaine il intègre en 1987, à l'âge de quinze ans, le centre de formation cannois sous les ordres de Guy Lacombe[13]. Il est placé au sein d'une famille d'accueil, les Elineau. À 16 ans, Jean Fernandez l'intègre à l'effectif professionnel.

Il débute en Première division le 20 mai 1989, contre le FC Nantes, équipe de Marcel Desailly et Didier Deschamps à l'époque, à la Beaujoire. Il n'a pas encore 17 ans. Le 8 février 1991, il marque son premier but en Première division, toujours contre le FC Nantes et reçoit une 205 rouge comme lui avait promis le président du club, Alain Pedretti s'il marquait un but. Le club se qualifie pour la Coupe UEFA et Zidane découvre l'Europe. L'année suivante, le club est éliminé de la Coupe UEFA et descend en D2. Zidane rejoint alors Bordeaux à l'été 1992.


Les années bordelaises
En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis aux Girondins de Bordeaux. Il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il forma ce que l'on appela par la suite le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain, à Bordeaux comme en équipe de France.

Zidane marque 10 buts pour sa première saison, puis 6 les trois saisons suivantes. Il dispute également la finale de la Coupe UEFA en 1996 contre le Bayern Munich dans lequel évolue Jean-Pierre Papin (perdue 0-2 ; 1-3) après avoir éliminé le Milan AC de Savicevic en quart, notamment grâce à un 3-0 mémorable au match retour au Parc Lescure (0-2 au match aller).

Avant cela, il inscrit un but mémorable de 40 mètres contre le Betis Seville, en huitièmes de finale de la coupe de l'UEFA. Contre le Slavia Prague en demi-finale, il exécute ses premières roulettes et l'Europe découvre alors un artiste du ballon rond. Bordeaux ira jusqu'en finale mais ne pourra rivaliser avec le Bayern Munich sans Zidane, suspendu à l'aller.

Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque, sur la pelouse de son club au Parc Lescure. Entré en jeu à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, Zidane marque en deux minutes les 2 buts du match nul. Il lui faudra néanmoins encore attendre près d'une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l'équipe de France. Ce n'est qu'en 1995, au cours des éliminatoires pour l'Euro 1996 que le sélectionneur national Aimé Jacquet fera de Zidane son meneur de jeu titulaire.


Zidane à la Juventus
En 1996, après la finale de Coupe de l'UEFA perdue avec les Girondins de Bordeaux, Zidane franchit un nouveau palier et signe à la Juventus de Turin — club dans lequel a notamment évolué Michel Platini au début des années 1980 — pour la somme de 35 millions de francs. Il rejoint ainsi Didier Deschamps sous les ordres de Marcello Lippi. Entre-temps, diminué par une saison éprouvante avec Bordeaux et par un accident de voiture survenu peu de temps avant le début du tournoi, Zidane dispute un Euro 1996 jugé décevant en Angleterre. Les Bleus atteignent péniblement la demi-finale (éliminé par la République tchèque aux tirs aux buts) et Zidane est loin de se montrer à son meilleur niveau.

À la Juventus, après des débuts difficiles, particulièrement les trois premiers mois, Zidane explose au plus haut niveau européen et nombre d'observateurs voient en lui le meilleur joueur du monde. Avec la Juventus, Zidane gagne également ses premiers titres, dont deux scudetto (1997, 1998), une supercoupe d'Italie (1997), une supercoupe d'Europe (1996) et une coupe intercontinentale (1996)[14], mais perd la finale de la ligue des champions deux fois de suite, en 1997 et 1998. En quête du titre européen suprême, Zidane quitte la Juventus en 2001 pour aller au Real Madrid.


La consécration internationale
Zidane porte le maillot bleu depuis qu'il a quinze ans, à l'époque de la défunte catégorie « cadets »[15] mais a disputé son premier match international avec l'équipe première contre la République tchèque le 17 août 1994, sous l'égide de Aimé Jacquet.

Titulaire pour l'Euro 1996 en Angleterre malgré un accident de voiture quelques jours avant le début de la compétition[16], il parviendra avec ses coéquipiers à atteindre les demi-finales (défaite contre la République tchèque aux tirs aux buts).

Deux ans plus tard, il participe à la Coupe du monde (la première de la France depuis 1986) organisée en France en 1998. Le premier match a lieu au stade Vélodrome à Marseille (ville natale) contre l'Afrique du Sud, coup d'envoi du parcours de l'équipe de France. Après cette première victoire (3-0), la France remporte son second match contre l'Arabie saoudite (4-0) mais Zidane est expulsé pour un geste déplacé contre son adversaire. Suspendu deux matchs, il ne peux jouer le troisième match de la phase du premier tour contre le Danemark et le huitième de finale contre le Paraguay. Il fait son retour en quarts de finale contre l'Italie, équipe composée de nombreux partenaires en club de Zidane, et lors de la séance de tirs aux buts il y inscrit le sien, puis dispute la demi-finale contre la Croatie où son équipier Lilian Thuram marque un doublé qualificatif pour la finale. À l'occasion de la finale, Zidane entre dans l'histoire de la compétition en marquant deux buts, tous deux de la tête sur des corners tirés respectivement par Emmanuel Petit et Youri Djorkaeff et permet à la France de soulever le trophée pour la première fois de son histoire. Plus tard dans l'année. Ce titre de champion du monde lui permet d'atteindre la consécration sur le plan national (notamment en terme de popularité où le soir de la finale, de nombreuses slogans clamés « Zizou Président »[17]) et international en recevant le Ballon d'or France football et le titre de joueur FIFA de l'année devant Ronaldo.

En 2000, lors du Championnat d'Europe des nations, il conduit l'équipe de France à un nouveau titre de champion, ce qu'aucune équipe n'avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d'Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l'année.

Zinedine Zidane est transféré lors de l'été 2001 au Real Madrid, pour ce qui constitue encore à l'heure actuelle un record en matière de coût de transfert d'un footballeur (77 millions d'euros). Il y passe ses cinq dernières saisons au niveau professionnel. Selon les spécialistes, c'est en grande partie grâce à lui que le Real gagne sa neuvième et actuellement dernière Ligue des Champions en 2002. Lors de la finale face au Bayer Leverkusen (victoire 2-1 du Real Madrid), il marque en effet un but difficile pour un droitier : dans la surface de réparation, une reprise de volée du pied gauche, sur un centre en retrait de Roberto Carlos qu'il loge dans la lucarne droite du but allemand.

Quelques semaines plus tard, il est retenu pour la coupe du monde 2002 où la France est tenante du titre mais lors du dernier match de préparation contre la Corée du Sud il se blesse au quadriceps de la cuisse gauche[18] et ne prend pas part aux deux premiers matchs du 1er tour, il fait son retour lors du troisième match décisif contre le Danemark mais ne permettra pas à la France de se qualifier pour les huitièmes de finale.


Zinedine Zidane à Paris Roissy, en février 2004Alors qu'il était encore homme du match lors de la première rencontre de l'Euro 2004, et seul tricolore retenu dans l'équipe type de la compétition[19], il annonce son retrait de l'équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure, à savoir jouer jusqu'à la fin de la Coupe du monde 2006 si la France se qualifie.

Son match de retour a lieu le 17 août à Montpellier où la France bat la Côte d'Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l'équipe de France. Pour l'anecdote, environ 12000 places sur les 35500 du stade de la Mosson étaient vendues, le match étant prévu depuis la mi-juillet. Le 4 août, lendemain de l'annonce de son retour, la billetterie est prise d'assaut et les places restantes se vendent en moins d'une journée.

C'est alors qu'il emmène les Bleus vers le Mondial 2006 en Allemagne grâce à une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse faisait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assurait à la France la première place de son groupe qualificatif.

La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait de 10 mètres sur 15 de son enfant devenu célèbre, sur le mur d'un immeuble face à la rade et au port, depuis peu remplacé par une affiche publicitaire.


Zidane au Real Madrid
En juillet 2001, le Real Madrid (élu meilleur Club de football du 20e siecle par la FIFA) réussit à faire signer Zidane pour la somme de 77 millions d'euros[20], le record du plus gros transfert qu'ait connu le monde du football. Les premières années madrilènes de Zinedine lui permettent d'engranger un titre de champion d'Espagne et surtout de remporter son unique Ligue des Champions. En finale de la LDC contre le Bayer Leverkusen, Zizou inscrit d'ailleurs l'un des plus beaux buts de sa carrière (élu meilleurs but de la Ligue des Champions par la Fifa). Suite à un centre de l'arrière gauche brésilien Roberto Carlos, Zidane effectue une reprise de volée du pied gauche qui fait trembler les cages du stade Hampden Park à Glasgow. Ce but a été baptisé la volée de Glasgow par les supporters madrilènes qui, de plus, considèrent ce but comme le plus beau de l'histoire du Real Madrid.

Mais la politique des « Galactiques » mise en place par Florentino Perez, à savoir l'achat systématique des joueurs les plus médiatiques comme Zidane, David Beckham, Ronaldo ou Luis Figo montre ses limites. De 2003 à 2006, le grand Real n'a rien gagné et fit preuve, aussi bien sur le terrain qu'au sein de l'effectif ou de l'organigramme du club, d'une instabilité constante. Ce sont ces raisons, ainsi qu'une condition physique déclinante, qui poussere le numéro 10 français à annoncer sur la chaîne de télévision Canal+, le 25 avril 2006, qu'il prendra sa retraite à l'issue de la Coupe du monde, en Allemagne.

Zinedine déclare qu'il n'a plus le même niveau ni la même constance qu'au zénith de sa carrière et décide de résilier son contrat, un an avant son terme. Le départ de Florentino Pérez, l'homme qui l'a fait venir au Real, a sans doute également joué un grand rôle dans sa décision. Zidane joua le dernier match à Bernabeu contre Villarreal, où il marqua un but de la tête, devant un public célébrant son départ. Tout le public madrilène porte son maillot avec le numéro 5 et une pancarte sur laquelle est inscrit Gracias por tu magia, témoignant que Zidane restera à jamais l'un des plus grands joueurs de football.

Zidane a disputé plus de 200 matches sous le maillot du Real de Madrid et a inscrit 35 buts en Liga et 9 buts en Ligue des Champions[21]. C'est dans ce club qu'il a signé l'unique triplé de sa carrière. Un documentaire intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle sort en mai 2006 en France et est projeté en Sélection officielle hors compétition au 59e Festival de Cannes.


Zidane à la Coupe du monde 2006

Maillot N°10 Zinedine Zidane encadré et dédicacéIl entreprend alors sa dernière compétition avec l'équipe de France pour la Coupe du monde de football de 2006 en tant que capitaine[22].

Le 1er juillet 2006 est une date clé dans la carrière de Zinedine Zidane. Si la qualification des joueurs de l'équipe de France est due à leur maîtrise absolue de la partie face à des Brésiliens impuissants, l'acteur principal en a été le meneur français. Ce jour-là, Zinedine Zidane est élu homme du match par la FIFA et délivre la passe décisive sur un coup franc à Thierry Henry pour l'unique but de la rencontre[23]. Quelques jours plus tôt face à l'Espagne, il inscrit le troisième but de l'équipe de France portant le score à 3-1. En demi, il ne tremble pas face au gardien portugais Ricardo et marque sur penalty l'unique but de la rencontre qui permet à l'Equipe de France et à Zidane de se retrouver une deuxième fois en finale de la Coupe du monde.

Sa carrière manque de s'achever en apothéose lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l'Italie. Elle finira sur une expulsion par un carton rouge après consultation par l'arbitre de l'un des arbitres assistants, pour avoir porté un coup de tête au thorax du joueur italien Marco Materazzi après que ce dernier lui eut répondu « J'aurais préféré ta putain de s½ur » alors que Zidane lui avait asséné que s'il voulait le maillot qu'il avait tiré, il le lui donnerait à la fin, reflexion jugée hautaine par le joueur italien. C'est une information révélée par le quotidien L'Équipe dans son édition du dimanche 19 août 2007, reprenant une information parue dans un quotidien italien[24].

Zinedine Zidane est condamné le 20 juillet par la FIFA à trois matchs de suspension et 7 500 francs suisses d'amende, tandis que le joueur italien écope de deux matchs de suspension et 5 000 francs suisses d'amende[25]. Zidane conserve cependant son titre de meilleur joueur de la Coupe du monde 2006[26]. (voir l'article détaillé)

Ce n'était pas la première fois que Zidane perdait son sang-froid et commettait des actes violents. Il avait déjà auparavant lors de la Coupe du monde 1998 mis une semelle à un joueur saoudien qui avait eu le malheur de le tacler d'une façon suffisamment agressive. De plus, le mardi 24 octobre 2000, lors du match de Ligue des Champions 2000-2001 opposant la Juventus de Turin au Hambourg SV, il avait déjà mis un coup de tête à un joueur, – le défenseur Jochen Kientz –, ce qui lui valut une expulsion à la 24e minute et cinq matchs de suspension[27]. Malgré cela, Zidane est resté plus que jamais une idole pour le peuple français et une célébrité vénérée dans le monde entier. Sa médiatisation est immense. Fin 2007, il est la deuxième personnalité préférée des français derrière Yannick Noah.

La France perd la finale 5-3 aux tirs au but.

Pourtant, dès la 7e minute, Zidane avait inscrit ce qui sera son dernier but, son troisième en deux finales de Coupe du monde, rejoignant ainsi Vavá, Geoffrey Hurst et Pelé, tous trois auteurs de trois buts en finale de Coupe du monde. Ce match fut le dernier match de sa carrière de footballeur.


La reconversion de Zidane
Lors de son interview du 25 avril 2006 dans laquelle il a annoncé sa retraite de footballeur, Zidane a d'ores et déjà fait savoir qu'il souhaitait apporter son aide aux jeunes enfants de Madrid dans le domaine du football. D'autre part, s'il revient sur sa décision d'arrêter sa carrière, le club new-yorkais Red Bull a déclaré vouloir l'enrôler[28], même si selon le quotidien espagnol As, l'ancien madrilène se serait engagé à ne pas signer dans un autre club[29].

Pour concurrencer les Galaxy de Los Angeles qui viennent de transférer David Beckham pour la saison 2007-2008, Les Chicago Fire ont demandé à Zinedine Zidane de venir jouer pour la saison 2007-2008. Il a cependant refusé l'offre.

Mais peut-être est-ce dans les affaires que Zidane voudra inscrire son avenir : en effet, le patron de Danone Franck Riboud, ami du footballeur, souhaiterait qu'il intègre le conseil d'administration du groupe[30].


Le style de Zidane
Joueur de milieu de terrain à vocation offensive, faisant partie des grands meneurs de jeu de l'histoire du football, Zidane est connu pour son toucher de balle, qui forçait l'admiration de ses coéquipiers lors des séances d'entraînement, et des amateurs de beau jeu lorsqu'il était sur le terrain. Disposant d'un maîtrise technique exceptionnelle, sa capacité à s'orienter par rapport au ballon, et à éclaircir le jeu offensif par ses dribbles et ses passes le distinguent des autres joueurs. Ces qualités l'ont conduit à adopter au sein de son équipe un rôle de meneur de jeu à l'instar de ses prédécesseurs en équipe de France Michel Platini ou Raymond Kopa[31].

Sa relative grande taille limitait sa vitesse de course et lui faisait privilégier l'équilibre à l'acrobatie. Dans le maniement du ballon, il affectionnait les roulettes et les passements de jambes[32]. Sa couverture de balle et sa capacité à éliminer un joueur dans un petit espace étaient déroutantes. Pour ses adversaires, la tâche était compliquée : soit ils défendaient très près de lui, s'exposant à un dribble court, soit ils se postaient plus loin, et dans ce cas la passe est d'autant moins prévisible et donc plus difficilement interceptable. Lorsqu'il était en forme, Zidane donnait l'impression de ne jamais pouvoir perdre le ballon, à un des postes les plus exposés du jeu, multipliant les touches de balle pour en garder le contrôle, ou se lançant dans de longues conduites de balle qui se terminaient souvent par une tentative de passe décisive vers les attaquants. Grâce à une application dans son entraînement hebdomadaire, Zidane a ajouté à sa technique un physique adapté aux exigences du football moderne, qui lui a donné une bonne mobilité et une vitesse d'exécution très au-dessus de la moyenne. Ce droitier a également beaucoup travaillé son jeu du pied gauche, l'amenant à tenter, à la fin de sa carrière, des coups de pied arrêtés de ce pied . Il se révéla être un joueur très complet et précieux pour un collectif: combatif, sachant au passage jouer de la tête, expert dans les coups francs et les penaltys, mais aussi, adroit à la finition des actions. Ces caractéristiques ont amené la plupart de ses entraîneurs successifs, afin de lui permettre d'exprimer sa créativité, à lui attribuer une entière liberté de mouvement sur le terrain. Zidane, souvent positionné dans l'axe[33], mais préférant l'aile gauche à la droite, aimait se replier pour prendre l'initiative de la construction tout autant que de jouer près du but.


Les buts mémorables

Une jeune supportrice française pendant la coupe du monde 2006.Si ses deux buts en finale de la Coupe du monde 1998 restent gravés dans la mémoire de nombreux supporters français, Zidane a souvent été un joueur présent dans les grands moments : lors de sa première sélection, entré en jeu, Zidane inscrit deux buts contre la République tchèque, permettant à la France d'arracher le match nul lors de cette rencontre amicale. Début 1998, quelques mois avant le début de la Coupe du monde et de la finale au Stade de France, il inscrit le premier but marqué au Stade de France, lors du match d'inauguration (match amical France-Espagne 1-0)[34].

En demi-finale de l'Euro 2000, il marque un penalty en or contre le Portugal[35], qualifiant du même coup la France pour sa première finale d'Euro depuis 16 ans. Au passage, il fêtera son but via un geste qui rappelle celui de Michel Platini à l'Euro 1984, contre le Portugal également, en demi-finale également. Il avait contribué aussi, via un coup franc contre l'Espagne, à la victoire des Bleus en quart de finale[36].

En finale de la Ligue des Champions 2002 contre le Bayer Leverkusen, Zidane marque un but décisif grâce a une volée du pied gauche surpuissante en lucarne d'une passe en cloche mal ajustée de Roberto Carlos qui offre la victoire par 2 buts à 1 au Real Madrid[16].

Lors du premier match de la France à l'Euro 2004, la France est menée 1-0 par l'Angleterre jusqu'à la fin du temps réglementaire. Zidane va alors marquer, coup sur coup, un coup-franc (91e) et un penalty (93e), offrant la victoire à la France.[37]


Penalty de Zidane lors de la demi-finale de la coupe du monde 2006 contre le Portugal.En huitième de finale de la Coupe du monde 2006, contre l'Espagne, Zinedine Zidane, moqué par les supporters ibériques qui voyaient là le match de sa retraite, marque dans les arrêts de jeu. Pour ce but, il réalise un exploit personnel, concrétisant une très belle passe en piqué de Sylvain Wiltord par un dribble latéral et une frappe a contre-pied, étant à l'origine et à la conclusion de l'action. La France s'impose 3-1 et se qualifie par la même occasion pour les quarts de finale de la Coupe du monde en Allemagne[38].

Elle bat ensuite le Brésil de Ronaldo sur une passe décisive de Zinedine Zidane pour Thierry Henry et démontre son talent par ses nombreux dribbles déstabilisant les Brésiliens très surs d'eux (passements de jambe, coup du sombrero, roulette, etc.). Il est élu par la FIFA « Homme du match » pour cette prestation.

En demi-finale, le 5 juillet, il est l'auteur du but vainqueur face au Portugal, sur penalty, synonyme d'accession à la finale de la Coupe du monde 2006, la deuxième de l'histoire des Bleus.

Lors de la finale France-Italie du 9 juillet 2006, il signe le premier but de la partie sur penalty (sur une « Panenka ») consécutif à une faute de Marco Materazzi, son troisième sur toute la Coupe[39].

Avec Bordeaux, en quart de finale de la Coupe UEFA face au Betis Séville, il inscrit l'un des plus beaux buts de sa carrière avec un lob de 35-40 mètres en reprise de volée du pied gauche. Ce but permet à Bordeaux de se qualifier pour le tour suivant. Le club girondin tombe en finale contre le Bayern Munich, alors que Zidane et Dugarry avaient été suspendus pour le match aller à Munich (défaite 2-0).


Revenus
Comme tous les grands sportifs de son époque, Zinedine Zidane a vu ses revenus augmenter au vu de ses « exploits » sur le terrain. Selon Le Figaro[40], Zinedine Zidane gagnerait plus de 300 000 euros par match, représentant un salaire de 55 euros par seconde de jeu (sur une base annuelle).

Le salaire n'est pas la seule source de revenus des footballeurs : sur les 14 millions d'euros que Zinedine Zidane gagnerait par an, 44% sont issus de contrats publicitaires[41], dont Adidas. Zidane porte en effet des chaussures Adidas Predator en cuir de kangourou. La marque lui aurait par ailleurs offert une paire de chaussures de foot en or avec lesquelles il aurait joué un match[réf. nécessaire].

Zidane reste loin derrière Tiger Woods, les footballeurs étant moins représentés au niveau international que d'autres disciplines telles que le golf et la Formule 1. Dans le classement des sportifs français les mieux payés, Zidane est deuxième derrière Tony Parker.


Palmarès

Zidane et Beckham sous les couleurs du Real MadridChampionnat : 506 matchs, 94 buts
1re Division : 200 matchs, 34 buts
Série A : 151 matchs, 24 buts
Primera Division : 155 matchs, 37 buts
Coupes d'Europe : 117 matchs, 23 buts
82 matchs en Ligue des champions, 26 matchs en Coupe UEFA, 9 matchs en Coupe Intertoto.
Coupes : 52 matchs, 7 buts
Équipe de France : 108 matchs, 31 buts
Total toutes compétitions confondues : 794 matchs, 156 buts soit 0,19 but par match

1 sélection avec l'équipe FIFA, face à l'Italie à Rome en 1998
1 sélection avec l'équipe d'Europe, face à celle de la FIFA en 1997 (il rejouera face à la FIFA en 2000, avec l'équipe de France à Marseille)
En sélection nationale :

31 buts avec l'équipe de France en 108 sélections (101 fois titulaire, 7 fois remplaçant, 25 fois capitaine).
Vainqueur de la Coupe du monde 1998.
Finaliste de la Coupe du monde 2006.
Vainqueur du Championnat d'Europe des nations 2000.
Demi-finaliste du championnat d'Europe des nations 1996.
Vainqueur du Tournoi Hassan II (Maroc) : 1998 et 2000.
En clubs :

Vainqueur de la Coupe intercontinentale : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
Vainqueur de la Supercoupe de l'UEFA : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid).
Vainqueur de la Ligue des Champions : 2002 (Real Madrid).
Finaliste de la Ligue des Champions : 1997 et 1998 (Juventus).
Finaliste de la Coupe UEFA : 1996 (Bordeaux).
Champion d'Italie : 1997 et 1998 (Juventus).
Champion d'Espagne : 2003 (Real Madrid).
Vainqueur de la Supercoupe d'Italie : 1997 (Juventus).
Vainqueur de la Supercoupe d'Espagne : 2002 et 2003 (Real Madrid).
Finaliste de la Coupe d'Espagne : 2002 et 2004 (Real Madrid).
Vainqueur de la Coupe Intertoto : 1995 (Bordeaux) et 1999 (Juventus).
(Divers saisonniers: trophée Luigi Berlusconi (1998, 1999 et 2000 - Juventus), de la cité d'Alicante (2001 et 2002 - Real), Naranja de Valence (2003 - Real), tournoi Santiago Bernabéu (2003 et 2005 - Real).)

Distinctions personnelles

Ballon d'or 1998Chevalier de la Légion d'honneur[42]. 1998
Oscar UNFP du meilleur espoir français 1994
Meilleur joueur de la Coupe du monde (FIFA Golden Ball Award). 2006
Ballon d'or, 1998
Onze d'or 1998, 2000, 2001
Onze d'argent 1997, 2002, 2003
Onze de bronze 1999
Meilleur joueur européen de l'histoire [élu par la BBC]
Meilleur footballeur de l'année FIFA, 1998, 2000, 2003
Deuxième Meilleur footballeur de l'année FIFA, 2006
Troisième Meilleur footballeur de l'année FIFA, 1997, 2002
Meilleur joueur du Championnat de France 1996
Meilleur joueur étranger du Championnat d'Italie, 1998, 2001
Meilleur joueur étranger du Championnat d'Espagne 2005
Meilleur joueur du Championnat d'Europe des Nations 2000
Meilleur joueur de la finale de Ligue des champions, 2002
Meilleur joueur de la Ligue des Champions 2001-2002,
Meilleur joueur français de l'année, 1998, 2002
Meilleur joueur de l'année UEFA, 2002
Meilleur joueur européen des 50 dernière années , UEFA, nommé au FIFA 100, 2004
Champion des champions français L'Équipe, 1998
World Soccer Awards, 1998
RSS joueur de l'année, 1998
El Pais joueur européen de l'année, 1998, 2001, 2002, 2003
1er au Top 50 des personnalités françaises préférées 2000, 2007[43]
1er footballeur français du siècle pour L'Équipe, 2000
Ambassadeur des Nation-Unies contre la pauvreté 2002
Étoile d'Argent France Football, 2003
Ambassadeur des Jeux méditerranéens 2003
Nommé pour le titre du ballon d'or de l'année et du meilleur joueur de la FIFA, après avoir pris sa retraite à la moitié de l'année 2006
A reçu la plus haute distinction de l'ordre du mérite algérien, la médaille Athir[44] (13 décembre 2006)
Inauguration d'un square en son nom (à Pégomas dans les Alpes-Maritimes (06)), le 1er Mai 2007
Trophée d'Honneur UNFP 2007[45]

Carrière
Saison Club Pays Championnat Coupes nationales Coupes d'Europe Sélection France
1988 - 1989 AS Cannes France 2 matchs - - -
1989 - 1990 AS Cannes France - - - -
1990 - 1991 AS Cannes France 28 matchs / 1 but 3 matchs - -
1991 - 1992 AS Cannes France 31 matchs / 5 buts 3 matchs 4 matchs -
1992 - 1993 Girondins de Bordeaux France 35 matchs / 10 buts 4 matchs / 1 but - -
1993 - 1994 Girondins de Bordeaux France 34 matchs / 6 buts 3 matchs 6 matchs / 2 buts -
1994 - 1995 Girondins de Bordeaux France 37 matchs / 6 buts 4 matchs / 1 but 4 matchs / 1 but 3 matchs / 2 buts
1995 - 1996 Girondins de Bordeaux France 33 matchs / 6 buts 1 match 15 matchs / 6 buts 14 matchs / 3 buts
1996 - 1997 Juventus Italie 29 matchs / 5 buts 2 matchs 13 matchs / 2 buts 9 matchs / 1 but
1997 - 1998 Juventus Italie 32 matchs / 7 buts 5 matchs / 1 but 11 matchs / 3 buts 13 matchs / 5 buts
1998 - 1999 Juventus Italie 25 matchs / 2 buts 5 matchs 10 matchs 6 matchs
1999 - 2000 Juventus Italie 32 matchs / 4 buts 3 matchs / 1 but 6 matchs 14 matchs / 5 buts
2000 - 2001 Juventus Italie 33 matchs / 6 buts 2 matchs 4 matchs 7 matchs / 2 buts
2001 - 2002 Real Madrid Espagne 31 matchs / 7 buts 9 matchs / 2 buts 10 matchs / 3 buts 9 matchs / 1 but
2002 - 2003 Real Madrid Espagne 33 matchs / 9 buts 1 match 15 matchs / 3 buts 7 matchs / 3 buts
2003 - 2004 Real Madrid Espagne 33 matchs / 6 buts 7 matchs / 1 but 10 matchs / 3 buts 11 matchs / 4 buts
2004 - 2005 Real Madrid Espagne 29 matchs / 6 buts 1 match 10 matchs -
2005 - 2006 Real Madrid Espagne 29 matchs / 9 buts 5 matchs 4 matchs 15 matchs / 5 buts


Divers

Statistiques de jeu
Le seul penalty raté par Zizou avec l'équipe de France fut celui contre la Chine en match préparatoire pour la Coupe du monde en Allemagne au stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne, le 7 juin 2006. Pour son dernier match officiel sur une pelouse française et quelques instants après la grave blessure de Djibril Cissé qui le privera de la Coupe du monde, il glissa, plaçant le ballon au-dessus de la transversale.
Il est le quatrième joueur à avoir été expulsé en finale de Coupe du monde à l'instar de Marcel Desailly et est le seul joueur avec Rigobert Song à avoir été exclu deux fois en Coupe du monde.
Pendant sa carrière, Zidane a eu au total 14 cartons rouges[46], le tout en près de dix-huit années de carrière.
Détails de ses cartons rouges[47] : 3 avec Bordeaux, 6 avec la Juventus, 3 avec le Real Madrid et 2 en équipe de France.
Avec Bordeaux : expulsé le 18-9-1993 lors de OM-Bordeaux, le 22-8-1995 lors de Bordeaux-Karlsruhe, le 27-10-1995 lors de Martigues-Bordeaux.
Avec la Juventus : expulsé le 2-9-1996 lors de Pérouse-Juventus, le 5-1-1997 lors de Parme-Juventus, le 25-10-1998 lors de Juventus-Inter Milan, le 17-10-1999 lors de AS Roma-Juventus, le 26-9-2000 lors de Juventus-La Corogne, le 24-10-2000 lors de Juventus-Hambourg.
Avec le Real Madrid : expulsé le 11-2-2004 lors de FC Séville-Real Madrid, le 1-5-2004 lors de La Corogne-Real Madrid, le 23-5-2005 lors de Real-Madrid-Villarreal.
Avec l'équipe de France : expulsé le 18-6-1998 lors de France-Arabie Saoudite, le 9-7-2006 lors de France-Italie.

¼uvres caritatives
Il est le parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA). Depuis 2001, il est aussi Ambassadeur de Bonne Volonté du Programme des Nations unies pour le développement aux côtés de Ronaldo avec qui il organise depuis 2003 : le Match contre la Pauvreté, un match de football qui réunit les plus grands noms du football et dont les fonds récoltés financent des projets de lutte contre la pauvreté à travers le monde.
Zidane a longtemps côtoyé l'abbé Pierre dans les palmarès des Français les plus appréciés, ils s'étaient également rencontrés. Depuis Vannes, Zinedine Zidane a tenu à rendre un hommage appuyé à l'Abbé Pierre lors de son décès :
« Comme beaucoup de personnes, je suis triste. Ce que je retiendrai de lui, c'est tout ce qu'il a fait pour les autres, pour les plus démunis. Il a vécu pour les autres, il n'a fait que cela. J'ai eu l'occasion de le rencontrer et c'était très impressionnant d'avoir en face de soi quelqu'un de si déterminé. Cela se sentait dans chacune de ses paroles. (...) Je sais que parfois, il espérait mieux comme aide. C'est quelqu'un de grand qui s'en va[48]. »

Notes
↑ (en) Fiche Zinedine Zidane sur expertfootball.com - Consulté le 4 septembre.
↑ (fr) Sondage effectué auprès de 1000 personnes selon la méthode des quota le 6 et 7 juillet, publié dans L'Équipe magazine du 22 juillet 2006
↑ (en) « FIFA World Player of the Year » en 1998, 2000 et 2003, Zidane matches Ronaldo sur le site de la FIFA
↑ Zidane meilleur joueur du Mondial sur www.lequipe.fr, 10 juillet 2006. Consulté le 18 novembre 2007
↑ (fr) « J'arrête définitivement » sur le site de L'Équipe.
↑ (fr) Grégory Schneider, Mystère Zidane, sur le site de Libération (journal), 9 juillet 2006
↑ (fr) « Zidane, le malade imaginé », L'Humanité, 29 avril 2005
↑ (fr) « Le village d'origine de Zinéddine Zidane », Presse-dz.com.
↑ « Every day I think about where I come from and I am still proud to be who I am : first, a Kabyle from La Castellane, then an Algerian from Marseille, and then a Frenchman. » - Extrait à propos de son identité d'une interview accordée au journal The Observer.
↑ « Zinedine Zidane arrête sa carrière », Portfolio sur l'équipe.fr.
↑ « 1998 - Zinédine Zidane - Réglé comme du papier à musique », Francefootball.fr.
↑ Zidane lui sera toujours reconnaissant et avouera même qu'il « lui devait tout ».
↑ (fr) Zinedine Zidane, fiche sur fluctuat.net.
↑ Zinedine Zidane, fiche joueur sur www.forza-juventus.com
↑ « Zinedine Zidane : "D'origine algérienne et fier de l'être" », article sur l'équipe.fr
↑ a  b  Urbain Mandrillon, « Zinédine Zidane » sur Footao, 20 juillet 2006. Consulté le 29 avril 2008
↑ www.diplomatie.gouv.fr
↑ Zidane privé de Sénégal sur dna.fr, 28 mai 2002. Consulté le 18 novembre 2007
↑ Zidane, seul bleu retenu sur www.eurosport.fr. Consulté le 18 novembre 2007
↑ (fr) Que savez-vous sur Zinédine Zidane ? quiz sur linternaute.com.
↑ « Zizou, les années Real », Football.fr le 25/04/2006.
↑ Domenech : «Zidane capitaine» sur lequipe.fr, 7 août 2005. Consulté le 18 novembre 2007
↑ Cédric Rouquette, « Lancés comme des fusées » sur lequipe.fr. Consulté le 18 novembre 2007
↑ « Foot - ITA - Ce qu'a dit Materazzi à Zidane », L'Équipe, 18 août 2007.
↑ « Foot-FIFA - Zidane 3 matches, Materazzi 2 », L'Équipe, 20 juillet 2006.
↑ Ibid.
↑ « Zidane pète les plombs !!! »
↑ « Zidane convoité par New-York », Le Figaro Magazine, 15 juillet 2006.
↑ « Real Madrid : Zidane grand seigneur ! », Sports.fr
↑ « Zidane au conseil d'administration de Danone ? », TF1.fr, 31 juillet 2006.
↑ Didier Braun, « Parmi les grands », dans L'Équipe (ISSN 0153-1069), 12 août 2004 [texte intégral]. Consulté le 18 novembre 2007
↑ sport24.com
↑ nouvelobs.com
↑ Zinédine Zidane et le stade de France sur lequipe.fr. Consulté le 18 novembre 2007
↑ Jérôme Guillas, « [http://www.football.fr/fr/footballfr/cmc/cm_2006/200626/france-portugal-le-signe-du-destin_7724.html France-Portugal: le signe du destin] » sur www.football.fr, 2 juillet 2006. Consulté le 18 novembre 2007
↑ Cédric Rouquette, « Le vrai combat des bleus » sur www.lequipe.fr. Consulté le 18 novembre 2007
↑ Julien Demets, « France-Angleterre : revue de presse » sur www.maxifoot.fr, 14 juin 2004. Consulté le 18 novembre 2007
↑ www.om4ever.com
↑ « Mystère Zidane », Libération, 9 juillet 2006.
↑ « Le palmarès des revenus les plus fous », Le Figaro Magazine, Pierre Fliecx avec Amandine Grosjean, 5 mai 2006.
↑ « Pourquoi Zidane gagne moins que Tiger Woods », Le Monde, Didier Primault pour le Centre de droit et d'économie du sport de Limoges, 24 juin 2006.
↑ (en) « France honors World Cup winners - Government gives Legion of Honor to players, coaches », CNN/SI, 1/09/1998.
↑ Vos 15 personnalités préférées sur lejdd.fr - Consulté le 19 août 2007.
↑ Zidane évoque un «sentiment d'amour, dépêche lequipe.fr, 6 janvier 2007
↑ Trophées UNFP - Zidane «touché», dépêche lequipe.fr, 20 mai 2007.
↑ "Il était une fois Zidane" in L'équipe magazine, numéro 1255, samedi 15 juillet 2006
↑ "Zidane, la valise en carton" in L'Équipe, mercredi 27 août 2005
↑ Zidane rend hommage à l'Abbé Pierre sur www.sports.fr, 24 janvier 2007. Consulté le 18 novembre 2007

Voir aussi

Articles connexes
Coup de tête de Zidane
Zidane, un portrait du XXIe siècle

Bibliographie
Alexis Nolent (scénario), Michel Pierret et Marco Venanzi (dessins), Zidane. – Bruxelles ; Paris : Casterman, coll. « Champion de vie », 2005. – 47 p., 31 cm. – (ISBN 2203376058).
Biographie de Zinedine Zidane en bande dessinée
Was ist was - Fußballbuch (ISBN 3-7886-0968-0)
Patrick Fort et Jean Philippe - Zidane - de Yazid à Zizou - Ed. l'Archipel - 288 p. - Août 2006 ((ISBN 978-2-84187-890-1)
Jean-Philippe Toussaint - La mélancolie de Zidane - Les Éditions de minuit - 17 p. - 2006.

Filmographie
Le film des réalisateurs Philippe Parreno et Douglas Gordon intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle (sorti en salle le 24 mai 2006) consacre une carrière de joueur à travers le match Real Madrid - Villarreal, filmé par des caméras HD. Surprenante coïncidence, ce film-match s'achève sur l'expulsion de Zidane sur carton rouge, comme en finale de coupe du monde quelques mois plus tard.
Canal Satellite et Studio Canal ont réalisé un DVD en 2002 avec le concours de Zinedine Zidane. Intitulé Zinedine Zidane, comme dans un rêve, le média retrace son parcours et dresse son portrait au travers de différents reportages, documentaires et interviews.
Il apparaît également dans les films Goal !, Goal ! 2 et dans Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques[1].
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#Posté le samedi 17 mai 2008 09:25

thierry henry

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Thierry Henry

Club actuel FC Barcelone
Numéro 14
Fiche d'identité
Nom complet Thierry Henry
Nationalité France
Naissance 17 août 1977
à Les Ulis
Taille 188 cm
Poste Attaquant
Surnom(s) Titi / Anaconda
Parcours junior
1983-1990
1990-1992
1992-1993 CO Les Ulis
Viry-Châtillon / INF Clairefontaine
FC Versailles
Parcours professionnel*
Saison Club Matchs (Buts)
1993-1998 (déc.)
1998 (déc.) -1999
1999-2007
2007-2011 AS Monaco
Juventus de Turin
Arsenal FC
FC Barcelone 141 (28)
16 (3)
369 (251)
45 (20)
Sélection en équipe nationale**
Années Équipe Matchs (Buts)
1997- France 98 (44)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

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Vous pouvez la mettre à jour.
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Thierry Henry (surnommé Titi) est un footballeur français, d'origine antillaise, guadeloupéen plus particulièrement de la Désirade par son père et martiniquais de par sa mère, né le 17 août 1977 aux Ulis (Essonne, France). Il détient le record du nombre de buts inscrits en sélection nationale et à Arsenal.

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Ses débuts et sa confirmation
1.2 Le mondial 2006
1.3 Arrivée au FC Barcelone
1.4 Carrière avec Arsenal
1.5 Carrière avec le Barça
1.6 Statistiques détaillées par saison
2 Ses caractéristiques
3 Palmarès
4 Distinctions personnelles
5 Divers
6 Bibliographie
7 Notes et références



Biographie [modifier]

Ses débuts et sa confirmation [modifier]
Thierry Daniel Henry débute dans le club de sa ville natale ( aux ulis-91) puis intègre le centre de préformation de Clairefontaine. En 1993, il intègre le centre de formation de l'AS Monaco. Il joue son premier match en première division du championnat français le 31 août 1994 contre Nice, alors qu'il a tout juste 17 ans. On le présente alors comme le plus grand espoir du football français. Le 11 octobre 1997, il est sélectionné pour la première fois en équipe de France. Il participe à la Coupe du monde de football de 1998 en France qu'il remporte et dont il termine meilleur buteur français avec 3 réalisations.

En janvier 1999, il signe dans le club italien de la Juventus de Turin. L'expérience italienne n'est pas très concluante pour Henry, utilisé dans le couloir gauche et contraint de se plier à des tâches défensives peu en adéquation avec ses qualités. Il inscrit seulement un doublé contre la Lazio et, en août, la même année, il rejoint les rangs du club anglais d'Arsenal, où il évolue jusqu'en juin 2007. C'est à Arsenal, sous la direction d'Arsène Wenger, que Henry franchit un palier. Jusqu'alors considéré comme un ailier de débordement, Henry évolue désormais dans l'axe de l'attaque et devient un redoutable chasseur de buts.

Devenu titulaire en équipe de France, il remporte le Championnat d'Europe des nations 2000.

Depuis le 19 octobre 2005, Thierry Henry est devenu le meilleur buteur du club d'Arsenal (toutes compétitions confondues) avec 186 réalisations, devançant l'Anglais Ian Wright (185).

Le 22 juillet 2006, durant le jubilé de Dennis Bergkamp, il est le premier joueur d'Arsenal à marquer dans le nouveau stade du club, l'Emirates Stadium (le premier joueur ayant marqué dans ce nouveau stade étant Klaas-Jan Huntelaar).

En mars 2007, Henry se blesse aux adducteurs et à la paroi abdominale. On apprend que le capitaine d'Arsenal sera absent pour "au moins trois mois". La saison est donc terminée pour Titi. Un coup dur pour Arsenal, mais aussi pour l'équipe de France dans la perspective des qualifications pour l'Euro 2008.

Le 25 juin 2007, après huit saisons passées chez les Gunners et un total incroyable de 226 buts en 369 matches et une moyenne de 0.61 but par match, l'attaquant français quitte l'Angleterre pour l'Espagne où il signe un contrat de 4 ans en faveur du FC Barcelone, le montant du transfert s'élevant à 24 millions d'euros. Comme à Arsenal, Henry porte le numéro 14.

À l'occasion de sa 95ème sélection en équipe de France, le 13 octobre 2007, aux Îles Féroé, en match éliminatoire de l'Euro 2008, il inscrit son 41e but (victoire 0-6), égalant ainsi le record détenu depuis 1987 par Michel Platini (72 sélections).

Quelques jours après, le 17 octobre 2007 il dépasse ce record en marquant par 2 fois au Stade de la Beaujoire face à la Lituanie en match éliminatoire de l'Euro 2008, inscrivant ainsi son 42e et 43e but (victoire 2-0) à la 79ème et 81 ème minutes .


Le mondial 2006 [modifier]
Il est naturellement sélectionné par Raymond Domenech pour participer à la coupe du monde 2006. Il forme avec Louis Saha un système offensif performant. Henry marque en match amical face au Danemark (victoire 2-0) le 31 mai 2006, et face à la Chine en fin de match (3-1) le 7 juin 2006. Il remet ça le 18 juin face à la Corée du sud (1-1). Il est également l'auteur du deuxième but des Bleus le 23 juin, lors du match France-Togo (score final 2-0), victoire qui permet à l'équipe nationale de se qualifier dans la douleur pour la suite de la compétition planétaire. Se met alors le fameux 4-5-1 de Raymond domenech, où Henry évolue juste devant Zidane.

En huitième de finale, face à l'Espagne, c'est lui qui provoque le coup franc qui, tiré par Zidane, permettra à Vieira de donner l'avantage 2-1 à l'équipe de France (3-1 score final).

En quart de finale, face au Brésil, il inscrit l'unique but de la rencontre suite à un coup franc de Zinédine Zidane, qui restera la seule et unique passe décisive de Zizou pour Titi.

En demi-finale, face au Portugal, accroché par un défenseur dans la surface de réparation, il permet à la France d'obtenir un pénalty décisif, transformé par Zinédine Zidane (1-0 score final) qui permet aux Bleus de se qualifier pour la grande finale de la compétition.

Le 9 juillet 2006, il tente de se démarquer lors de cette finale avec quelques tentatives dangereuses, mais toutes sont repoussées par Gianluigi Buffon, le gardien italien, et la défense transalpine. D'ailleurs, Henry fut KO dès la 1ère minute de jeu par le défenseur Italien Fabio Cannavaro. Lors de la séance de tirs aux buts, David Trezeguet manque son tir. Le cinquième tireur italien, Fabio Grosso, réussit son tir et propulse l'Italie vers un quatrième titre mondial. Thierry Henry avait été remplacé à la 107ème minute par Sylvain Wiltord et n'a donc pas pu participer à la séance de tirs au buts. C'est lui qui ira réconforter le malheureux David Trezeguet qui, dès ce jour, sera souvent indésirable aux yeux du sélectionneur national Raymond Domenech.



Arrivée au FC Barcelone [modifier]
Thierry Henry est l'un des plus gros transferts du mercato estival (atteignant un total de 24 millions d'euros). Il a inscrit un total de sept buts dans cette première partie de championnat, soit en 17 rencontres (13 en championnat et 3 en Ligue des Champions). Sa femme et sa fille Téa (de deux ans) décident de rester en Angleterre ce qui met fin à leur relation. Quand Henry est arrivé se présenter au stade barçelonais Camp Nou, Henry fut accueilli comme une rock star: en effet, plus de 30 000 personnes étaient présentes dans le stade. Ce fut plus que Ronaldinho! Depuis , il a traversé une saison très dure car personne ne lui a fait confiance, il n'a jamais joué à son vrai poste.C'est une saison ratée... À l'image du Barça qui enregistre sa moins bonne saison depuis 5 ans, provoquant le départ de leur entraineur Frank Rijkaard, et l'arrivée a sa place de Pep Guardiola ancien joueur du club.


Carrière avec Arsenal [modifier]
226 buts avec Arsenal en 369 matches (moyenne de 0,61 but par match), dont :
Premier League : 174 buts en 254 matches ;
Ligue des champions : 35 buts en 77 matches ;
Coupe UEFA : 7 buts en 8 matches ;
Cup : 7 buts en 24 matches ;
League Cup : 2 buts en 3 matches ;
Community Shield : 1 but en 4 matches.

Carrière avec le Barça [modifier]
Henry n'est plus aussi bon qu'avec Arsenal au Barça,car le jeu du barca etant beaucoup plus axé sur la technique et le jeu collectif qu'a arsenal, ou le jeu était très ciblé sur lui. Il répond aux critiques en disant qu'il joue sur le côté gauche, que Frank Rijkaard entraîneur du FC Barcelone lui demande de jouer plus défensif que d'habitude et qu'il est donc moins bon.De plus il a des problèmes familiaux, il ne voit que très rarement sa fille ce qui pour lui influe sur ses performances (ce que la presse catalane ne veut entendre)car le jeune Bojan seulement 17 ans a inscrit autant de buts ce qui ne devrait être le cas, de plus ce dernier est souvent préféré a Henry même par les supporters. Espérons que la saison prochaine soit plus belle pour Thierry Henry.
Liga : 11 buts en 29 matches ;
Ligue des champions : 3 buts en 9 matches ;
Copa del Rey : 4 buts en 7 matchs

Statistiques détaillées par saison [modifier]
Saison Club Pays Championnat Coupes d'Europe Équipe de France
Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
1994-95 AS Monaco France 8 3 0 0 0 0
1995-96 AS Monaco France 18 3 1 0 0 0
1996-97 AS Monaco France 36 9 3 1 0 0
1997-98 AS Monaco France 30 4 9 7 9 3
1998-98(déc.) AS Monaco France 13 1 5 0 2 0
1998-99 Juventus Italie 16 3 0 0 0 0
1999-00 Arsenal Angleterre 31 17 12 8 10 5
2000-01 Arsenal Angleterre 35 17 14 4 8 2
2001-02 Arsenal Angleterre 33 24 11 7 9 2
2002-03 Arsenal Angleterre 37 24 12 7 13 10
2003-04 Arsenal Angleterre 37 30 10 5 12 5
2004-05 Arsenal Angleterre 32 25 8 5 7 1
2005-06 Arsenal Angleterre 32 27 11 5 15 8
2006-07 Arsenal Angleterre 17 10 5 1 7 3
2007-08 FC Barcelone Espagne 29 11 9 3 6 5

Dernière mise à jour le 11 mai 2008


Ses caractéristiques [modifier]
Thierry Henry est considéré depuis plusieurs années comme,l'un des meilleurs spécialistes à son poste. Sa vitesse en font un joueur exceptionnel. Il a occupé presque chaque année la première place au classement des buteurs de la Premier League. Néanmoins,sa technique et son jeu de tête reste perfectible même s'il a semblé combler cette lacune (son jeu de tête)dernièrement.

Sa mentalité en fait un joueur très apprécié et un grand responsable sur le terrain, c'est pourquoi il est resté le meneur de l'attaque d'Arsenal pendant de nombreuses années. Comme tout grand buteur, Thierry Henry a une marque de fabrique : ses frappes enroulées du plat du pied droit sont désormais redoutées par tous les gardiens du monde. Mais malheureusement Thierry Henry n'a jamais gagné le ballon d'or même s'il est arrivé plusieurs fois deuxieme (2007:19e).


Palmarès [modifier]
Équipe nationale :

Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998.
Vainqueur du Championnat d'Europe en 2000.
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003.
Vainqueur du Championnat d'Europe de football des moins de 19 ans en 1996.
Vainqueur du Festival International Espoirs de Toulon en 1997.
Finaliste de la Coupe du monde en 2006.
Club :

Arsenal
Champion d'Angleterre en 2002 et 2004
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2002, 2003 et 2005
Vainqueur du Community Shield en 2002 et 2004
Finaliste de la Ligue des Champions en 2006
Finaliste de la Coupe UEFA en 2000
Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 2001
AS Monaco
Champion de France en 1997
FC Barcelone *
Divers saisonnier :

Vainqueur du Tournoi d'Amsterdam en 2005 et 2007 avec Arsenal
Vainqueur du Trophée Joan Gamper en 2007 avec le FC Barcelone
Vainqueur du Trophée Franz Beckenbauer en 2007 avec le FC Barcelone

Distinctions personnelles [modifier]
Joueur de l'équipe UEFA.
Nommé au FIFA 100 (Top 125 des meilleurs joueurs vivants de tous les temps) en 2004.
Chevalier de la Légion d'honneur en 1998.
Soulier d'or européen 2004 (30 buts) et en 2005 (25 buts).
Onze d'or 2003 et 2006.
Onze d'argent en 2004.
Onze de bronze en 2000 et en 2005.
Joueur français de l'année en 2000, 2003, 2004, 2005 et 2006.
Révélation France Football de l'année 1996.
Oscar du jeune footballeur UNFP 1997.
Meilleur buteur Français de la Coupe du Monde 1998.
Meilleur buteur Français de la Coupe du Monde 2006.
Meilleur joueur et meilleur buteur de la Coupe des Confédérations 2003.
Élu meilleur joueur du Festival International Espoirs de Toulon en 1997.
Meilleur buteur du Festival International Espoirs de Toulon en 1997.
Meilleur buteur du championnat d'Angleterre en 2002, 2004, 2005 et 2006.
Meilleur joueur de l'année en Angleterre (trophée de la Football Writers' Association) en 2003, 2004 et 2006.
Meilleur buteur de tous les temps de l'equipe de France[1]
Meilleur buteur français de tous les temps en Ligue des Champions[1]
Meilleur buteur de tous les temps de l'équipe Arsenal FC[1]
Le seul joueur du Championnat d'Angleterre a avoir mit 100 but sur le même stade Highbury[1]
Le seul joueur Français a avoir eu le soulier d'or 2004 avec Arsenal FC[1]
Le seul joueur de tous le temps a avoir eu 2 souliers d'or d'affilés 2004 , 2005 avec Arsenal[1]
Meilleur buteur Français de tous les temps à l'étranger Arsenal[1]
Meilleur buteur étranger de tous les temps en Angleterre avec Arsenal[1]
Le joueur français a avoir fait le plus de match de Coupe d'Europe
meilleur buteur francais de tout les temps en championnat d'angleterre arsenal
capitaine d arsenal 2005 a 2007

Divers [modifier]
A marqué le 1600ème but de la Coupe du Monde.
Capitaine d'Arsenal de 2005 à 2007.
Il est actuellement le 1e meilleur buteur européen en activité en club (sans compter les buts en coupes nationales) avec 239 réalisations.
Meilleur buteur étranger de l'histoire du championnat d'Angleterre.
Seul attaquant de Premier League à avoir inscrit plus de 20 buts en championnat plus de cinq saisons d'affilée.
Premier joueur de l'histoire de la Premier League à avoir marqué plus de 100 fois sur la pelouse de son club.
Seul joueur étranger de l'histoire d'Angleterre qui a été 3 fois meilleur buteur consécutif.
Il est le dernier joueur à avoir marqué dans l'ancien stade d'Arsenal, Highbury.
Il est le premier buteur du tout nouveau stade d'Arsenal, l'Emirates Stadium.
Il est le seul joueur Français a avoir eu le Soulier d'or européen.
Il est le seul joueur au monde à avoir eu 2 souliers d'or d'affilée, en 2004 et 2005.
Meilleur buteur de l'équipe de France .
Meilleur buteur de l'histoire d'Arsenal
Meilleur buteur Français en Ligue des Champions
Il a été expulse a la 25e minute pour un tacle les pieds décollés lors du match France-Uruguay(Coupe du Monde 2002)
Il est le troisième joueur étranger le plus influent de l'histoire de la Premier League selon le magazine Four Four Two

Bibliographie [modifier]
Thierry Henry. Itinéraire d'un champion, de Arnaud Briand, éd. Horizon Illimité, 2004
Thierry Henry, l'homme aux pieds d'or, de Karim Nedjari, éd. Pharos, 2006
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#Posté le samedi 17 mai 2008 09:20

ronaldinho

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Ronaldinho

Club actuel FC Barcelone
Numéro 10
Fiche d'identité
Nom complet Ronaldo de Assis Moreira
Nationalité Brésil Espagne
Naissance 21 mars 1980
à Porto Alegre
Taille 1 m 82
Poste Milieu offensif / Ailier
Surnom(s) Ronnie
Parcours junior
1987-1998 Grêmio Porto Alegre
Parcours professionnel*
Saison Club Matchs (Buts)
1998-2001
2001-2003
Depuis 2003
Grêmio Porto Alegre
Paris SG
FC Barcelone
35 (14)
77 (25)
178 (87)
Sélection en équipe nationale**
Années Équipe Matchs (Buts)
1999- Brésil 80 (32)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

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Ronaldo de Assis Moreira (né le 21 mars 1980 à Porto Alegre (Brésil), plus communément connu sous le pseudonyme de Ronaldinho Gaúcho ou tout simplement Ronaldinho[1], est un joueur de football évoluant au FC Barcelone et dans l'équipe du Brésil au poste de milieu de terrain offensif.

Mesurant 1,82 m et pesant 76 kg, Ronaldinho est reconnu comme étant l'un des meilleurs joueurs du monde et le digne successeur des Pelé, Maradona et autres Cruijff[2]. Considéré comme un « neuf et demi », c'est-à-dire ni tout à fait meneur ni tout à fait attaquant de pointe, Ronaldinho, avec ses dribbles fulgurants, sa conduite balle au pied et aussi ses facéties sur le terrain, fait le bonheur des socios du FC Barcelone.

Selon un classement publié par le magazine américain Forbes, Ronaldinho est le joueur ayant gagné le plus d'argent en 2006 avec 23,5 millions d'euros de recettes [3].

Sommaire [masquer]
1 Biographie
1.1 Sa jeunesse
1.2 Les années Gremio FBPA
1.3 Le Paris Saint-Germain
1.3.1 Le transfert au PSG
1.3.2 Carrière dans le club parisien
1.4 Le FC Barcelone
1.4.1 Consécration mondiale
1.4.2 Une saison noire
1.5 En équipe nationale
1.5.1 Coupe du monde 2002
1.5.2 Coupe des confédérations 2005
1.5.3 Coupe du monde 2006
2 Statistiques détaillées
3 Les caractéristiques de Ronaldinho
4 Palmarès
4.1 En club
4.2 Avec le Brésil
5 Distinctions personnelles
6 Les buts mémorables
7 Humanitaire
8 Bibliographie
9 Filmographie
10 Références
11 Voir aussi
11.1 Liens externes



Biographie

Sa jeunesse
Dernier des 3 enfants de Joao Da Silva Moreira et de Dona Miguelina, Ronaldo Assis de Moreira dit « Ronaldinho »[1] à Porto Alegre, au Brésil. Il est issu d'une famille modeste dont le père – qui fut dans les années 1970 un milieu offensif de bon niveau évoluant au club amateur local, le Cruzeiro – exerce le métier de soudeur et arrondit ses fins de mois en surveillant les voitures du parking du Gremio Porto Alegre[4]. Le père de Ronaldinho l'emmène dès son plus jeune âge hors des entraînements et lui fait faire coups francs, corners, penalties et tout ce qui peut faire évoluer son fils. En 1988, alors que « Ronnie » n'a que 8 ans, son père décède et Roberto Assis, l'aîné de la famille, devient le modèle de Ronaldinho, comme il le déclare plus tard : « Mon frère est un vrai héros pour moi. C'est un exemple, que ce soit en tant que père, frère ou footballeur »[5].

Roberto Assis est un grand espoir de son club et c'est ainsi que Ronaldinho grandit dans l'univers du foot au c½ur du quartier de Vila Nova, et commence à suivre les traces de son frère. Partagé entre l'école et le sport, Ronaldinho entre au collège Alberto Torres de Vila Nova à 7 ans, avant de déménager avec sa famille et d'entrer au collège (école de foot) Langendonck[6] de Porto Alegre en 1986[7]. Sa passion pour le jeu est déjà compulsive. Et quand ses amis n'en peuvent plus, il trouve en son chien Bombon un partenaire d'entraînement infatigable qu'il dribble aussi bien dans le jardin familial qu'à l'intérieur de la maison, au milieu des meubles.

En 1991, alors âgé de 11 ans, Ronaldinho rejoint Belo Horizonte pour un tournoi. En 1995, il connaît ses premières convocations dans la sélection des jeunes de Grêmio. L'école est alors mise entre parenthèses.


Les années Gremio FBPA
Au cours de l'année 1997, Ronaldinho surnommé « Ronnie » fait admirer son talent au point d'être mentionné dans la même phrase que Pelé ou Zico[8] ses idoles (il marque déjà le plus beau but de sa carrière selon lui, en dribblant 5 défenseurs suivi d'un lob sur le gardien). En février, le Gremio lui fait signer son premier contrat. Il foule pour la première fois professionnellement le stade mythique de Porto Alegre.

Cette période sera marquée par plusieurs offres d'achat de grands clubs européens (PSV Eindhoven en 1997, Real Madrid en 1999, l'Inter Milan, FC Barcelone en 2000) qui seront refusées par son club.

Si les années 97 et 98 traduisent l'entrée de ce jeune joueur prometteur en compétition, l'année 1999 sera l'année de la confirmation. Celso Roth, nouvel entraîneur du Grêmio, le titularise dès le début du Championnat du Rio Grande do Sul. Le futur Ronnie ne trahit pas la confiance de son entraîneur puisqu'il termine meilleur buteur de l'épreuve avec 15 réalisations en 14 rencontres[9] et inscrit l'unique but lors de la Finale d'appui du championnat entre le Grêmio et l'Internacional Porto Alegre (1-0, 0-1). Il gagne ainsi son premier trophée.


Le Paris Saint-Germain

Le transfert au PSG
Le 22 décembre 2000, il signe, sous secret, un précontrat qui le lie au Paris Saint-Germain. C'est le début de l'affaire PSG. Aussitôt que l'existence d'un document engageant le brésilien envers le PSG est connu par son club, le Président du Grêmio négocie le nouveau contrat de son joueur vedette. Il rend publique une offre qui prévoit pour l'intéressé une prolongation de deux ans avec un salaire mensuel de 150 000 euros la première année et de 213 000 euros la seconde.

Malgré cette offre, le 17 janvier 2001 le Paris Saint-Germain informe que le jeune international brésilien du Gremio Porto Alegre s'est engagé en faveur du PSG pour une durée de 5 ans, à compter de la saison 2001/2002. Conséquence : son club monte une campagne antiparisienne et distribue des brassards noirs à ses supporters. Frère et agent de Ronaldinho, Roberto Assis est présenté comme un traître et Ronaldinho est sifflé.

Les tractations commencent. Ceux-ci seront la base de l'intervention de la justice brésilienne. Malgré tout, le 15 février 2001, c'est la fin officielle du contrat de Ronaldinho avec le Grêmio. Ronaldinho est prêt à s'envoler pour Paris.


Carrière dans le club parisien
Le 10 avril 2001, Ronaldinho débarque à Paris avec l'étiquette d'une « future grande star ». Ainsi, son premier match contre Auxerre attire énormément de journalistes qui veulent assister au match ou plutôt rencontrer le joueur[10]. Après six mois d'adaptation, Ronaldinho s'impose comme le joueur majeur de son équipe mais le PSG ne termine qu'à la 4ème place. De retour d'une coupe du monde victorieuse et auréolé d'un statut justifié de star, la saison 2002/2003 est marqué par le conflit qui l'oppose à son entraîneur Luis Fernandez, celui-ci n'hésitant pas à le laisser sur le banc de touche au profit de joueurs tels que Francis Llacer ou Stéphane Pédron.

Durant ses années à Paris, Ronaldinho a souvent émerveillé les supporters et impressionné les recruteurs avec ses buts, ses gestes et ses chevauchées dans les défenses de Troyes, Guingamp et surtout celle de Marseille lors d'une mémorable victoire au stade Vélodrome sur le score de 3-0. Cependant Ronaldinho n'étoffe pas son palmarès au Paris Saint-Germain. Au final, son passage dans la capitale est contrasté mais il lui permet d'être reconnu de tous et d'être convoité par tous les plus grands clubs européens, comme il l'explique lui-même :

« J'ai passé de très bons moments avec le PSG. Mais là-bas, parfois, j'ignorais totalement jusqu'au dernier moment si j'allais jouer. C'est comme ça... je ne regrette pas d'avoir joué à Paris. J'y ai quand même appris des choses car Paris est un bon club. Passer par le PSG m'a aidé à atteindre mon niveau actuel. D'ailleurs, je suis reconnaissant et je remercie encore les gens que j'ai connus là-bas. »[11]

Le FC Barcelone
Au lendemain du cinquième titre mondial conquis de haute lutte par le Brésil, le jeune joueur retourne à Paris, mais pour une saison seulement. On l'annonce ensuite au Real Madrid et à Manchester United, mais c'est finalement le FC Barcelone qui obtient sa signature, non sans avoir dû débourser la somme record de 30 millions d'euros[12].


Consécration mondiale
Le nouveau champion du monde arrive en Catalogne juste à temps pour débuter la saison 2003/4. Sous son impulsion, le Barça retrouve des couleurs et termine à la deuxième place du championnat. La même année, Ronnie est désigné Meilleur footballeur de l'année FIFA et meilleur joueur de la Liga. Très vite, il remplace dans le c½ur des supporters blaugranas ses prédécesseurs Rivaldo, Ronaldo et Romário. Il jouit d'une popularité qui dépasse désormais le cadre du football comme en témoignent ses nombreux contrats publicitaires (Nike lui offre notamment des chaussures en or 24 carats)[réf. nécessaire].

L'année suivante, il se forge un véritable statut de héros auprès des supporters locaux en inscrivant neuf buts en Liga et, surtout, en adressant d'innombrables passes décisives à ses partenaires tout au long de la saison. Le 19 novembre 2005, à Madrid, le choc de la 12e journée de Liga entre le Real et le Barça tourne à la démonstration en faveur des blaugranas (0-3). Ronaldinho s'offre un doublé et les applaudissement du public madrilène, chose qui ne s'était pas produite depuis l'époque où Diego Maradona jouait au Barça. Ronaldinho livre aussi le plus beau match de Ligue des champions contre Chelsea, et est sacré Meilleur joueur de la Ligue des Champions 2004-2005. Au sommet de son art, Ronaldinho mène le club catalan vers son 17ème titre national, le premier depuis 1999.

La saison 2005-2006 voit Ronaldinho remporter le Ballon d'or, considéré comme la récompense suprême pour un joueur. Insatiable de trophéees, il remporte une nouvelle fois la Liga ainsi que la prestigieuse Ligue des Champions. Sa saison est cependant contrastée par la piètre prestation qu'il offre durant le mondial en Allemagne.

Dans le même temps, il devient père d'un garçon, João[13], né le 25 février 2005, qu'il a eu avec Janaina Nattielle Viana Mendes, ancienne danseuse du Domingão do Faustão. En janvier 2007, Ronaldinho est devenu citoyen espagnol.[14]. À l'automne 2007, Chelsea propose 70 M¤ au FC Barcelone pour enrôler Ronnie.


Une saison noire
Pendant la saison 2007/2008, Ronaldinho est méconnaissable, critiqué depuis le début de saison pour un rendement en nette baisse, une condition physique insuffisante en plus de prétendues sorties nocturnes. Ronaldinho n'a plus la même influence sur le jeu du Barça, à tel point que l'absence de Lionel Messi est beaucoup plus pénalisante pour le club catalan. Les (supposées) blessures à répétition, à cause d'une hygiène de vie non compatible avec le métier d'athlète de haut niveau et les mauvais rapports avec l'entraîneur Frank Rijkaard ainsi qu'une partie de l'équipe le conduisent à être écarté du groupe. Il perd aussi le soutien des supporters, et son avenir en Catalogne est alors compromis.

Début avril, il soufre d'une blessure musculaire qui le privera du reste de la saison. Il est alors presque acquis qu'on ne reverra plus le Brésilien sous les couleurs de Barcelone; de nombreuses rumeurs l'annoncent partant pour le Milan AC, la Juventus, l'Inter ou Chelsea FC[réf. nécessaire]. Cependant sa carrière prend un tournant inquiétant lorsque après avoir passé des tests physiques au sein du FC Barcelone pour arranger son transfert vers le Milan, les médecins le déclarent finalement tout simplement inapte à jouer au football... Dès lors, le Milan AC de Silvio Berlusconi est refroidi et cesse de manifester tout intérêt.


En équipe nationale

En mars 1995, le tout jeune garçon de 15 ans est convoqué à Rio de Janeiro afin de s'envoler pour Glasgow et Londres, pour jouer avec la sélection jeunes de la Seleçao. La machine est lancée. A peine deux ans après, il remporte la coupe du monde des moins de 17 ans avec ses coéquipiers.

Mais Ronaldinho doit encore attendre avant de porter le maillot de la Sélection senior du Brésil. Ce qui devait arriver arrive finalement le 26 juin 1999: Ronnie dispute son premier match international avec le Brésil. Ce match l'oppose à la Lettonie et il y marque un but. Cette même année, il finit meilleur buteur de la Coupe des Confédérations.


Coupe du monde 2002
Les journalistes s'accordent sur le fait qu'il prend une part importante dans la qualification de son pays à la Coupe du monde de football de 2002 où il livre une excellente prestation avec notamment un but contre la Chine – il est élu homme du match – et l'Angleterre (coup franc magistral en quart de finale). Son équipe remporte d'ailleurs la compétition face à l'Allemagne. Le jeune prodige confirme que sa réputation naissante ne doit rien au hasard et qu'il contribue largement au triomphe de son équipe[15].


Coupe des confédérations 2005
En 2005, Ronaldinho remporte la Coupe des Confédérations en inscrivant notamment un but lors de la finale.


Coupe du monde 2006
Lors de la Coupe du monde de football de 2006, Ronaldinho fait l'expérience du haut et du bas. Il réalise une coupe du monde de piètre qualité, sans marquer de but ni pouvoir diriger le jeu brésilien, à tel point qu'il publie des excuses sur son site officiel[16]. Suite à l'élimination du Brésil par la France, une statue représentant le joueur a été détruite par le feu[17].


Statistiques détaillées
Saison Club Division Pays Championnat Coupe d'Europe
1998 Grêmio Porto Alegre Div.1 Brésil 5 matchs -
1999 Grêmio Porto Alegre Div.1 Brésil 19 matchs / 6 buts -
2000 Grêmio Porto Alegre Div.1 Brésil 15 matchs / 8 buts -
2001 Grêmio Porto Alegre Div.1 Brésil - -
2001 - 2002 Paris SG Div.1 France 28 matchs / 9 buts 6 matchs / 2 buts (C3)
2002 - 2003 Paris SG Div.1 France 27 matchs / 8 buts 4 matchs / 1 but (C3)
2003 - 2004 FC Barcelone Div.1 Espagne 32 matchs / 15 buts 7 matchs / 4 buts (C3)
2004 - 2005 FC Barcelone Div.1 Espagne 35 matchs / 9 buts 7 matchs / 4 buts (C1)
2005 - 2006 FC Barcelone Div.1 Espagne 29 matchs / 17 buts 12 matchs / 7 buts (C1)
2006 - 2007 FC Barcelone Div.1 Espagne 32 matchs / 21 buts 8 matchs / 2 buts (C1)
2007 - 2008 FC Barcelone Div.1 Espagne 17 matchs / 8 buts 8 matchs / 1 but (C1)

Les caractéristiques de Ronaldinho
La rapidité, l'inventivité[18], l'improvisation[19] et l'habileté sont les principales caractéristiques techniques de Ronaldinho, ajoutées à sa simplicité et son sourire. Sa position naturelle est celle de milieu offensif, bien qu'il bouge énormément, notamment en attaque. Raison pour laquelle d'ailleurs, ses entraîneurs le laissent comme électron libre sur terrain[20].

Ronaldinho est un grand technicien. Capable d'inventer un nouveau geste à chaque match, le Ballon d'Or 2005 possède un jeu et une technique de dribble imprévisibles. Elastico ou le flip flap, coup du sombrero, El regat, jongles, lob, double passement de jambes mais aussi, bicyclette, passes aveugles, passes de l'extérieur du pied, de surprenantes talonnades (de toutes sortes) ou même espaldinha, vaselina, des coups francs phénoménaux, des pelletées de passes décisives toutes plus étonnantes et déroutantes les unes que les autres, la panoplie de Ronaldinho est trop large pour permettre à l'adversaire d'anticiper et suscite de l'admiration et du bonheur auprès des amateurs et des professionnels du ballon rond[21],[22]. Il est considéré comme l'un des plus grands dribbleurs de tous les temps. Son jeu de tête reste quant à lui un de ces principales points faibles bien qu'il soit capable de se signaler dans ce domaine. Cependant, malgré sa technique et sa capacité de buteur, Ronaldinho éprouve certaines difficultés à se replacer pour défendre.


Palmarès

En club
Champion d'Espagne : 2005, 2006 (FC Barcelone).
Vainqueur de la Ligue des Champions : 2006 (FC Barcelone).
Supercoupe d'Espagne 2005 2006
Finaliste championnat du monde des clubs en 2006
trophée Ramon de Carranza 2005
Coupe de Catalogne 2003 et 2004
trophée Gamper 2003 et 2004, 2006 et 2007
Finaliste de la Coupe de France : 2003 (Paris SG).
Vainqueur de la Coupe Intertoto : 2001 (Paris SG).
Vainqueur de la Copa Sul : 1999 (Gremio).
Champion du Rio Grande do Sul : 1999 (Gremio).

Avec le Brésil
Vainqueur de la Coupe du monde : 2002 (Brésil) avec 2 réalisations et 3 passes décisives.
Vainqueur de la Coupe des Confédérations : 2005 (Brésil) avec 3 réalisations.
Vainqueur de la Copa America : 1999 (Brésil).
Finaliste de la Coupe des Confédérations : 1999 (Brésil).
Tournoi pré-olympique 2000
Champion du monde Cadets 1997

Distinctions personnelles

2006

Joueur de l'équipe de Onze Mondial
Joueur de l'équipe UEFA
Onze d'argent
Joueur de l'année FIFpro
Meilleur joueur de la Ligue des Champions 2005-2006
Le plus beau but de l'année selon la Gazzetta dello Sport
King Player
Nommé au FIFA 100
Plus beau but selon la presse espagnole.
2005

Ballon d'or
Joueur de l'équipe UEFA
Onze type établi par le journal sportif français « L'Équipe ».
Meilleur footballeur de l'année FIFA
Joueur de l'année trophéee FIFPRO
Joueur de l'année World Soccer Awards
Onze d'or
Meilleur attaquant de la Ligue des Champions 2004-2005
Rec.sport.soccer Player of the Year Award :
Rey del Fútbol de Europa (Journal El País):
Meilleur attaquant d'Europe 2004/2005
Meilleur joueur latino-américain par l'agence EFE
Prix « Hors-concours » - COB[23]
Plus beau but C1 2004/2005
2004

Joueur de l'équipe UEFA
Rey del Fútbol de Europa (Journal El País)
Rec.sport.soccer Player of the Year Award
Joueur de l'année World Soccer Awards
Meilleur footballeur de l'année FIFA
Onze de Bronze
Meilleur joueur de la Liga 2005
2003

Plus beau but de la saison 2002/2003 avec le PSG
Meilleur joueur de la Liga 2003/2004
2002

Onze de Bronze
Ballon d'argent brésilien
Meilleur buteur des qualif. pour les JO 2000
1999

Meilleur buteur de l'état du Rio Grande do Sul
Meilleur joueur de la Coupe des Confédérations 1999
Meilleur buteur de la Coupe des Confédérations 1999

Les buts mémorables
Il marque un but d'anthologie face au Venezuela : coup du sombrero sur un défenseur, aile de pigeon pour en éliminer un autre, avant de crucifier le gardien d'un tir croisé (Brésil-Venezuela)[24]. Dès le lendemain, une télévision brésilienne émet déjà une comparaison entre son but et celui de Pelé contre le Pays de Galles lors de la Coupe du Monde 1958[25],[26].
Il inscrit un but exceptionnel en quart de finale contre l'Angleterre (2-1) : un coup franc de plus de quarante mètres, excentré sur le coté droit ; Ronaldinho lobe David Seaman, alors que tout le monde s'attendait à un centre[27].
Ronaldinho, depuis le milieu du terrain, dribble toute la défense pour inscrire un but qui fut élu plus tard « plus beau but de la saison 2002/2003 ». (PSG-Guingamp)[28]
3 septembre 2003 : il marque son premier but en Liga face au FC Séville (1-1). En dribblant 2 défenseurs suivi d'une frappe des 30 mètres qui finit en transversale rentrante, Ronaldinho fit lever tout le Camp Nou. (FC Barcelone- FC Séville)
9 mars 2005 : contre Chelsea, Ronnie, à l'extérieur de la surface, marque un but – qu'il considère comme le plus beau but de sa carrière – après une danse devant le défenseur du FC Chelsea. FC Barcelone-Chelsea FC)
2 novembre 2004 : après une démonstration technique de dribble et de puissance, Ronaldinho a marqué le plus beau but de la Ligue des Champions 2004-2005, une frappe en lucarne contre le Milan AC en phase de poule[29].
25 novembre 2006 : lors du match FC Barcelone - Villareal, Xavi Hernandez, à proximité de la surface, adresse à Ronaldinho une passe lobée. À 10 mètres des buts, décalé à la droite du but, Ronaldinho Gaucho contrôle de la poitrine, se met dos au but et place un retourné acrobatique dans le coin gauche du but. Le public montrera qu'il a assisté à « un but d'anthologie », « digne de figurer dans le classement des plus belles actions », selon la presse espagnole, en agitant des mouchoirs blancs dans le Camp Nou[30].
Saison 2007-2008, malgré la défaite du Barça en Liga à l'Atletico Madrid (2-4), Ronaldinho ouvre le score d'un retourné aux environs du point de pénalty, ce qui confirme son retour en forme

Humanitaire
Depuis août 2005 : ambassadeur contre la Faim pour le Programme alimentaire mondial (PAM).
Depuis le 11 août 2006 : ambassadeur de bonne volonté des Nations unies, porte-parole de l'ONU pour le sport au service du développement et de la paix.

Bibliographie
Michael O'Connell, Ronaldinho, Ed. Artnik, 15 mai 2006 (ISBN 190538212X)
(fr) Luca Caioli, Ronaldinho : Le champion à l'éternel sourire, Ed. Solar, 5 octobre 2006 (ISBN 2263042881)
Jethro Soutar, Ronaldinho, Ed. Robson Bks, 20 novembre 2006 (ISBN 1861059787)

Filmographie
2006 : Ronaldinho, la sonrisa del futbol

Références
↑ a  b  C'est la revue footballistique Placar qui l'a baptisé après avoir enquêté via son site Internet. 12 % des internautes voulait l'appeler Ronaldo Gaúcho, 13 % Ronaldinho et 46 % Ronaldinho Gaúcho. Cf. « Ronaldo, Ronaldo Gaucho ou... Ronaldinho ».
↑ Biographie
↑ Ronaldinho le plus riche
↑ Ronaldinho, son enfance
↑ Portrait de Ronaldinho
↑ Ronaldinho
↑ Carrière de Ronnie
↑ Portrait de Ronaldinho
↑ Ronnie, le ballon rond
↑ Ronnie, les années PSG
↑ L'aventure parisienne
↑ L'histoire du transfert de Ronaldinho au Barça est pour le moins rocambolesque. Journaliste au quotidien espagnol Sport, Toni Frieros a détaillé cet événement dans une biographie dédiée à Ronaldinho.Le transfert vers le Barça détaillé
↑ « Ronaldinho doit payer une pension à un enfant qu'il a eu au Brésil », dépêche AFP, 7 novembre 2006.
↑ (en) Jack Bell, « Ronaldinho Becoming the Face of Soccer », The New York Times, 26 mars 2007.
↑ http://fifaworldcup.yahoo.com/06/fr/w/player/3243_RONALDINHO.html
↑ Il fut l'une des plus grandes déceptions de ce mondial et compte bien se rattraper dans la prochaine édition.«Beaucoup attendaient une participation brillante de la sélection et de ma part, spécialement, ce qui ne s'est pas réalisé. Je regrette d'avoir quitté le Mondial sans montrer nos qualités et ce dont nous sommes capables, a-t-il déclaré sur son site internet. Il n'y a rien que je puisse dire pour changer ce qui s'est passé. Pour cette raison, je veux m'excuser.» Les excuses de Ronaldinho
↑ fr.news.yahoo.com, 4 juillet 2006, Une statue de Ronaldinho détruite dans le sud du Brésil.
↑ « S'il est un joueur qui invente encore le football, c'est bien lui. Ronaldinho envoie des passes aveugles, enroule des frappes et marque des buts comme on enfile des perles. Héritier du grand Pelé pour certains, tout simplement génie du ballon rond pour d'autres » Ronaldinho, le diamant brut...l'héritier naturel des meilleurs joueurs brésiliens de tous les temps.
↑ « Mon jeu est fondé sur l'improvisation. Un attaquant se doit d'improviser en permanence. Mon objectif est de déséquilibrer mon adversaire. Pour cela, il n'y a pas de meilleur moyen que d'inventer, c'est pourquoi je suis toujours à la recherche de nouveaux dribbles. Je bosse et j'essaie des trucs. J'ai encore des choses à apprendre afin de surprendre mes adversaires », Ronnie, Le roi de l'improvisation
↑ « Lorsqu'on a la chance de posséder un tel joueur, on lui laisse une liberté totale sur le terrain. Je ne lui donne aucune consigne. Libre à lui de se positionner à gauche, au centre ou à droite. Depuis le début de saison, Ronnie ne m'a jamais déçu. Je savais qu'il serait efficace devant le but. Mais sa facilité à trouver des solutions pour ses coéquipiers m'étonne match après match », Ronnie, Le roi de l'improvisation
↑ « Les plus grands défenseurs sont d'accord: bouffer de la cassette pour étudier le jeu de Ronnie ne sert à rien », foot.fluctuat.net, Ronaldinho Gaucho
↑ « Nous savons tout à propos de Ronaldinho. C'est un joueur phénoménal. Je ne sais pas comment le stopper. Quand votre rival a un joueur comme ça vous n'avez rien d'autre à faire qu'à espérer que ça se passe bien », Cannavaro, goal.com, « S'inspirer de Chelsea »
↑ « Le Comité Olympique du Brésil (COB) attribue à Ronaldinho le prix « hors concours » en reconnaissance à sa grande carrière sportive et également en ses vertus de joueur de football », Simplement le meilleur
↑ Le but en vidéo
↑ Ronnie, le ballon rond
↑ « Ronaldinho laisse entrevoir une nouvelle facette de son talent en inscrivant un but d'anthologie à l'occasion de la large victoire 7-0 du Brésil sur le Venezuela en Copa América » Portrait de Ronaldinho
↑ Coupe du monde 2002
↑ Plus beau but de la saison
↑ Ronaldinho,Saison 2005/2006
↑ «J'ai toujours rêvé, depuis tout petit, de marquer un but comme celui-ci. Quand j'étais enfant, je lançais le ballon contre le mur, puis je tirais en me jetant sur le lit» se souvient le joueurLa presse salue le «but d'anthologie» de Ronaldinho
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#Posté le samedi 17 mai 2008 09:17

football

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Football

Fédération internationale FIFA (fondée en 1904)
Sport olympique depuis 1908 (sport de démonstration
de 1896 à 1904)
Clubs 301 000 (2006) [1]
Joueurs licenciés 38 287 000 (2006) [1]
Joueurs pratiquants 264 552 000 (2006) [1]
Joueurs professionnels 113 000 (2006) [1]
Champions du monde
en titre Italie
Allemagne
Champions en titre inconnu


Un joueur attaquant (en maillot rouge) a passé la défense adverse (en blanc) et s'apprête à tirer. Le gardien de but va tenter d'empêcher la balle d'entrer dans le but.
Le football (ou soccer pour les Canadiens francophones) est un sport collectif opposant deux équipes de onze joueurs dans un stade. L'objectif de chaque formation est de mettre un ballon sphérique dans le but adverse, sans utiliser les bras, et de le faire plus souvent que l'autre équipe.

Codifié par les Britanniques à la fin du XIXe siècle, le football s'est doté d'une fédération internationale, la FIFA, en 1904. Pratiqué en 2006 par environ 264 millions de joueurs à travers le monde, le football possède le statut de sport numéro un dans la majorité des pays. Certains continents, comme l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Europe, sont même presque entièrement dominés par cette discipline. La simplicité du jeu et le peu de moyens nécessaires à sa pratique expliquent en partie ce succès.

Le calendrier est dominé par deux types d'épreuves : celles concernant les clubs et celles des équipes nationales. La Coupe du monde est l'épreuve internationale la plus prestigieuse. Elle a lieu tous les quatre ans depuis 1930. Pour les clubs, championnats nationaux et autres coupes sont au programme des compétitions. La Ligue des champions de l'UEFA, qui est disputée en Europe mais qui possède des équivalents sur les autres continents, est le trophée le plus recherché de ce sport, malgré la mise en place récente d'une Coupe du monde des clubs, encore à la recherche d'une légitimité.

Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Genèse du jeu
1.2 L'exemple britannique
1.3 Football international
2 Règlement
2.1 Premières règles
2.2 Principes du jeu
2.3 Lois du jeu
2.4 Arbitre
2.5 Équipements
3 Les joueurs et le jeu
3.1 Jouer au football
3.2 Environnement des joueurs
3.3 Évolutions tactiques
3.4 Joueurs emblématiques
4 Compétitions
4.1 Compétitions de clubs
4.1.1 Compétitions nationales
4.1.2 Compétitions internationales
4.2 Compétitions d'équipes nationales
5 Football féminin
5.1 Genèse du football féminin
5.2 Football féminin moderne
6 Stades
6.1 Du terrain de jeu au stade
6.2 Confort et sécurité
7 Le football dans la culture populaire
7.1 Culture du football
7.2 Supporters
8 Football et médias
8.1 Presse écrite
8.2 Médias audiovisuels
9 Économie du football
10 Football et politique
10.1 Enjeux locaux
10.2 Enjeux internationaux
10.2.1 Dérives nationalistes
10.2.2 Football et diplomatie
10.2.3 Droits de l'homme
11 Oppositions au football
12 Dérivés sportifs du football
12.1 La guerre des codes
12.2 Futsal
12.3 Beach soccer
12.4 Autres variantes
13 Notes et références
14 Annexes
14.1 Bibliographie
14.2 Liens externes



Histoire

Genèse du jeu
Articles détaillés : Les racines du football et Les débuts du football.
Les jeux de balle au pied existent dès l'Antiquité. Ce sont des jeux et non des sports. Les Grecs connaissent ainsi plusieurs jeux de balle se pratiquant avec les pieds : aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre à Sparte[2]. La situation est identique chez les Romains où l'on pratique la pila paganica, la pila trigonalis, la follis et l'harpastum[3]. Les soldats chinois accomplissent également des exercices avec un ballon qu'ils utilisent pour jongler et effectuer des passes ; cette activité pratiquée sans buts et en dehors de toute compétition sert à l'entretien physique des militaires (促据, cuju). Les premiers textes concernant le Cuju datent de la fin du troisième siècle avant notre ère et sont considérés comme les textes les plus anciens liés au sport chinois[4]. À la fin du XVe siècle, le calcio florentin apparaît en Italie. Il s'agit d'un lointain cousin du football, qui disparaît totalement en 1739[5].


Soule en Basse-Normandie en 1852Le football trouve ses racines réelles dans la soule (ou choule) médiévale. Ce jeu sportif est pratiqué dans les écoles et universités mais aussi par le peuple des deux côtés de la Manche. La première mention écrite de la soule en France remonte à 1147[6] et son équivalent anglais date de 1174[7]. Dès le XVIe siècle, le ballon de cuir gonflé est courant en France[7]. Longtemps interdite pour des raisons militaires en Angleterre[8] ou de productivité économique en France[9], la soule, malgré sa brutalité, reste populaire jusqu'au début du XIXe siècle dans les îles britanniques et dans un grand quart nord-ouest de la France. Le jeu est également pratiqué par les colons d'Amérique du Nord et il est notamment interdit par les autorités de la ville de Boston en 1657[10]. Nommée football en anglais, la soule est rebaptisée folk football (football du peuple) par les historiens anglophones du sport afin de le distinguer du football moderne[11]. Cette activité est en effet principalement pratiquée par le petit peuple comme le signale un ancien élève d'Eton dans ses Reminiscences of Eton (1831) : I cannot consider the game of football as being gentlemany ; after all, the Yorkshire common people play it[12]. (Je ne peux pas considérer le football comme un sport de gentlemen ; après tout, le petit peuple du Yorkshire y joue).

Le Highway Act britannique de 1835 interdisant la pratique du folk football sur les routes[12] le contraint à se replier sur des espaces clos. Des variantes de la soule se pratiquent déjà, de longue date, sur des terrains clos[13]. C'est là, sur les terrains des écoles d'Eton, Harrow, Charterhouse, Rugby, Shrewsbury, Westminster ou Winchester, notamment, que germe le football moderne. Les premiers codes de jeu écrits datent du milieu du XIXe siècle (1848 à Cambridge[14]). Chaque équipe possède ses propres règles, rendant les matches problématiques. La Fédération anglaise de football (Football Association) est créée en 1863. Son premier objectif est d'unifier le règlement.


L'exemple britannique

Aston Villa en 1899Les Britanniques codifient et organisent le football en s'inspirant des exemples du cricket et du baseball, ces deux sports collectifs étant déjà structurés avant l'émergence du football. Des ligues professionnelles aux championnats et autres coupes, le football n'innove pas. Le premier club non scolaire est fondé en 1857 : le Sheffield Football Club. Le Sheffield FC dispute le premier match interclubs face au Hallam FC (fondé en 1860) le 26 décembre 1860 à seize contre seize[15]. Ces deux clubs pionniers se retrouvent en décembre 1862 pour le premier match de charité[15]. La Youdan Cup est la première compétition. Elle se tient en 1867 à Sheffield et Hallam FC remporte le trophée le 5 mars[16]. La première épreuve à caractère national est la FA Challenge Cup 1872. Le professionnalisme est autorisé en 1885 et le premier championnat se dispute en 1888-1889. La Fédération anglaise tient un rôle prépondérant dans cette évolution, imposant notamment un règlement unique en créant la FA Cup, puis les clubs prennent l'ascendant[17]. La création du championnat (League) n'est pas le fait de la Fédération mais une initiative des clubs cherchant à présenter un calendrier stable et cohérent. L'existence d'un réseau ferroviaire rend possible cette évolution initiée par William McGregor, président d'Aston Villa[18]. Ce premier championnat est professionnel, et aucun club du Sud du pays n'y participe.

L'Angleterre est alors coupée en deux : le Nord acceptant pleinement le professionnalisme et le Sud le rejetant. Cette différence a des explications sociales. Le Sud de l'Angleterre est dominé par l'esprit classique des clubs sportifs réservés à une élite sociale. Dans le Nord dominé par l'industrie, le football professionnel est dirigé par des grands patrons n'hésitant pas à rémunérer leurs joueurs pour renforcer leur équipe, de la même façon qu'ils recrutent de meilleurs ingénieurs pour renforcer leurs entreprises[19]. Pendant cinq saisons, le championnat se limite aux seuls clubs du Nord. Le club londonien d'Arsenal passe professionnel en 1891[20]. La ligue de Londres exclut alors de ses compétitions les Gunners d'Arsenal[21] qui rejoignent la League en 1893. La Southern League est créée en réaction (1894)[22]. Cette compétition s'ouvre progressivement au professionnalisme mais ne peut pas éviter les départs de nombreux clubs vers la League. Les meilleurs clubs encore en Southern League sont incorporés à la League en 1920[23].


Finale de la FA Cup 1905Concernant le jeu, le passage du dribbling game au passing game est une évolution importante. À l'origine, le football est très individualiste : les joueurs, tous attaquants, se ruent vers le but balle au pied, c'est-à-dire en enchaînant les dribbles. C'est le dribbling. Comme Michel Platini aime à le rappeler, « le ballon ira toujours plus vite que le joueur ». C'est sur ce principe simple qu'est construit le passing game. Cette innovation apparaît à la fin des années 1860 et s'impose dans les années 1880. Dès la fin des années 1860, des matches entre Londres et Sheffield auraient introduit le passing au Nord[24]. C'est la version de Charles Alcock, qui situe en 1883 la première vraie démonstration de passing à Londres par le Blackburn Olympic. Entre ces deux dates, la nouvelle façon de jouer trouve refuge en Écosse[25].

Sur le modèle de la Football Association, des fédérations nationales sont fondées en Écosse (1873)[26], au Pays de Galles (1876)[27] et en Irlande (1880)[28]. Des rencontres opposant les sélections des meilleurs joueurs de ces fédérations ont lieu dès le 30 novembre 1872 (Écosse-Angleterre), soit quelques mois avant la fondation officielle de la Fédération écossaise[29]. Des matches annuels mettent aux prises ces différentes sélections, et à partir de 1884, ces matches amicaux se transforment en une première compétition internationale : le British Home Championship. En pratiquant le passing plutôt que le dribbling, les Écossais dominent les premières éditions[30].


Football international

Match de football au Canada Article détaillé : Football dans le monde.
Contrairement aux sports « nobles » comme le cricket, le tennis, le hockey sur gazon et le rugby, le football n'est pas très développé au sein des clubs sportifs installés dans l'Empire britannique. Ainsi, cette discipline est aujourd'hui encore peu prisée en Inde, au Pakistan, en Amérique du Nord ou en Australie, notamment. En Afrique du Sud, les colons britanniques y importent le football dès 1869[31] puis une coupe du Natal est organisée dès 1884[32], mais le football, sport roi dans les townships[33], reste très mal perçu par les tenants blancs de l'apartheid qui lui préfère le rugby, le tennis et le cricket. Le football fut, il est vrai, en pointe pour dénoncer l'apartheid et dès le 9 avril 1973, une équipe mixant joueurs noirs et blancs représente l'Afrique du Sud lors d'un match international non officiel face à la Rhodésie[34].

Les Britanniques jouent pourtant un rôle important dans la diffusion du football, notamment grâce aux ouvriers dépêchés aux quatre coins du monde pour mener à bien des chantiers. Le football est par exemple introduit en Amérique du Sud par les ouvriers travaillant sur les chantiers des lignes ferroviaires. Ils montent des équipes et mettent en place des compétitions d'abord réservées aux seuls joueurs britanniques, et qui s'ouvrent progressivement aux joueurs puis aux clubs locaux. Le cas sud-américain est complexe. Il existe également des clubs britanniques qui pratiquent cette discipline et des étudiants de retour d'Angleterre qui jouent un rôle important dans l'introduction du football entre Montevideo et Buenos Aires[35]. Ainsi, le football s'installe durablement dans des nations comme l'Uruguay ou l'Argentine dès les années 1870-80. En Amérique du Nord, des compétitions sont créées dans les années 1880 (1884 aux États-Unis sur la côte Est)[36].


Match de football en Belgique (Royal Excelsior Mouscron-Standard de Liège)La Belgique, où les universités anglaises jouent un rôle moteur[37], les Pays-Bas (premier club fondé en 1879[37]), la Suisse (introduction du football dès les années 1860 et premier club en 1879[38]) et le Danemark (premier club en 1876[39]) figurent parmi les premiers pays de l'Europe continentale touchés par le football.

L'expansion du football est également due à des voyageurs de diverses nationalités ayant effectué des séjours au Royaume-Uni où ils furent initiés au jeu. En France, l'introduction du football se fait ainsi principalement par l'action des professeurs d'anglais qui ramènent de leurs voyages linguistiques outre-Manche règles et ballons dans les cours d'écoles[40]. Les Britanniques sont également déterminants dans l'introduction du football en France. L'action des clubs britanniques parisiens des White-Rovers et du Standard AC fait plier l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) le 9 janvier 1894, qui, dans la droite ligne des clubs britanniques guindés, redoutait une expansion du football et de ses vices, comme le professionnalisme, les transferts et les paris et se refusait à reconnaître cette discipline[41]. En Allemagne, le football est d'abord clairement perçu comme un corps étranger à la nation et est dédaigneusement surnommé le « sport des Anglais » par les nationalistes[42]. Toutefois, le football prend racine dans les villes (premier club fondé en 1887 : SC Germania Hambourg) où ouvriers et cols blancs se rassemblent autour d'une passion commune[42]. L'Europe du Nord est ainsi progressivement contaminée entre les années 1870 et le début des années 1890, puis l'Europe du Sud (Sud de la France inclus) connaît le même sort entre les années 1890 et le début du XXe siècle.


Match de football amateur à Rodez (France)La Fédération internationale de football association (FIFA) est fondée à Paris en 1904 malgré le refus britannique de participer à une entreprise initiée par les dirigeants français de l'USFSA[43]. Le but premier de l'Union est de réduire au silence les autres fédérations sportives françaises pratiquant le football, et impose dans les textes fondateurs de la FIFA qu'une seule fédération par nation soit reconnue par l'organisme international. Le piège se retourne contre l'USFSA en 1908. L'Union claque la porte de la FIFA, laissant à son principal concurrent, le Comité français interfédéral (ancêtre direct de l'actuelle FFF), son siège à la FIFA[44] ; l'USFSA se retrouve isolée mais son état d'esprit anti-professionnalisme demeure la règle jusqu'à la fin des années 1920. Le racingman Frantz Reichel prophétise ainsi en 1922 que « le football professionnel anglais périra s'il reste cantonné sur le sol britannique »[45]. Dès la fin des années 1920 et le début des années 1930, plusieurs nations européennes et sud-américaines autorisent pourtant le professionnalisme afin de mettre un terme aux scandales de l'amateurisme marron qui touchent ces pays depuis les années 1910. Le gardien de but international français Pierre Chayriguès refuse ainsi un « pont d'or » du club anglais de Tottenham Hotspur en 1913 ; il admettra dans ses mémoires que les joueurs du Red Star étaient grassement rémunérés malgré leur statut officiel d'amateur[46]. L'Autriche (1924), la Tchécoslovaquie et la Hongrie (avant 1930), l'Espagne (1929), l'Argentine (1931), la France (1932) et le Brésil (1933) sont les premières nations (hors du Royaume-Uni) à autoriser le professionnalisme dans le football[47]. En Italie, la Carta di Viareggio, mise en place par le régime fasciste en 1926, assure la transition entre le statut amateur et pro, définitivement adopté en 1946[48].


Les confédérations membres de la FIFA.

CAF en Afrique
CONCACAF en Amérique du Nord
CONMEBOL en Amérique du Sud
AFC en Asie et Australie
UEFA en Europe
OFC en OcéanieAu niveau continental, des confédérations gèrent le football. La première confédération créée est celle d'Amérique du Sud, la CONMEBOL, fondée le 9 juillet 1916. Placées sous l'autorité hiérarchique de la FIFA, les confédérations veillent toutefois à préserver leur indépendance. Elles ont toutes libertés, par exemple, pour organiser à leur convenance, les qualifications pour la Coupe du monde ou pour mettre en place des calendriers spécifiques malgré des tentatives d'harmonisation sans grande portée de la FIFA. Les cas africains et sud-américains sont significatifs. La Coupe d'Afrique des nations (CAN), par exemple, se dispute tous les deux ans en pleine saison européenne posant des problèmes pour les clubs employant les joueurs. La FIFA n'a pas autorité pour fixer ces calendriers, et seule la Confédération africaine maîtrise cette question.

Selon un comptage publié par la FIFA le 31 mai 2007[1], le football est pratiqué dans le monde par 270 millions de personnes dont 264,5 millions de joueurs (239,5 millions d'hommes et 26 millions de femmes). On compte environ 301 000 clubs pour 1 700 000 équipes et 840 000 arbitres. 113 000 joueurs évoluent sous statut professionnel. Ce dernier chiffre est à manier avec précaution car il existe des différences considérables entre les nations à propos de la définition d'un joueur professionnel. L'Allemagne est ainsi absente du classement des vingt premières nations à ce niveau tandis que d'autres nations, moins strictes dans la définition du statut professionnel, avancent des données artificiellement élevées.

Au niveau des nations, la Chine est en tête avec 26,166 millions de joueurs pratiquants. Derrière la Chine, on trouve les États-Unis (24,473 millions), l'Inde (20,588), l'Allemagne (16,309), le Brésil (13,198), le Mexique (8,480), l'Indonésie (7,094), le Nigeria (6,654), le Bangladesh (6,280), la Russie (5,803), l'Italie (4,980), le Japon (4,805), l'Afrique du Sud (4,540), la France (4,190) et l'Angleterre (4,164). Ces chiffres prennent en compte les licenciés et les pratiquants non licenciés. Concernant les joueurs licenciés, le tableau ci-dessous présente les données des douze fédérations nationales comptant le plus de joueurs licenciés. À noter qu'après la participation en finale de la Coupe du monde 2006 de l'équipe de France, le nombre des joueurs licenciés a dépassé le cap des 2 millions en France (2 020 634)[49].

Joueurs licenciés (en milliers, masculins et féminines au 1er juillet 2006)



Règlement

Premières règles
Le premier code de jeu date de 1848 : les Cambridge Rules[14]. D'autres universités suivent l'exemple de Cambridge et édictent leurs propres règlements. Harrow met ainsi en place un code autorisant l'usage des mains qui donnera naissance au rugby et à ses déclinaisons, comme le football américain. Le football se base exclusivement sur les règles de Cambridge, qui s'imposent comme les plus simples. Cette notion de simplicité est fondatrice du football lui-même, comme l'indique clairement le sous-titre des règles de J.C. Thring qui affinent le règlement de Cambridge en 1862 : The Simplest Game[50] (Le jeu le plus simple).


Angleterre-Écosse en 1872Quand la Football Association (FA) est fondée à Londres le 26 octobre 1863, John D. Cartwright est chargé de faire une synthèse des différentes règles en usage (Blackheath RC qui suivait les règles d'Harrow, était alors membre de la FA). Le 9 janvier 1864[51], le premier match disputé sous ses nouvelles 14 lois du jeu est joué[52]. Elles sont assez floues, notamment dans les domaines du nombre de joueurs et des dimensions du terrain ou des buts car un accord n'a pas pu être trouvé sur ces points. Les équipes comptent alors de treize à quinze joueurs puis passent à onze progressivement, malgré les résistances de nombre d'équipes à la fin des années 1860. En 1867, quand la Surrey FA propose un match à onze contre onze au Cambridge University FC, ce dernier répond par courrier : « nous jouons au minimum à quinze par équipe et nous ne pouvons pas jouer avec moins de treize joueurs par équipe. »[53]. La loi 11 précise que l'usage des mains est interdit. De fait, il s'agit dans les grandes lignes de la reprise des Cambridge Rules et des règles de J.C. Thring, saluées par tous comme les plus simples[54].

Le 1er décembre 1863, le Sheffield FC demande son affiliation à la FA[54]. Les clubs de Sheffield suivent alors un code de jeu particulier mais proche des Cambridge Rules et qui se joue à onze contre onze[55]. Pendant plus d'une décennie, les deux codes coexistent et s'influencent tandis que certains clubs édictent des règlements internes stipulant que seul leur règlement interne est applicable. Cette situation très hétérogène n'empêche pas la FA de peaufiner son règlement. Le poste du gardien de but est ainsi créé en 1870[56]. De même, entre 1867 et 1870, les règles de Sheffield connaissent quelques modifications comme l'abandon en 1868 du rouge[57] (forme de points semblable au football australien, avec deux poteaux supplémentaires situés à 4 yards des buts). Les clubs de la région de Nottingham, qui avaient également un règlement inspiré des Cambridge Rules, adoptent les règles de la FA en 1867[58].

La FA Cup est fondée en 1871 sur le principe « une coupe, deux codes »[59]. L'espoir de la FA est de pousser les clubs de Sheffield à adopter ses règles. C'est presque l'inverse qui se produit. En fait, les deux codes fusionnent en 1877[60]. Depuis lors, les règles sont unifiées puis confiées à la garde de l'International Board, créé le 6 décembre 1882.


Principes du jeu
Le football met aux prises deux équipes de onze joueurs sur un terrain de 90 à 120 mètres de long sur 45 à 90 de large. L'objectif est de faire pénétrer un ballon sphérique de 68 à 70 cm de circonférence pour un poids de 410 à 450 grammes dans un but long de 7,32 m sur 2,44 m de hauteur. Le but est considéré marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but tracée au sol entre les deux poteaux.


Gardien de but en actionLe seul joueur autorisé à utiliser ses mains est le gardien de but dans sa surface de réparation. Dans cette même surface, une faute générant habituellement un coup franc direct est sanctionnée par un coup de pied de réparation (penalty). Ce dernier s'exécute sur un point situé à 11 mètres de la ligne de but. Outre les fautes de mains, les autres fautes concernent essentiellement les comportements antisportifs et les contacts entre les joueurs. Le tacle est autorisé, mais réglementé. Un tacle par derrière est ainsi sanctionné d'un carton rouge synonyme d'expulsion. En cas de faute moins grave, un carton jaune peut être donné par l'arbitre au joueur fautif. Si ce joueur écope d'un second carton jaune au cours d'une même partie, il est expulsé.

La règle du hors-jeu est en vigueur afin d'éviter d'avoir des attaquants se contenter d'attendre des ballons derrière la défense. Pour qu'un joueur soit en jeu, il faut qu'il y ait toujours au moins deux joueurs (généralement le gardien et un défenseur) entre lui et la ligne de but adverse. L'arbitre assistant signale avec un drapeau le hors-jeu qui se juge au départ de la balle, c'est-à-dire au moment où le passeur effectue sa passe, et pas à l'arrivée du ballon dans les pieds de l'attaquant.

Le match dure 90 minutes en deux mi-temps de 45 minutes entrecoupées d'une pause d'un quart d'heure. Lors de certains matches de coupe devant désigner un vainqueur ou un qualifié (on peut se qualifier en matches aller-retour sans nécessairement remporter le match retour), une prolongation de deux fois quinze minutes est disputée. Au terme de cette période, les tirs au but départagent les deux formations.


Lois du jeu
Article détaillé : Lois du jeu.
Le football compte dix-sept « lois du jeu » régies par l'International Board. Le règlement est le même pour les professionnels et les amateurs, en senior ou chez les jeunes. La FIFA veille à l'application uniforme des mêmes lois du jeu partout dans le monde.

Les 17 lois du jeu :

1 Le terrain de jeu
2 Le ballon
3 Nombre de joueurs
4 Équipement des joueurs
5 L'arbitre
6 Les arbitres assistants
7 La durée du match
8 Le coup d'envoi et reprise du jeu
9 Ballon en jeu et hors du jeu
10 But marqué
11 Le hors-jeu
12 Fautes et comportement antisportif
13 Coup franc
14 Coup de pied de réparation (penalty)
15 Rentrée de touche
16 Coup de pied de but
17 Coup de pied de coin (corner)


Très conservateur, l'International Board modifie rarement le règlement contrairement à nombre d'autres disciplines sportives. Depuis la création du Board, la plus importante réforme fut celle de 1925 qui porte de trois à deux le nombre de joueurs adverses devant se situer entre la ligne de but et celui qui reçoit une passe pour ne pas être hors-jeu[61]. Cette réforme a d'importantes implications en termes de tactique. Signalons également les réformes liées au gardien de but avec l'interdiction des passes en retrait[62] (1992)[63] et de la limitation à l'usage des mains dans la seule surface de réparation (1912)[64]. D'autres évolutions importantes ont lieu en 1891 : elles concernent l'arbitre.


Arbitre
Article détaillé : Arbitre de football.

Trio arbitral mixteSur le terrain, l'application du règlement est confiée à un corps arbitral qui se met en place définitivement en 1891[65]. Un temps évoqué, le double arbitrage était en usage au début du jeu et un troisième arbitre, situé en tribune, prenait la décision en cas de conflit entre les deux arbitres principaux. Ce système s'avère inefficace et en 1891, le referee, jadis placé en tribune, est désormais positionné sur le terrain, tandis que la doublette d'arbitres (umpires) est mise sur les bords de touche (linesmen). L'arbitre central est rapidement doté de larges pouvoirs afin de diriger pleinement la partie. Avant ces réformes, les penalties n'existent pas et l'arbitre n'a pas le contrôle du temps de jeu. Depuis 1874, les umpires peuvent siffler des coup francs et expulser des joueurs. Avant cette date, les expulsions sont discutées avec les capitaines[66]. Les cartons jaunes et rouges sont introduits en 1970 suite à un incident au cours du match de Coupe du monde Angleterre-Argentine en 1966. Expulsé, le capitaine argentin Antonio Rattín refuse de quitter le terrain prétextant ne pas compendre l'arbitre allemand Rudolf Kreitlein ; l'affaire dure sept minutes[67]. Pour éviter ce genre de problèmes, le Board met en place le système universel de cartons jaunes et rouges.

Le corps arbitral est constitué d'un arbitre principal qui se déplace sur le terrain, ainsi que de deux arbitres assistants évoluant le long de chaque ligne de touche et munis de drapeaux. Dans le milieu professionnel, un quatrième arbitre est présent pour assurer un remplacement en cas de blessure de l'un des trois autres ; il sert également à signaler les changements de joueurs et à veiller au maintien de l'ordre dans les zones techniques (bancs des joueurs) et au bord du terrain.

Depuis la fin du XXe siècle, le recours à la vidéo est souvent évoqué par certains pour remédier aux problèmes d'arbitrage. Ce système est toutefois très controversé, notamment car il n'est pas absolument fiable et n'est pas applicable à tous les niveaux du football, des poussins aux vétérans. Le 8 mars 2008, à l'occasion de sa 122e réunion annuelle, le Board suspend, jusqu'à nouvel ordre, les options technologiques après des essais peu concluants d'arbitrage vidéo testés au Japon et les difficultés techniques rencontrées par les équipes travaillant sur le contrôle de la ligne de but par des moyens électroniques. En revanche, le Board autorise la mise en place de test avec deux arbitres assistants supplémentaires pour surveiller les surfaces de réparation[68].


Arbitre assistant signalant une sortie de butComme dans d'autres disciplines, l'arbitrage est confronté à des problèmes de corruption. Les derniers cas en date en Allemagne[69], en Belgique[70] et en Italie[71] ont notamment mis en lumière le rôle de certains clubs dans ces affaires mais aussi l'intervention de parieurs. Dans d'autres cas, des joueurs peuvent être également impliqués. Les sanctions (rétrogradation, titre annulé, points retirés et poursuites judiciaires des personnes impliquées) et les précautions (en Allemagne, l'arbitre est désormais désigné 48 heures avant la rencontre) n'empêchent pas la poursuite de ces dérives. Aussi, de nombreuses voix appellent de leurs v½ux la mise en place d'un véritable statut professionnel pour les arbitres.

Le statut des arbitres, professionnel ou pas, est un sujet récurrent des dernières années. En France, les arbitres ne sont pas considérés comme professionnels, mais ils peuvent se prévaloir du statut de travailleur indépendant. La FIFA et son président Sepp Blatter militent pour l'arbitrage professionnel [72]. Au plus haut niveau, les arbitres subissent des tests physiques réguliers (test de Cooper, notamment).

La féminisation du corps arbitral débute avant la reconnaissance du football féminin. En France, on attend ainsi 1970 pour admettre des licenciées féminines à la FFF mais la première femme est certifiée arbitre dès le 10 novembre 1967 (Martine Giron, 21 ans)[73]. Depuis les années 1990, des femmes (Nelly Viénot, notamment, à partir du 23 avril 1996[74]) accèdent au statut d'arbitre assistant en première division.


Équipements

Chaussures de football modernes
Ballon Adidas Teamgeist (2006)Réglementés par la Loi 4, les équipements des joueurs comprennent un maillot, un short, une paire de chaussettes, des protège-tibias et des chaussures. Le port des gants et des lunettes est autorisé. Les gardiens arborent parfois des casquettes quand ils font face au soleil. Ils doivent de plus porter un maillot de couleur différente.

Les équipes disposent de plusieurs jeux de maillots. Habituellement, une équipe évolue avec ses couleurs à domicile et doit s'adapter aux couleurs de l'adversaire en déplacement. L'échange des maillots en fin de partie est une tradition pour les matches importants.

Les premiers maillots sont des lainages assez épais. Ils s'allègent durant la première moitié du XXe siècle avec l'adoption de chemises en coton, puis, grâce aux fibres synthétiques à partir des années 1960, ils deviennent très légers. Polyester et polyamide sont principalement utilisés avec des systèmes d'évacuation de la transpiration.

Les chaussures sont à l'origine des chaussures montantes courantes auxquelles on fixait des crampons. Il faut attendre les années 1950, et les premières chaussures de football commercialisées par Adidas, pour voir l'apparition de chaussures modernes. Depuis les années 1990, les meilleures chaussures sont généralement en peau de kangourou avec semelle en plastique et crampons en aluminium.

Le ballon est codifié par la Loi 2. Ses dimensions sont fixées en 1872. Le ballon doit être sphérique, en cuir ou dans une autre matière adéquate, avoir une circonférence de 70 cm au plus et de 68 cm au moins, un poids de 450 g au plus et de 410 g au moins au début du match et une pression de 0,6 à 1,1 atmosphère (600 - 1100 g/cm²). Ces dimensions sont plus réduites pour les ballons utilisés pour les joueurs de moins de 13 ans. Depuis le 1er janvier 1996, seuls des ballons ayant passé les tests de la FIFA (Fifa Approved) sont utilisables en compétitions internationales organisées par la FIFA ou les confédérations continentales[75].


Les joueurs et le jeu

Jouer au football

Enfants footballeursLes jeunes joueurs découvrent généralement le football dans la cour de récréation, dans la rue ou des terrains de fortune sur lesquels les buts sont simplement signalés par des cartables ou des blousons. L'étape de la découverte passée, l'intégration à un club de jeunes est nécessaire pour acquérir quelques fondamentaux. Dès cette période, les joueurs les plus prometteurs, techniquement ou physiquement, sont détectés et rejoignent des centres de formation (France), des Academy (Royaume-Uni) ou des clubs dits formateurs qui ont la charge de préparer les joueurs au métier de footballeur. Une minorité de joueurs atteint ce but et devient effectivement footballeur professionnel. La majorité n'est pas retenue pour passer pro et ces joueurs doivent se contenter d'évoluer au mieux en semi-professionnel (voir statut des joueurs sous contrat fédéral pour la France).

Pratiquer le football implique une activité physique intense et prolongée. En 90 minutes, selon son poste, un joueur parcourt entre 6 et 11 km et perd en moyenne 2 kg. Les blessures, généralement aux chevilles et aux genoux, touchent tous les types de footballeurs, professionnels ou amateurs, jeunes ou anciens. La mort subite, en match ou à l'entraînement, est également un phénomène touchant tous les niveaux. Les cas sont rares mais posent la question des limites physiques des joueurs avec en toile de fond l'éternel débat sur le calendrier, trop chargé. Un sportif ne peut pas être à 100% sur l'ensemble d'une saison, et la gestion du calendrier fait partie du jeu.

Le dopage est présent de longue date dans le football. De très forts soupçons planent ainsi sur l'équipe d'Allemagne de 1954 qui remporte la Coupe du monde. L'enquête lave finalement la Mannschaft qui n'aurait procédé qu'à des piqûres de glucose[76]. La position des instances qui affichent en façade leur volonté de lutter contre ce fléau est assez ambigüe. La FIFA refuse ainsi longtemps de confier à l'Agence mondiale antidopage (AMA) la gestion de cette question. Un accord est trouvé en juin 2006 avec le CIO qui demandait à toutes les fédérations internationales de parapher le code mondial antidopage. La FIFA conserve toutefois son autorité en matière de suspension[77].

Mis à part le baseball, le football est le sport collectif le plus sujet à des surprises sur un match[78]. De la victoire inattendue de West Bromwich Albion FC face à l'« Invincible » Preston North End en finale de la FA Cup 1888 à l'élimination de l'Olympique de Marseille par les amateurs de l'USJA Carquefou en Coupe de France 2007-08, l'histoire du football est marquée par de nombreux résultats étonnants. Comme le dit un adage sportif particulièrement adapté au football : « sur un match, tout est possible ». Cette possibilité laissée aux « petits » de triompher des « grands » est l'un des attraits du football.


Environnement des joueurs
Les premiers joueurs sont principalement des étudiants. Gentlemen et ouvriers constituent la deuxième vague. On retrouve cette même évolution en dehors des îles britanniques dans de nombreux pays. Les joueurs gardent le contrôle du jeu à ses débuts, puis les dirigeants prennent l'ascendant au niveau professionnel comme amateur. Commence alors la longue période de l'« esclavage »[79] avec des joueurs liés à vie à leurs clubs et transférables selon le bon vouloir des dirigeants qui s'arrangent pour tirer les salaires vers le bas. Pour l'exemple, après quinze ans de carrière, l'international français Thadée Cisowski ne touche que 400 francs par mois en 1961[80], soit environ 30% de plus que le SMIC. Des syndicats de joueurs se forment pourtant dès le début du XXe siècle au Royaume-Uni, mais ces derniers ne parviennent pas à peser réellement sur ces problèmes[81]. La situation change dans les années 1960 avec la constitution de syndicats modernes, comme l'UNFP en France. Ces derniers militent pour une hausse des salaires, la mise en place du contrat à temps ne liant plus à vie le joueur et le club et une amélioration des conditions de retraite. Les clubs et autres organismes dirigeants ne prennent pas au sérieux ces revendications, puis doivent céder. Le contrat à temps est ainsi adopté en France en 1969[82]. Le combat est mené conjointement en Angleterre depuis 1961. Le syndicat des joueurs anglais obtient quelques avantages financiers mais les clubs refusent d'accorder la formule du contrat à temps. Billy Bremner publie un texte fameux au début du printemps 1974 resté sous le nom de « L'esclave blanc » : « Il n'y a pas de raison de faire de discrimination entre les hommes et les footballeurs. »[83] Le gouvernement anglais intervient dans la foulée (avril 1974) en dépêchant des observateurs à Paris auprès de la FFF, de la Ligue et de l'UNFP pour évaluer le système du contrat à temps[84]. Il faut toutefois attendre 1978 pour voir l'Angleterre adopter le contrat à temps[85]. Ce type de contrat se généralise ensuite. Les nations de l'Europe de l'Est conservent ainsi les droits sur leurs joueurs à vie jusqu'à la chute du système communiste. Des lois interdisaient même tous transferts de joueurs à l'étranger ou limitaient cette possibilité, comme en Yougoslavie pendant les années 1980, aux joueurs de plus de 27 ans.

Depuis les années 1970, les « esclaves » se sont progressivement transformés en « mercenaires »[86]. Conseillés par des agents, ils jouent désormais avec les lois de l'offre et la demande pour tirer les salaires vers le haut. La profession d'agent de joueur est réglementée en France depuis 1992 par la loi et au niveau mondial par la FIFA depuis 1995 après de nombreux abus constatés[87]. Le mouvement s'amplifie avec l'adoption de l'arrêt Bosman du 15 décembre 1995 qui abolit les frontières dans la Communauté européenne. Avant cet arrêt, le nombre des joueurs étrangers évoluant en club est fixé par les Ligues et les Fédérations, entre zéro et trois, selon les pays et les époques.

Les transferts ont toujours existé dans le football et ils donnent rapidement lieu à une certaine surenchère. Le Britannique Alf Common est le premier joueur transféré pour 1000£ (1905)[88]. Le record actuel est détenu par le transfert de Zinedine Zidane de la Juventus vers le Real Madrid en 2001 pour 76 millions d'euros[89]. La période des transferts est harmonisée depuis 1997 à deux périodes dans l'année : l'intersaison (deux mois en Europe du 1er juillet au 31 août) et à mi-saison (du 1er janvier au 31 janvier). Le règlement de 1997 prévoit également de rémunérer les clubs formateurs, jusque-là totalement oubliés[90].


Arsène Wenger, actuel manager d'Arsenal FCL'entraîneur apparaît vers la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne. Il remplace alors le capitaine dans nombre de ses fonctions, de la sélection des joueurs à la direction des séances d'entraînement. De nombreux joueurs deviennent entraîneur ; toutefois, le statut d'entraîneur est encadré dans certains pays comme la France par des obligations de diplômes. Ces diplômes et formations spécifiques apparaissent en France dès les années 1920, mais ils ne deviennent incontournables qu'au début des années 1970 sous la pression de Georges Boulogne[91], notamment. L'entraîneur peut de plus cumuler des fonctions sportives et administratives. On l'appelle alors manager. C'est le statut normal de la majorité des entraîneurs officiant en Angleterre tandis que dans les pays latins, les dirigeants gardent la main sur les aspects administratifs. Certains dirigeants n'hésitent d'ailleurs pas à intervenir dans les choix techniques, du recrutement à la composition d'équipe en passant par les options tactiques.


Évolutions tactiques
Article détaillé : Dispositifs tactiques en football.

Dispositif tactique en « WM »Des années 1880 à 1925, la pièce essentielle d'une équipe est son avant-centre qui constitue la pointe d'une formation où figure cinq attaquants, trois milieux et deux défenseurs. Les attaquants doivent être puissants car le hors-jeu est signifié si moins de trois joueurs se trouvent entre la ligne de but adverse et celui qui reçoit une passe. Le passage de trois à deux joueurs pour un hors-jeu change en profondeur le jeu. On passe de 4700 buts marqués par saison dans les deux divisions de League anglaise à 6373 dès l'entrée en application de cette modification[92]. L'entraîneur Herbert Chapman met au point une tactique innovante, dite en « WM », c'est-à-dire trois défenseurs, deux milieux, deux inters (milieux offensifs) et trois attaquants[92]. Les quatre joueurs du milieu de terrain constituent le carré magique[93], marquant la montée en puissance du poste de milieu offensif (ou inter) dont le rôle est d'alimenter l'avant-centre en ballons.

Le WM règne en maître absolu jusqu'en 1953 et la fameuse défaite des Anglais à domicile face aux Hongrois, qui évoluent déjà en 4-2-4. Avant le triomphe des 4-2-4, 4-3-3 et autres 4-4-2, les Suisses, les Français et les Italiens mettent au point des tactiques basées sur la défense : le « verrou suisse » (ou « verrou Rappan » du nom de l'entraîneur-joueur autrichien qui met en place ce système au Servette de Genève en 1932[94]), le « béton » (initié par Robert Accard au début des années 1930 au Stade français[95] et pratiqué notamment par Charleville en 1936[96]) et le « Catenaccio ». Ces tactiques sont notamment affinées après la Seconde Guerre mondiale par Helenio Herrera et déclinées dans de nombreux pays, donnant par exemple naissance au « Riegel » en Allemagne. L'innovation principale de ce dispositif tactique est la création du poste de libéro nommé verrouilleur ou bétonneur à l'origine. Il se place derrière la ligne de défense, généralement de trois puis quatre joueurs, et a pour tâche de colmater les brèches.


Dispositif tactique en « 4-4-2 »En 1958, l'équipe du Brésil remporte sa première Coupe du monde en s'appuyant sur un effectif hors norme et un dispositif tactique en 4-2-4. C'est une forme de compromis entre les stratégies offensives et défensives. Nouvelle évolution tactique des Brésiliens en 1962, avec un dispositif en 4-3-3, où l'ailier gauche, Mario Zagallo, est reconverti en milieu de terrain[92]. Ces tactiques plutôt offensives se retrouvent toutefois à la peine face à des formations très rigoureuses, tels l'Inter Milan en Europe ou le Peñarol en Amérique du Sud. L'Allemagne échoue aussi de peu en Coupes du monde 1966 et 1970 en pratiquant un béton très strict.

La disposition tactique n'est rien sans animation du jeu. La vitesse tient ici un rôle prépondérant. Sur le principe du passing, Bill Shankly à Liverpool FC et José Arribas au FC Nantes (jeu à la nantaise) développent une animation de jeu très rapide dès le début des années 1960, générant d'inévitables erreurs. Ces dernières doivent être compensées par un collectif soudé, ne rechignant pas à effectuer des tâches défensives ou offensives, selon les besoins de l'équipe. C'est le « football total » prôné par Rinus Michels à l'Ajax Amsterdam au début des années 1970.

Par convention, on attribue un style physique au football du Nord de l'Europe et un style plus technique aux Latins. C'est un cliché, mais cette opposition presque philosophique entre le réalisme et le spectacle marque durablement les débats stratégiques. Ainsi, le jeu du Stade de Reims développé dès la fin des années 1940 et qui enchante les foules françaises et européennes jusqu'à la fin des années 1950, est taxé de « latin » car il est axé sur la technique et le jeu de passes. Gabriel Hanot détestait le « petit jeu » des Rémois lui préférant un jeu plus physique, « à la Britannique ». La presse spécialisée française se déchire dans ces débats jusqu'au début des années 1970. L'Équipe et France Football étaient partisans de l'efficacité ; Miroir du football défendait le football spectacle.

Le football moderne est plutôt réaliste en s'appuyant avant tout sur une solide assise défensive. On assiste à la mise en place de dispositifs en 5-3-2, 4-5-1 et 5-4-1 avec des joueurs de couloirs remplaçant les ailiers d'autrefois.


Joueurs emblématiques

Pelé, considéré comme le meilleur joueur de tous les temps.Tout au long de son histoire, le football a compté un grand nombre de joueurs d'exception. Il n'est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Footballeur par pays pour en avoir une liste plus complète. Parmi ces joueurs emblématiques, ce chapitre distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en terme de nombre de sélections et de titres remportés avec le club ou avec la sélection nationale. Par leur activité, ils couvrent la période 1894-2008. Le football possède ses héros depuis la fin du XIXe siècle. Certains de ces joueurs sont aujourd'hui tombés dans l'oubli, mais ils furent pourtant salués en leurs temps comme les plus brillants pratiquants du jeu. Le FIFA 100, liste des 125 plus grands footballeurs vivants dressée par l'ancien international brésilien Pelé, ne s'intéresse pas à ces grands anciens. Certaines nations honorent leurs anciens, comme l'Angleterre qui a mis en place en 2002 l'English Football Hall of Fame.

Chez les gardiens de but, l'Espagnol Ricardo Zamora[97] (1901-1978) et l'Autrichien Rudi Hiden (1909-1973) sont considérés comme les meilleurs portiers des années 1930. Le Russe Lev Yachine (1929-1990), l'Anglais Gordon Banks (1937-) et l'Italien Dino Zoff[98] (1942-) s'imposent après la Seconde Guerre mondiale.

L'Autrichien Gerhard Hanappi (1929-1980), l'Allemand Franz Beckenbauer[99] (1945-) et l'Italien Franco Baresi (1960-) sont emblématiques des systèmes défensifs qu'ils pratiquèrent avec intelligence, tandis qu'au milieu de terrain l'Uruguayen José Andrade (1901-1957), l'Italien Giovanni Rivera (1943-), le Néerlandais Johan Cruijff[100] (1947-), l'Argentin Diego Maradona[101] (1960-) et les Français Raymond Kopa (1931-), Michel Platini[102] (1955-) et Zinedine Zidane (1972-) allièrent au mieux créativité, technique et efficacité.

Chez les attaquants, le Gallois Billy Meredith (1874-1958), l'Autrichien Matthias Sindelar (1903-1939), l'Uruguayen Pedro Petrone (1905-1964), les Italiens Giuseppe Meazza (1910-1979) et Silvio Piola (1913-1996), les Brésiliens Leônidas da Silva (1913-2004), Garrincha[103] (1933-1983) et Pelé[104] (1940-), les Français Larbi Benbarek (1914-1992) et Just Fontaine (1933-), l'Anglais Stanley Matthews (1915-2000), les Argentins Ángel Labruna (1918-1983) et Alfredo Di Stefano (1926-), les Hongrois Ferenc Puskás[105] (1927-2006) et Sándor Kocsis (1929-1979), les Allemands Uwe Seeler (1936-) et Gerd Müller[106] (1945-), le Portugais Eusébio[107] (1942-) et le Néerlandais Marco van Basten (1964-) furent parmi les plus efficaces. Le joueur ayant inscrit le plus grand nombre de buts en match officiel est l'Autrichien Josef Bican (1913-2001) (804) devant les Brésiliens Romário (1966-) (771) et Pelé (765)[108]. Les deux joueurs brésiliens fêtèrent pourtant en grande pompe leur 1000e but, en prenant aussi en compte les buts inscrits en match amical en club.

Chaque année, plusieurs titres de meilleurs joueurs sont décernés. Les plus prestigieux de ces honneurs sont le Ballon d'or France Football, créé en 1956, le Joueur FIFA de l'année (depuis 1991), le Ballon d'or africain (depuis 1970) et le Meilleur joueur sud-américain de l'année (depuis 1971).


Compétitions

Compétitions de clubs

Compétitions nationales

La FA Cup.Avant l'émergence des premières compétitions officielles, le calendrier des clubs est uniquement constitué de matches amicaux. Aujourd'hui ce type de rencontres encore très prisé jusqu'aux années 1960 est devenu anecdotique. Elles ont dû s'effacer devant la multiplication des épreuves. Pourtant, en 1871, certains clubs anglais furent dans l'impossibilité de s'inscrire à la première édition de la FA Cup ; leurs calendriers étaient déjà complets[109]. À la recherche de stabilité, les clubs anglais mettent en place un premier championnat en 1888-1889. Les deux éléments de base du calendrier sont en place : le championnat et la coupe.

La plupart des pays comptent en effet deux types de compétitions : le championnat national, qui constitue la compétition nationale majeure, et la ou les coupes nationales dont le nombre varie suivant les pays. En Angleterre, Espagne et France, notamment, la Coupe nationale a vu le jour avant le championnat. Aussi, la FA Cup, la Copa del Rey ou la Coupe Charles Simon, possèdent une aura particulière. En revanche, la Coppa Italia qui est créée après l'émergence du championnat de Série A n'est pas une compétition très prisée par les tifosi et les clubs italiens. En Amérique du Sud, l'idée de coupes nationales est très peu répandue. Il existe également des coupes dites de la Ligue, rassemblant dans certains pays les seuls clubs professionnels. C'est l'Écosse qui introduit cette innovation en 1947 (Scotland League Cup).

Les championnats restent les juges de paix car ils permettent d'évaluer la valeur d'un club sur la distance d'une saison complète. Certains clubs irréguliers qui peuvent exceller en coupes remportent difficilement des titres de champion, et inversement. Des clubs réguliers peuvent peiner face aux joutes particulières qu'impliquent des matches de coupe, au terme desquels un des deux protagonistes sera définitivement écarté de la compétition.

Le champion est généralement désigné à la fin de la saison en additionnant les points remportés tout au long de la saison. Jadis, une victoire rapportait deux points, un match nul un point et une défaite aucun point. Depuis les années 1980, les championnats ont progressivement adopté le système de la victoire à trois points pour donner une prime à la prise de risque. Certains championnats ne s'achèvent pas au terme de la saison dite régulière. Le champion est alors désigné après des play-offs impliquant les clubs les mieux classés. Ce système typique des sports américains est rare en football, mais il est par exemple en usage aux États-Unis. En 2008-2009, le championnat de Belgique adopte le système des play-offs avec une élite passant de 18 à 16 clubs[110].


Ancien et nouveau trophée du championnat d'AllemagneAutre différence majeure avec le système classique américain, la possibilité de monter et de descendre de division. Quand la Division 2 anglaise est créée en 1892, les clubs de l'élite refusent tout d'abord de renoncer à leur privilège d'évoluer en Division 1. Small Heath, champion de D2 en 1892-93, n'est ainsi pas promu en D1. Le système dit de promotion/relégation automatique est mis en place en 1899[111] après une période de transition avec match de barrages entre les premiers de D2 et les derniers de D1. La League reste toutefois longtemps hostile à toutes promotions automatiques avec les ligues dites « Non-League » (en dehors de la League). Un vote des clubs professionnels détermine alors le sort du dernier de la dernière division de la League et décide de le remplacer ou pas par le champion du championnat semi-professionnel[112]. En 1986, la League accepte la création d'un système de promotion/relégation automatique avec la Conférence (niveau D5). La France effectue cette évolution dès 1970 avec la mise en place d'un système pyramidal des championnats après avoir utilisé le système de ligue professionnelle fermée de 1932 à 1970. Quelques clubs amateurs deviennent professionnels au cours de cette période, mais ces promotions n'avaient rien à voir avec les résultats enregistrés sur le terrain. À la recherche de grandes villes pour héberger des clubs professionnels, la Ligue essuya même des refus de certains clubs et municipalités, Dijon au premier chef[113]. Dans quelques rares pays comme les États-Unis, il n'existe pas de système de promotion/relégation (automatique ou pas) entre les différents niveaux.

Contrairement au modèle anglais, les championnats sont généralement créés sur des bases régionales avec des play-offs opposant les différents champions régionaux en fin de saison afin de désigner un champion national. Ce système reste notamment en usage en France de 1894 à 1919[114], aux Pays-Bas de 1897 à 1956[115], en Italie de 1898 à 1929[116], et en Allemagne jusqu'en 1963[117], date de création de la Bundesliga.

Dans nombre de pays d'Amérique latine, les championnats se tiennent selon la formule d'ouverture et de clôture sacrant deux champions chaque année. Au Brésil, en revanche, les compétitions se tiennent sans ce doublon. Le championnat national est relativement récent (1971) et les championnats d'État qui se disputent durant les premiers mois de l'année gardent une aura importante. Contrairement aux pays sud-américains, le Brésil dispose d'une coupe nationale, la Copa do Brasil, créée en 1989.


Compétitions internationales
Les premières compétitions internationales inter-clubs sont des tournois se tenant généralement pendant les fêtes de Pâques ou de fin d'année. Citons ici l'un des plus anciens, le Challenge international du Nord qui oppose chaque année des clubs français et belges principalement entre 1898 et 1914. Les tournois de ce type sont très nombreux. Certains d'entre eux restent dans les mémoires en raison du plateau d'équipes présentes. C'est notamment le cas de la Coupe des Nations 1930 jouée à Genève (Suisse) et le Tournoi international de l'Exposition Universelle de Paris 1937 qui rassemblent les principaux clubs du Vieux contient.

Le lien entre ces tournois et les actuelles compétitions continentales est assuré en Europe par la mise en place d'épreuves internationales régionales. Les clubs de l'Europe centrale s'affrontent ainsi chaque année depuis 1927 dans la Coupe Mitropa tandis que la Coupe Latine (1949-1957) implique les champions d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de France.


Le trophée de la Ligue des Champions de l'UEFALe développement du transport aérien et l'installation de systèmes d'éclairage pour les matches en nocturne, joués en semaine, rendent possibles la création des compétitions continentales modernes. La Coupe des Clubs Champions Européens (actuelle Ligue des Champions de l'UEFA) est initiée à Paris par le quotidien sportif L'Équipe[118]. La première édition a lieu en 1955-56. Jadis réservée aux seuls champions nationaux, la « C1 » connaît une mutation progressive durant les années 1990 pour s'ouvrir à certains vice-champions et même les troisièmes et quatrièmes des meilleures nations. Les Coefficients UEFA qui prennent en compte les résultats cumulés sur les cinq dernières saisons servent à établir une hiérarchie objective attribuant aux nations un certain nombre de clubs participants. Outre la Ligue des Champions, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe (ex C2), la Coupe UEFA (ex-Coupe des villes de foires) (C3), la Coupe Intertoto et la Supercoupe de l'UEFA sont les autres épreuves organisées par l'UEFA.

Sur le modèle européen, les autres confédérations se dotent de compétitions similaires telles la Copa Libertadores (depuis 1960) en Amérique du Sud, la Ligue des Champions de la CAF (depuis 1964) en Afrique ou la Ligue des Champions de l'AFC (depuis 1967) en Asie. Les vainqueurs de la C1 européenne et de la Copa Libertadores se rencontrent entre 1960 et 2004 pour la Coupe Intercontinentale. Afin d'ouvrir les autres continents à ces épreuves inter-clubs du plus haut-niveau, la FIFA met en place, non sans mal, une Coupe du monde des clubs. Une première édition se tient en 2000, puis l'épreuve devient annuelle en 2005.


Compétitions d'équipes nationales

L'Argentine remporte la Coupe du monde en 1978Le British Home Championship (1883-1984) est la première compétition opposant des équipes nationales. Le projet d'une Coupe du monde figure dans les projets de la FIFA depuis sa création en 1904. Elle voit finalement le jour en 1930, sous la pression de la montée en puissance du tournoi olympique de football. Avec la professionnalisation du football en dehors des îles britanniques dès les années 1920-1930, les équipes nationales présentent au Jeux ne sont plus les équipes A, mais des sélections olympiques comptant uniquement des joueurs amateurs. Les nations de l'est, officiellement amateurs, dominent les tournois olympiques après la Seconde Guerre mondiale. En 1992 le CIO autorise les professionnels à s'aligner aux Jeux mais la FIFA refuse d'y envoyer les équipes A. Les équipes en présence sont les espoirs (moins de 21 ans au début de la phase éliminatoire, plus d'un an avant les JO ; le CIO nomme ces formations de « moins de 23 ans ») renforcés par trois joueurs de plus de 23 ans[119]. Certaines sélections n'utilisent pas cette dernière option et se contentent d'envoyer aux Jeux leurs équipes espoirs.

La Coupe du monde, qui se tient tous les quatre ans, est la compétition phare du calendrier. Elle est créée par Jules Rimet, alors président de la FIFA. 32 sélections nationales prennent part à la phase finale dont la prochaine édition est programmée en 2010 en Afrique du Sud. Elles sont qualifiées au terme de phases qualificatives du ressort des confédérations qui se tiennent durant les deux saisons précédant la phase finale. Avant l'édition de 2010, sept sélections ont remporté au moins une fois la Coupe du monde : le Brésil (5 fois), l'Italie (4), l'Allemagne (3), l'Argentine (2), l'Uruguay (2), l'Angleterre (1) et la France (1).

Les confédérations organisent également des épreuves continentales : Championnat d'Europe des nations, Coupe d'Afrique des nations, Gold Cup, Coupe d'Asie des nations et Copa America.

Créée en 1992, la Coupe des Confédérations a lieu tous les quatre ans depuis 2005. Elle oppose le vainqueur de la Coupe du monde en titre et le vainqueur de la Coupe continentale de chaque confédération.

Ce schéma est valable pour les seniors masculins, mais il existe le même type d'organisation pour les catégories de jeunes (coupe du monde de football des moins de 20 ans, notamment) et les féminines.


Football féminin
Article détaillé : Football féminin.

Genèse du football féminin
Article détaillé : Débuts du football féminin.

Une jeune gardienne de butLes femmes jouent au football depuis la fin du XIXe siècle en Angleterre et en Écosse[120]. La France met en place le premier championnat national juste après la Première Guerre mondiale[121]. Les recettes sont telles que les joueuses sont rémunérées via la pratique de l'amateurisme marron[122]. Le tir de barrage contre la pratique du football par les femmes s'intensifie[123] et le décès d'une joueuse, Miss C.V. Richards, en plein match en 1926 renforce les tenants de l'interdiction. Henri Desgranges (L'Auto) est plus radical encore dès 1925 : « Que les jeunes filles fassent du sport entre elles, dans un terrain rigoureusement clos, inaccessible au public : oui d'accord. Mais qu'elles se donnent en spectacle, à certains jours de fêtes, où sera convié le public, qu'elles osent même courir après un ballon dans une prairie qui n'est pas entourée de murs épais, voilà qui est intolérable! »[124]. Les instances masculines refusent déjà d'admettre depuis le début des années 1920 des licenciées féminines et elles doivent s'organiser en fédération indépendante des deux côtés de la Manche. Le championnat de France de football féminin, où brilla notamment le Fémina Sport, s'arrête en 1933[125]. Pourtant favorable au sport féminin, le Régime de Vichy « interdit rigoureusement » la pratique dans l'Hexagone en 1941. Le football est jugé « nocif pour les femmes »[126].

Presque anecdotique, la pratique perdure après la Seconde Guerre mondiale mais il faut attendre la seconde moitié des années 1960 pour assister au renouveau du football féminin : en 1969-1970, les fédérations anglaise, française et allemande reconnaissent ainsi le football féminin[127]. On recense 2170 licenciées à la FFF pour la saison 1970-71, puis 4900 la saison suivante[128].

Au niveau international, une première Coupe d'Europe est organisée en 1969[129]. Elle met aux prises l'Angleterre, le Danemark, la France et l'Italie. Le football féminin n'étant pas reconnu officiellement par la FIFA et l'UEFA, cette compétition est « non officielle ».

Au niveau mondial, la première Coupe du monde est jouée dès juillet 1970[130]. C'est encore une compétition « non officielle ». Après de multiples organisations de ce type, l'UEFA (1984)[131] puis la FIFA (1991)[132] conviennent qu'il faut mettre en place des compétitions « officielles », Coupe du monde de football féminin et Championnat d'Europe de football féminin notamment.


Football féminin moderne

Mia HammSuite au renouveau du football féminin qui débute à la fin des années 1960, cette discipline peut organiser des compétitions calquées sur le modèle masculin avec des championnats nationaux, des épreuves internationales de clubs et d'équipes nationales. En Europe, ce mouvement est encadré par les fédérations nationales tandis qu'aux États-Unis, c'est le sport scolaire et universitaire qui rend possible cette évolution. L'adoption le 23 juin 1972 du Title IX permettant de financer le sport féminin scolaire et universitaire américain est déterminant[133] ; le football féminin en profite pleinement même si la pratique à haut niveau se limite seulement à quelques universités, North Carolina Tar Heels au premier chef. Disposant d'une base de joueuses considérable de plusieurs millions de pratiquantes (plus que toutes les nations de l'UEFA réunies), il est logique de voir émerger une équipe nationale américaine de premier plan qui remporte deux Coupes du monde en 1991 et 1999 et deux médailles d'or et une d'argent lors des trois tournois olympiques (1996-2004). Contrairement à sa version masculine, le tournoi olympique féminin met en présence les meilleures formations, sans conditions d'âge et s'impose dès sa première édition en 1996 comme l'un des rendez-vous majeurs du calendrier.

L'Europe et l'Amérique du Sud ne restent pas inactives, mais décident d'appliquer les mêmes schémas que ceux suivis par les pratiquants masculins. Les fédérations mettent ainsi en place des compétitions nationales dont le niveau s'élève progressivement, puis intègrent à leurs sélections nationales une composante féminine. La Norvège, vainqueur de la Coupe du monde 1995 et deux fois championne d'Europe en 1987 et 1993, et l'Allemagne, quatre fois championne d'Europe de 1989 à 1997, en s'appuyant sur des bases de joueuses plus nombreuses, dominent la fin du XXe siècle. La Norvège connaît ensuite un net recul dans la hiérarchie suite à la montée en puissance d'autres nations comme l'Angleterre, la Suède ou la France en Europe, le Brésil en Amérique du Sud et la Chine en Asie, tandis que l'Allemagne s'impose comme référence mondiale en remportant les Coupes du monde 2003 et 2007 et deux nouveaux titres européens en 2001 et 2005. La FIFA publie quatre fois par an un classement des meilleures équipes nationales de football féminin, et ce classement est dominé par les États-Unis et l'Allemagne.


Match international de football féminin (Brésil-États-Unis, finale des Jeux Panaméricains 2007)Au niveau des clubs, des intérêts privés américains organisent le premier championnat professionnel féminin en 2001 : la Women's United Soccer Association (WUSA). Huit franchises rassemblant les meilleures joueuses du monde, et pas seulement américaines, s'affrontent pendant trois saisons. À la fin de l'édition 2003, la Ligue cesse ses activités en raison d'importants déficits financiers. Depuis lors, les meilleures compétitions de clubs se disputent en Allemagne, en Suède ou en Angleterre, où les joueuses évoluent comme semi-professionnelles. À noter qu'en France, le statut de joueur fédéral (semi-professionnel), pourtant possible pour des joueurs masculins évoluant jusqu'en Division d'Honneur (D6), n'est pas autorisé pour les joueuses, mêmes internationales. L'Olympique lyonnais a toutefois mis sur pieds une équipe féminine fanion semi-professionnelle depuis l'incorporation de la section féminine du FC Lyon au sein de l'OL en 2004[134]. De même, les médias français ne donnent que peu d'espace au football féminin[135], tandis que les clubs de l'Hexagone trainent des pieds pour mettre en place des équipes féminines. Outre-Rhin, la situation est toute différente. La Fédération allemande annonce ainsi en avril 2008 avoir dépassé le cap du million de licenciées féminines[136] ; en France, on ne compte que 60 521 licenciées féminines au 1er juillet 2007[137]. Sur les 301 000 clubs recensés dans le monde par la FIFA, 26 000 comptent au moins une équipe féminine[1].

Les meilleurs clubs européens se rencontrent chaque saison depuis la saison 2001-2002 en Coupe UEFA féminine. Les clubs allemands et suédois dominent les palmarès, mais la section féminine d'Arsenal FC (Angleterre) est tenante du trophée. Il existe également des tournois internationaux mettant en présence les meilleures sélections nationales comme l'Algarve Cup qui se dispute chaque année au Portugal depuis 1994.

Joueuses licenciées (en milliers, au 1er juillet 2006)



Stades
Article détaillé : Stade de football.

Du terrain de jeu au stade

Le terrain de jeuLes terrains de cricket restant déserts pendant l'hiver, ils sont utilisés au début de l'histoire du jeu. Ceux qui peuvent disposer d'installations de cricket comprenant également des vestiaires et des tribunes sont toutefois minoritaires. Il faut le plus souvent se contenter de jouer sur un terrain plus ou moins bien tracé et de se changer au café du coin. Certains matches drainent toutefois très vite une affluence certaine, et les premières tentatives d'entrées payantes se font en Angleterre dès les années 1860. Sur le continent européen, les vélodromes jouent le rôle des terrains de cricket au Royaume-Uni.

Passé l'étape du simple pavillon destiné à accueillir les membres du bureau et leurs invités puis l'installation de praticables couverts ou pas autour du terrain pour les autres spectateurs, les premiers stades sont principalement en bois, mais les dimensions des tribunes, toujours plus imposantes, nécessitent bien vite le recours à une armature métallique. Parmi les principaux architectes initiant cette évolution, citons l'emblématique Archibald Leitch qui opère de 1904 à 1939.

Après la Seconde Guerre mondiale, les stades connaissent de nombreuses révolutions, du toit cantilever (sans poteaux de soutien au milieu des tribunes) à la construction de systèmes d'éclairage pour les matches en nocturne. Les premières expériences de matches joués à la lumière des projecteurs datent de 1878, mais ce type de rencontres, interdit en Angleterre de 1930 à 1950, reste marginal jusqu'après la Seconde Guerre mondiale[138]. L'éclairage est seulement de quelques centaines de lux, mais la télévision exige au moins 800 lux pour filmer correctement les rencontres. Cette demande pressante de la télévision et les progrès réalisés au niveau des systèmes d'éclairage permettent désormais aux meilleurs stades de disposer d'au moins 1500 lux.


Stade du 7 novembre (banlieue de Tunis)Le terrain de jeu connaît également des changements avec la mise en place de systèmes de chauffage pour éviter le gel du terrain ou même l'adoption de surfaces de jeu plus ou moins artificielles. La pelouse naturelle reste toujours la plus courante. Quelques clubs anglais installent des revêtements totalement artificiels comme QPR, Luton, Preston et Oldham dans les années 1980, mais la FA freine ces expériences sans toutefois parvenir à les interdire[139]. Même remarque au niveau de la FIFA qui ne recommande pas cette surface mais qui ne l'interdit pas. En revanche, ce type de revêtement reste longtemps proscrit par la FIFA en phase finale de Coupe du monde. Lors de la Coupe du monde 1994 disputée aux États-Unis, les stades ont dû tous être dotés de pelouse naturelle, Pontiac Silverdome à Détroit (Michigan) et Giants Stadium (New Jersey) au premier chef. Suite aux modifications des tests de certification de la FIFA (2001)[140], il est désormais possible d'utiliser un terrain artificiel en phase finale de Coupe du monde. Toutefois, jamais le cas ne s'est produit.


Confort et sécurité

La Südtribüne du Signal Iduna Park de DortmundLe confort et la sécurité des spectateurs restent longtemps une notion anecdotique pour les architectes et les dirigeants, qui cherchent seulement à rentabiliser au maximum leurs enceintes. Malgré la multiplication des drames et accidents, les autorités prennent tardivement conscience de ce problème. L'UEFA réagit après le Drame du Heysel (1985), mais le football anglais, pourtant concerné au premier chef par les morts du Heysel, ne modifie sa politique qu'après le Drame de Sheffield (1989) avec la mise en application du « Rapport Taylor », bannissant notamment les places debout en Angleterre[141]. L'Allemagne, qui s'était refusée à diffuser en direct les évènements du Heysel, lance une réflexion de fond sur ces problèmes à cette période. Elle donne ses fruits à l'occasion de la Coupe du monde 2006, avec des enceintes intégrant pleinement les besoins de confort et de sécurité. À noter le maintien d'une tribune avec des places debout au Signal Iduna Park de Dortmund : la fameuse Südtribüne qui, avec ses 25 000 places debout, est la plus importante tribune d'Europe. Ce maintien fut négocié par les supporters. Le fameux « Kop » d'Anfield (Liverpool) n'eut pas cette chance. Conçue en 1906 pour accueillir 30 000 spectateurs, la capacité de cette tribune est réduite une première fois en 1970 à 25 000 places suite à un incident lors d'un match européen entre Liverpool FC et l'Ajax Amsterdam en décembre 1966 : les secours avaient été incapables de se déplacer en tribune[142]. La dernière partie avec des spectateurs debout se joue le 1er mai 1994 devant 16 480 kopites. Depuis lors, le Kop compte 12 277 places assises.

Les pays latins, France incluse, restent étrangement à l'écart de ces débats. Même le Drame de Furiani (1992) ne provoque pas en France de prise de conscience, et aujourd'hui encore, nombre d'enceintes utilisées par les professionnels ne répondent pas aux critères minimum de sécurité. Les troubles de la saison 2006-2007 en Italie ont ainsi mis en lumière le grave déficit dans ce domaine des stades italiens[143]. De très lourds investissements étaient nécessaires pour mettre ces stades à niveau, mais certaines nations n'ont pas jugé utile d'y procéder. La France avait pourtant l'occasion de le faire en 1998 en organisant la Coupe du monde, mais elle a préféré concentrer ses efforts sur le seul Stade de France plutôt que de profiter de cette opportunité pour s'équiper. La Ligue a bien tenté de mettre en place dans les années 1990 des critères minimum en matière de stades pour évoluer en professionnel, mais elle est déboutée le 20 novembre 2003 par le Conseil d'État, sollicité par le Ministère des sports, hostile aux critères : il est impossible à la Ligue française de ne pas admettre un club en professionnel en raisons d'installations non conformes[144].


Le nouveau Wembley StadiumAinsi, l'Angleterre et l'Allemagne proposent aujourd'hui aux spectateurs de prendre place dans des stades modernes, et les moyennes de spectateurs y atteignent des sommets historiques. En France et en Italie, les enceintes ont au moins une génération de retard, et les affluences stagnent en France et plongent en Italie (deux fois moins de spectateurs dans les stades qu'au milieu des années 1980).

Parmi les stades les plus emblématiques, citons en Amérique le Maracanã à Rio de Janeiro, La Bombonera à Buenos Aires, le Stade Azteca à Mexico et en Europe, Wembley à Londres, récemment reconstruit, le Stade Santiago Bernabéu à Madrid, le Camp Nou à Barcelone et San Siro à Milan. D'autres enceintes plus modernes, mais à l'histoire encore jeune, méritent également une mention comme l'Amsterdam ArenA, l'Allianz Arena à Munich et l'Emirates Stadium à Londres.

Moyennes de spectateurs en championnat[145] Saisons 1948-49 1958-59 1968-69 1978-79 1988-89 1998-99 1999-00 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07
Championnat d'Angleterre 38 792 31 878 31 569 27 499 20 553 30 580 30 707 32 821 34 448 35 464 35 020 33 890 33 864 34 363
Championnat d'Italie n.c. n.c. 28 410 32 858 29 454 30 704 29 908 29 598 26 019 25 474 25 469 25 472 21 698 18 473
Championnat d'Espagne n.c. n.c. 27 804 28 980 27 763 27 400 26 984 24 408 26 193 28 593 28 823 28 401 29 029 28 838
Championnat d'Allemagne - - 21 407 24 024 18 292 31 682 30 755 31 182 32 651 33 794 37 479 37 771 40 745 39 975
Championnat de France 9 393 8 710 6 955 11 140 10 237 19 914 22 314 23 154 21 737 19 783 20 130 21 337 21 543 21 811


Le football dans la culture populaire

Culture du football

L'écrivain Albert Camus, ancien gardien de but de football, a rendu hommage à ce sport. Article détaillé : Culture du football.
Le football, « langage universel[146] » pour certains auteurs, génère une culture spécifique avec ses codes, son vocabulaire, ses rites initiatiques et toute sa cohorte de productions artistiques. Du cinéma à la chanson en passant par tous les arts, le football est en effet une source d'inspiration universelle depuis plus d'un siècle. L'humaniste français Albert Camus, ancien gardien de but, rend d'ailleurs un vibrant hommage au football en déclarant : « Tout ce que je sais de plus sûr à propos de la moralité et des obligations des hommes, c'est au football que je le dois. »[147]. Camus aurait été le gardien de but idéal dans l'équipe de France des philosophes si cette dernière avait été conviée au Match de football pour philosophes des Monthy Python (1972). Raymond Aron aurait pu compléter cette formation, lui qui écrit deux mois avant le début de la Coupe du monde 1982 : « Ne boudons pas cette grande fête, non d'amitié, mais de compétition entre les nations par l'intermédiaire d'artistes fragiles. Une compétition soumise à des règles, contrôlées par des arbitres, n'est-ce pas, en dernière analyse, l'image de la seule réconciliation entre les peuples compatible avec la nature des collectivités et peut-être de l'homme lui-même[148] ? ».

Les chants tiennent une place importante dans la culture football. Clubs et équipes nationales génèrent des chansons dont certaines sont d'authentiques succès commerciaux, d'Allez les Verts ! de Jacques Monty en France au milieu des années 1970 aux multiples chants de clubs anglais édités à partir de 1971[149]. Citons Leeds United (Leeds Utd), N°10 dans les charts anglais en avril 1971[150], Good old Arsenal (Arsenal) N°16 en mai 1971[151], The blue is our colour (Chelsea) N°5 en mars 1972[152], I'm forever blowing bubbles (West Ham) N°31 en mai 1975[153], We can do it (Liverpool FC) N°15 en mai 1977[154], et Glory glory Man United (Manchester United) N°13 en mai 1983[155]. Toutefois, les supporters préfèrent généralement recycler des chants n'ayant aucun rapport avec le football. Ainsi, l'hymne emblématique des supporters est You'll Never Walk Alone depuis 1965 et son adoption par les fans de Liverpool FC et du Celtic Glasgow. Ce chant fut créé pour une comédie musicale américaine sans rapport avec le football. Certains artistes, en revanche, s'inspirent directement du phénomène football. Le groupe Queen exploite ainsi cette influence dans ses titres We Will Rock You et We Are the Champions[156].

Dans le domaine du cinéma, tous les aspects du jeu ont été explorés depuis 1911 et le premier film du genre, Harry The Footballer du Britannique Lewin Fitzhamon[157] : de la folie de certains supporters dans À mort l'arbitre de Jean-Pierre Mocky (1984, un an avant le Drame du Heysel) à la satire sociale avec Coup de tête de Jean-Jacques Annaud (1979) en passant notamment par la fresque historique avec Le Miracle de Berne (Das Wunder von Bern) de Sönke Wortmann (2003) et l'exotisme avec La Coupe (The Cup), film australo-bhoutanais de Khyentse Norbu (1999) nous racontant les aventures de deux jeunes tibétains réfugiés dans un monastère bouddhiste, qui tentent de suivre la Coupe du monde 1998 à la télévision, exemples qui illustrent encore et toujours l'universalité du ballon rond.

Dans le domaine de la peinture, on citera Les footballeurs abstraits de Nicolas de Staël, série de 25 toiles et nombre d'esquisses peintes par l'artiste au cours d'un match France-Suède en 1952 au Parc des Princes[158].

En littérature, Nick Hornby publie Fever Pitch en 1992 qui fait évoluer la perception du phénomène supporter par les Britanniques. Citons également des auteurs comme Pierre Bourgeade (Le Football, c'est la guerre poursuivie par d'autres moyens chez Gallimard en 1981) ou le plus léger René Fallet (Le Triporteur chez Denoël en 1951) sans oublier les pionniers Henry de Montherlant (1895-1972), Jean Giraudoux (1882-1944) et Albert Camus (1913-1960) qui introduisent le football dans la littérature. En Allemagne, on monte des pièces de théâtre axées sur le football : la pièce burlesque Un footballeur et un indien d'Amérique (Fussballspieler und Indianer, écrite en 1924 et montée en 1926), satire pointant déjà la place des médias dans le sport, Sous le maillot rouge et blanc (Stimmung Rot-Weiss, 1971) et La Guerre des États (Länderkampf, 1971), dénonçant les passions nationalistes engendrées par le football. La radio allemande diffuse des pièces conçues pour ce média tel Le Match (Das Fussballspiel, 1967-1969), La Balle (1974 ; brèves de comptoirs de supporters) ou Der syntetische Seler (1973).


Joueurs de SubbuteoLudique à la base, le football se décline également dans une gamme de jeux de plein air, de plateaux ou vidéo. Les plus emblématiques sont le Baby-foot et le Subbuteo. Depuis l'avènement du jeu vidéo, le football figure parmi les thèmes les plus porteurs. Le jeu vidéo de football Pro Evolution Soccer est le produit culturel le plus vendu en France en 2006[159].

D'autres produits sont liés directement au football telles les vignettes Panini que les enfants collectionnent, ou les programmes de match, qui jouent un rôle important dans les relations entre club et supporters au Royaume-Uni, notamment. De même, les paris sur les matches de football tiennent une place de choix dans le domaine des paris sportifs. Le Totocalcio italien (créé le 5 mai 1946[160]) et la Quiniela espagnole (saison 1946-1947[161]) sont de véritables institutions, sans même parler des Britanniques qui pratiquent les paris depuis l'origine du jeu et de manière plus encadrée depuis 1923[162]. La France est la dernière nation en Europe à autoriser les paris sur des matches de football (17 avril 1985[163]). Une taxe, plus ou moins lourde selon les pays, est généralement prélevée sur ces paris pour financer le mouvement sportif.

L'étude historique du football constitue un élément important de la culture foot. Tout supporter digne de ce nom est incollable sur l'histoire de « son » club. Longtemps abandonnée aux seuls journalistes qui se laissent souvent aller à l'emphase, l'histoire du football passe progressivement dans le champ des historiens. Les Anglo-Saxons sont en pointe dans ce domaine tandis que les nations latines préfèrent encore laisser la plume aux journalistes. À la fin des années 1980, l'historien français Alfred Wahl appelle de ses v½ux une évolution[164], mais les travaux d'historiens ne pèsent rien face à la communication souvent légendaire des clubs relayée par les médias.


Supporters
Article détaillé : Supporter de football.
« Le Supporter. Ne riez pas, vous en connaissez tous au moins un. Le supporter, le vrai, le vulgaire supporter qui crie, qui gueule le long de la touche est une inconsciente victime de la folie du football. Mais c'est en même temps un être bizarre autant que dangereux, d'abord parce qu'il ne supporte rien... contre son club et que le club aura beau faire, jamais il parviendra à se débarrasser de cette pieuvre qu'on nomme supporter. Pourquoi s'est-il voué à l'Union Sportive de X, plutôt qu'au Sporting Club de la même ville, il ne saurait le dire lui-même.(...)

Pendant la partie, il passe à la fois par toutes les angoisses et par les manifestations de joie les plus débordantes. Il est atterré pendant dix minutes et radieux pendant quinze autres. Les goals marqués contre "son" équipe sont toujours off-side. L'arbitre est un cochon et les linesmen sont des vendus. Et c'est fourbu, démoli, le visage décomposé qu'il se rend après le match au siège de "son" club, où il s'affale, plus fatigué que les joueurs eux-mêmes. Là, l'½il terne et brumeux, un ami lui fait bien le récit de ses récentes escapades, mais il ne daigne même pas sourire au passage le plus gai du récit. Mais voilà qu'incidemment l'ami a prononcé le nom de "son" club. Son ½il s'allume, sa main s'énerve, sa bouche, jusqu'alors dédaigneusement close, s'ouvre. Il va parler. Il parle. Et alors, il est magnifique le supporter. Il décrit ses joies, les beautés de "son" club. Les mots abondent, les métaphores se précipitent, c'est un fleuve d'éloquence qui vous culbute, vous immerge et vous entraîne dans un torrent tumultueux.

N'essayez pas de résister, abandonnez vous au contraire, car vous êtes "sa" victime. Il vous tient et ne vous lâchera que quand vous aurez reconnu que "son" club est le premier, le plus fort et le plus grand de tous les clubs de France. »

extrait de Football et sports athlétiques du 12 novembre 1910, p. 2 (article non signé)
Le football génère un vaste mouvement de soutien populaire, parfois inconditionnel : les supporters. Les fans d'un même club peuvent s'organiser en mouvements appelés groupes ou associations de supporters. Ce phénomène peut être accompagné de plusieurs dérives dont le hooliganisme.

Le phénomène des supporters existe depuis l'Antiquité[165], et avant même la codification du football, tous les bénéfices et travers de ce mouvement sont déjà bien connus. Le cricket anglais est ainsi durement touché par une vague de violence de ses supporters des années 1770 au début du XIXe siècle. Il convient toutefois de préciser que l'écrasante majorité des supporters sportifs sont pacifiques et festifs et qu'il est réducteur de traiter uniquement ce thème sous l'angle de la violence. De même, réduire le supporter à un simple consommateur de produits de merchandising est une dérive actuelle. Les autorités sportives, elles-mêmes, n'ont d'ailleurs toujours pas intégré de plein droit les supporters au sein de la « famille du foot ». Michel Platini, président de l'UEFA, a prévu de corriger cet oubli[166].

Les supporters ont pourtant un rôle déterminant dans le financement des clubs, l'animation des stades et permettent aux joueurs de se transcender. Le surnom de « douzième homme » n'est pas usurpé. Ils représentent également une forme de contre-pouvoir face aux dirigeants. Ainsi, en Angleterre et en France, des déménagements de clubs, à l'américaine, sont tentées par certains dirigeants à la recherche de meilleurs « marchés ». La pression des supporters est telle que ces déménagements purement mercantiles sont désormais interdits en France après la fusion controversée du Toulouse FC première version avec le Red Star en 1967 et exceptionnels en Angleterre : cas isolé du Wimbledon FC qui déménage à Milton Keynes en 2003 devenant le Milton Keynes Dons Football Club. En réponse à ce déménagement, les fans de Wimbledon ont créé leur propre club : AFC Wimbledon[167].

Les Rivalités dans le football touchent principalement les supporters. Les derbies et autres affiches de gala constituent des rendez-vous importants pour les fans qui rivalisent alors dans les domaines du chant ou de l'animation des tribunes (et parfois de la violence) pour prendre un ascendant sur les supporters rivaux. Les rivalités les plus spectaculaires sont en Europe celles opposant Celtic et Rangers à Glasgow, tandis qu'en Amérique du Sud le Super-Clasico Boca-River atteint des sommets dans le genre.

Les supporters se regroupent rapidement au sein de fan-clubs. Dès la fin XIXe siècle, de tels groupes existent déjà au Royaume-Uni. Ils sont généralement sous l'autorité directe du club. Ce sont des clubs de supporters dits « officiels ». L'un des principaux buts de ces associations est de collecter de l'argent pour leur club. Depuis la création du mouvement des Torcida au Brésil dans les années 1940, certains groupes de supporters deviennent indépendants du club et prétendent même mériter des subventions de sa part. C'est la base du mouvement dit « ultra ». La culture ultra est très développée en Amérique latine et commence à toucher l'ex-Yougoslavie en Europe à partir de 1950[168]. Ce mouvement se propage via l'Italie à partir des années 1960. La vague ultra atteint la France au milieu des années 1980. Si la majorité de ces groupes affiche un pacifisme réel, la violence n'est pas étrangère au mouvement ultra. Les codes utilisés ne sont toutefois pas les mêmes que ceux en usage chez les hooligans britanniques, plus individualistes, et donc totalement étrangers aux rivalités opposant certains groupes au sein de mêmes clubs. Après le drame du Heysel, le terme de hooligan devient synonyme de barbare. Un mouvement plus radical d'inspiration britannico-allemando-néerlandaise, les hools, prend pourtant le relais. Ces derniers, un peu à la manière des ultras, ont un lien moins fort avec leur club, et utilisent la violence à des fins purement privées, sans liens réels avec le club. Certains auteurs nomment du terme de hooligan tous les supporters violents, alors qu'il existe plus qu'une nuance entre un supporter lambda devenant subitement violent et une prise de tribune adverse.


Ultras bordelaisExclue des compétitions européennes suite au Drame du Heysel, l'Angleterre est la première nation à édicter des règles strictes pour lutter contre le fléau de la violence. Malgré cette volonté et l'arsenal juridique qui l'accompagne, le problème perdure en Angleterre en marge des rencontres et dans les divisions inférieures. Après avoir testé la bunkérisation des stades avec la mise en place de grillages et autres herses pour canaliser la foule, les autorités préfèrent aujourd'hui traiter le problème en amont en interdisant de stade les supporters violents permettant l'abandon d'une attitude défensive et très agressive, encore de rigueur dans de nombreuses nations, qui donnent à certains stades l'apparence de zones de guerre. Malgré des déclarations convenues sur ces thèmes, la France, qui reste relativement peu touchée par ces phénomènes violents, n'a jamais vraiment traité efficacement le problème. Clubs, police, justice et autorités politiques se renvoient la balle. En Italie, où le mouvement ultra violent est très actif, les autorités apparaissent très mal armées pour faire face au phénomène[169]. Idem en Espagne, notamment. En Amérique du Sud, où est né le mouvement ultra, on assiste depuis plusieurs décennies à une radicalisation des supporters. La répression est aussi féroce qu'inefficace avec des groupes de Barra Bravas ultra violents[170].

De même, les actions racistes de certains supporters perdurent principalement en raison du laxisme de certains dirigeants. Multiplier les opérations à base de banderoles dénonçant le racisme est une chose ; exclure durablement des stades les supporters racistes est une autre histoire. Au début du XXIe siècle, on remarque ainsi qu'une grande partie des supporters interdits de stade en France[171] ou en Belgique[172], par exemple, le sont pour des tentatives d'introduction de fumigènes dans les enceintes. Si le joueur de Valenciennes Abdeslam Ouaddou n'avait pas attiré l'attention sur le supporter messin faisant usage répété d'insultes racistes à son encontre le 16 février 2008, ce triste sire n'aurait jamais été inquiété... Il est finalement interpellé à la sortie du stade[173].


Invasion de terrainLe plus souvent pacifiques et festives, les invasions de terrains à la fin de certains matches donnant notamment un titre sont également très spectaculaires. Pour des raisons de sécurité ce type de manifestation devient rare. D'autres invasions de terrains, bien moins festives, se produisent exceptionnellement à l'occasion de certaines rencontres, en plein match. Ce fut notamment le cas lors du match France-Algérie du 6 octobre 2001 au Stade de France. Le match fut définitivement arrêté à un quart d'heure de la fin[174]. Le fair-play, c'est-à-dire accepter dignement la défaite, n'était pas de mise ce soir-là.

Après avoir compté parmi les plus violents supporters, les fans écossais ont connu une évolution positive dans les années 1970 et font figure, depuis plus de deux décennies, de supporters sympathiques, festifs et fair-play même dans la défaite[175], sauf peut-être face aux voisins anglais. Être capable d'ovationner ses joueurs alors qu'ils viennent d'être sévèrement battus est presque un tour de force pour la quasi totalité des supporters du monde entier, sauf pour les Écossais et quelques autres, comme les Danois[176]. Des études ont montré une importante différence d'âge entre les fans violents et ceux qui sont festifs : 23 ans en moyenne pour les fans anglais lors de l'Euro 1988 contre 31 ans aux Danois[177]. 15% des supporters danois étaient des femmes contre seulement 2% chez les Anglais[177]. Certains clubs disposent également de publics d'une fidélité à toute épreuve malgré des résultats médiocres depuis plusieurs générations. On citera pour l'exemple Newcastle UFC en Angleterre.


Football et médias

Presse écrite

Magazines anciens et récents traitant uniquement de football.Le football entre dans la presse généraliste puis la presse omnisports dès le XIXe siècle. Certains titres refusent toutefois de traiter de ce sport aux racines trop populaires ; The Field (créé en 1853) qui traite principalement de sports « nobles » comme le tennis, le golf, le sport hippique et la chasse n'ouvre ainsi ses colonnes au football que pour le dénigrer. Même son de cloche en France avec le quotidien L'Auto qui multiplie les unes sur le rugby mais refuse d'accorder au football sa première page jusqu'à la Grande Guerre[178].

Une presse sportive moins guindée voit le jour à l'extrême fin du siècle, et ces titres accordent une large place au football. Cette presse enregistre toujours de solides tirages au début du XXIe siècle avec des périodicités quotidennes, hebdomadaires ou mensuelles. Parmi les grands titres de la presse omnisports quotidienne, citons A Bola, O Jogo et Record au Portugal, La Gazzetta dello Sport, Tuttosport et Corriere dello Sport - Stadio en Italie, Marca et As en Espagne, Olé en Argentine et L'Équipe en France. Il faut attendre l'entre-deux-guerres pour assister à l'apparition d'une presse spécialisée. Ainsi, en France, outre l'hebdomadaire Le Football Association, organe officiel de la FFFA créé le 4 octobre 1919, le premier titre dédié exclusivement au football est l'hebdomadaire Football (1929-1944) qui affiche fièrement en en-tête « Le plus fort tirage des hebdomadaires de football du monde entier ». Ce titre fait office de référence jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. France football lui succède après la Libération.

La presse écrite joue un rôle majeur dans la médiatisation du jeu, mais également dans l'organisation de compétitions, notamment en France. Hachette est ainsi le « soutien indispensable »[179] de la fédération française lors des dix premières éditions de la Coupe de France. Le quotidien Le Petit Parisien prend le relais pour les dernières éditions de la Coupe avant la Seconde Guerre mondiale[180] et devient également le partenaire des premières éditions du championnat de France professionnel. La Coupe des clubs champions européens est créée par le quotidien français L'Équipe en 1955. Dans un premier temps, la jeune UEFA (fondée en 1954) ne s'oppose pas à cette organisation privée, mais la FIFA, redoutant la privatisation des organisations, pousse l'UEFA à prendre à son compte une épreuve dont le tirage au sort du premier tour avait déjà eu lieu[181].

Les clubs possèdent des médias écrits de longue date, programme de match au premier chef. The Celtic View[182], hebdomadaire traitant uniquement de l'actualité du club écossais du Celtic FC est édité depuis 1965. Nombre d'autres clubs se dotent ensuite d'hebdomadaires ou de mensuels ou sont traités par des titres de presse plus ou moins indépendants des clubs. L'AS Roma est à ce jour le seul club traité par un quotidien spécialisé : Il Romanista[183], dont le numéro un sort le 10 septembre 2004. Ce titre est diffusé à 10 000 exemplaires.


Médias audiovisuels
Article détaillé : Football et télévision.
La radio couvre le football dès les années 1920[184]. En Italie, la première retransmission d'un match à la radio a lieu le 6 octobre 1924[185]. En Belgique, Adrien Milecamp assure en 1927 le commentaire du premier match radiodiffusé dans le royaume (Belgique-Angleterre du 11 mai)[186]. Georges Briquet, le « roi des radio-reporters »[187] qui débute sa carrière en 1931, est la grande voix française des sports et du football jusqu'aux années 1950. C'est lui qui crée le concept des dimanches après-midi « sport et musique » juste après la Seconde Guerre mondiale[188]. L'arrivée de la télévision modifie la donne, mais ne condamne pas la radio qui s'adapte et met en place des multiplex[189] et des émissions de débats à propos de l'actualité du jeu.


Cameraman lors de la Coupe du monde 2006Le 16 septembre 1937, la BBC diffuse un match d'entraînement entre Arsenal et sa réserve[190]. Arsenal est choisi en raison de sa proximité avec les studios de télévision de l'Alexandra Palace. Mis à part des tentatives allemandes à l'occasion des Jeux Olympiques durant l'été 1936 puis du match Allemagne - Italie le 15 novembre 1936, c'est une première.

Les relations entre le football et la télévision restent longtemps conflictuelles. Matt Busby, entraîneur de Manchester United, réclame ainsi en 1957 pour ses joueurs les mêmes égards qu'ont les vedettes de cinéma : « Les footballeurs doivent être payer sur leur valeur. Pas de rétribution, pas de télévision[191]. » Cette position est adoptée en Angleterre et en France, et malgré quelques tentatives de diffusions et de crises retentissantes, les stades de football restent généralement inaccessibles aux caméras de télévision. Ceci concerne exclusivement les clubs, qui remportent finalement ce bras de fer avec la télévision durant les années 1980 (1983 en Angleterre et 1984 en France) quand les diffuseurs acceptent d'abandonner la politique du dédommagement et acceptent de payer le « spectacle football » à son juste prix. Les équipes nationales ne sont pas concernées par ce débat car les matches sont généralement retransmis depuis le début des années 1950. La Coupe du monde 1954 est la première édition couverte par la télévision[192].

Payant désormais fort cher les droits de retransmission les rencontres, certains diffuseurs deviennent exigeant en matière de calendrier notamment pour l'étalement des journées de championnat pour permettre la diffusion de plusieurs rencontres. Mais le football devient également un enjeu majeur en matière de concurrence. Les chaînes qui possèdent ces droits s'imposent comme des leaders : Sky au Royaume-Uni, TF1 et Canal+ en France.


Diffusion d'un match de football en direct et en HD dans une salle de cinéma en Angleterre.Les prix des droits sont élevés, mais les taux d'audience atteignent des records. Ainsi, sur les onze meilleures audiences de la télévision française depuis 1989 (création de Médiamat), on compte dix matches de football et un de rugby à XV[193]. De même, au niveau international, la Coupe du monde 2006 est diffusée par 376 chaînes de télévision à travers le monde pour une audience cumulée de 26,29 milliards de téléspectateurs pour 52 matches, soit une audience moyenne par match de 506 millions de téléspectateurs[194].

L'arrivée de la télévision n'a pas que des conséquences financières. La diffusion de rencontres engendre des problèmes au niveau du jeu lui-même et de sa perception par les médias et le public, en pointant notamment les erreurs d'arbitrage. Ce phénomène n'est pas nouveau. Dès les années 1950, déjà, certains matches déclenchent des vagues de protestations importantes. Le 2 mars 1960, la chaîne unique française diffuse le match retour de la Coupe des clubs champions européens : Real Madrid - OGC Nice, dont l'arbitrage douteux à l'avantage des Espagnols choque de très nombreux téléspectateurs[195]. Au lieu de jouer un rôle de médiateur, les médias français jettent de l'huile sur le feu, hier comme aujourd'hui, plaçant les arbitres dans des situations compliquées. Et du « Monsieur Foote, vous êtes un salaud ! Quel scandale cet arbitrage, c'est invraisemblable ! Jamais vu un individu pareil, il devrait être en prison et pas sur un terrain de football » lancé par Thierry Roland lors du match Bulgarie-France de 1976 à l'encontre de l'arbitre[196], aux campagnes de dénigrement systématique marquant les premières années du XXIe siècle, la télévision française s'est particulièrement illustrée par son manque de fair-play, qui englobe également le respect des décisions de l'arbitre.

Quelques clubs possèdent leur propres chaînes de télévision. Middlesbrough FC est le premier club anglais à se doter d'un tel outil. Boro TV opère de 2001[197] à 2005[198]. Parmi les autres chaînes de télévision de clubs, citons OM TV, OL TV, Inter Channel, Milan Channel, Roma Channel, Manchester United TV, Real Madrid TV et Barça TV notamment. D'autres clubs se contentent de diffuser matches, résumés et reportages via leurs sites internet.


Économie du football

Panneaux publicitaires ceinturant le Stade Bonal (FC Sochaux, France) Article détaillé : Économie du football.
Le football se transforme en business dès le milieu des années 1880 au Royaume-Uni[199]. Les importantes recettes enregistrées aux guichets permettent de financer la professionnalisation des championnats et la construction de stades. Si les maillots restent longtemps vierges de toute publicité, le stade est très vite doté de panneaux publicitaires tandis que les produits dérivés, des programmes de matches aux gadgets aux couleurs des clubs, apparaissent également dès la fin du XIXe siècle outre-Manche. Au niveau des affluences, la première saison du championnat d'Angleterre (1888-1889) affiche 4639 spectateurs de moyenne par match[200]. La barre des 10 000 spectateurs de moyenne est franchie avant la fin du XIXe siècle, celle des 20 000 avant la Première Guerre mondiale[201].

Les recettes aux guichets restent l'élément essentiel du budget des clubs jusqu'aux années 1990. Les droits payés par la télévision représentent depuis lors entre un tiers et deux tiers des budgets des clubs. La publicité constitue également un poste important des recettes, notamment depuis la fin des années 1960. La publicité sur les maillots est autorisée en France en octobre 1969 après une tentative avortée en 1968 : la Ligue voulait imposer à tous les clubs le même partenaire. Le Nîmes Olympique et l'Olympique de Marseille sont les premiers clubs professionnels français à arborer une publicité sur leurs maillots[202]. L'UEFA autorise les publicités sur les maillots en coupes d'Europe des clubs à partir de 1982, sauf pour les finales où l'interdit est levé en 1995. La FIFA interdit en revanche les publicités sur les maillots des équipes nationales.

Les clubs générant le plus de revenus (2006-2007) sont le Real Madrid (Espagne) avec 351 millions d'euros, Manchester United (Angleterre) 315,2, FC Barcelone (Espagne) 290,1, Chelsea FC (Angleterre) 283 et Arsenal FC (Angleterre) 263,9[203].

Les montants financiers sont importants et les déficits de certains clubs peuvent également atteindre des montants record. La santé financière des clubs constitue un double enjeu : assurer leur pérennité et éviter le dopage financier, c'est-à-dire acheter une équipe à crédit. La France a mis en place au milieu des années 1990 la DNCG qui a pour mission de contrôler les comptes financiers des clubs professionnels avec le pouvoir de les reléguer, d'interdire un club de promotion ou de limiter leur masse salariale. Longtemps en déficit chronique, les clubs de Ligue 1 présentent des comptes bénéficiaires depuis 2006 : plus de 42 millions d'euros de bénéfice net en 2006-2007 sur les 20 clubs de L1[204]. Souvent évoquée, une DNCG européenne reste à créer afin d'éviter certaines dérives[205]. L'introduction des clubs en bourse est une évolution récente ne touchant que quelques rares clubs. À la fin de la saison 2006-2007, 11 clubs anglais, 5 Danois, 4 Turcs, 4 Italiens, 3 Portugais, 2 Français, 1 Écossais, 1 Néerlandais, 1 Suédois et 1 Allemand étaient côtés en bourse[206].


Emirates Stadium à Londres, au nom de la compagnie aérienne EmiratesLes clubs ou collectivités propriétaires des stades ne pouvant pas faire face à certains travaux louent le nom du stade à un sponsor. Cette forme de publicité existe déjà en France avant la Première Guerre mondiale avec le Stade du Matin, futur stade olympique de Colombes, qui porte le nom du journal quotidien parisien Le Matin de 1907 à 1919[207]. En 1996, cette pratique est réintroduite par les Américains, et elle touche l'Europe à partir de 1997 avec le nouveau stade des Bolton Wanderers baptisé Reebok Stadium. La FIFA admet mal cette innovation, et à l'occasion de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, les noms des stades ne comprenaient officiellement aucun nom de sponsor alors que leur construction fut en partie financée par cette voie[208].

L'organisation de rencontres génère également toutes sortes de retombées économiques ne concernant pas directement le club ni même le monde du football. Auxerre, petite ville moyenne française, doit en grande partie sa notoriété, en France comme à l'étranger, à son équipe de football[209]. L'AJ Auxerre est un véritable ambassadeur de la ville, qui profite de plus de retombées directes en matière d'hôtellerie et d'activités accrues pour les cafés-restaurants. De même, l'organisation d'une Coupe du monde ou d'un Euro, permet à une nation (ou un binôme comme c'est le cas en Suisse-Autriche pour l'Euro 2008) de procéder à une efficace campagne de promotion et de s'équiper en stades mais aussi en moyens de transports ou en hôtels. Les conséquences sur la hausse du PNB restent discutées, mais l'Organisation mondiale du tourisme met en avant la Coupe du monde pour expliquer la hausse importante du tourisme international en Allemagne en 2006 (+9,6%)[210].


Football et politique

Enjeux locaux
Comme l'annonce clairement Alfred Wahl : « Au niveau le plus modeste, celui du village, l'association sportive constitue un champ d'affrontement entre notables car elle peut devenir un marchepied pour l'accession au pouvoir[211]. » Le match de football opposant le Dynamo de Peppone à La Gaillarde de Don Camillo dans le film Le Petit monde de Don Camillo (1951) illustre sur le ton de l'humour cette situation. L'existence de plusieurs clubs rivaux dans la même ville appartient en général au passé, notamment dans les villes moyennes. Certaines grandes cités sont parvenues à conserver plusieurs clubs de même niveau, sauf en France, où les autorités ont veillé, dès les années 1930, à appliquer la règle : « un club, une ville ». Les derniers exemples français de clubs de même niveau localisés dans la même ville sont ceux de Vannes (Vannes OC est le résultat de la fusion des deux clubs historiques de la ville en 1998) et La Roche-sur-Yon (idem pour La Roche VF en 1989). Dans ces cas, il s'agit de fusion entre un club issu d'un patronage catholique et d'un club s'affichant comme laïc. Cette opposition née en France au début du XXe siècle a masqué les oppositions classiques droite/gauche que l'on retrouve dans le reste de l'Europe continentale. En France, quand les « Rouges » affrontaient les « Blancs », il s'agissait d'un match opposant laïcs et catholiques ; ailleurs, comme dans l'exemple de Don Camillo, il était plutôt question d'une opposition gauche/droite, même si l'Église était le plus souvent derrière les clubs « Blancs ». Le seul club professionnel français issu d'un patronage catholique est l'AJ Auxerre. Son rival local, le laïc Stade auxerrois existe toujours, mais évolue en championnat de Bourgogne.

La présence d'un seul club dans une ville pose d'autres problèmes, comme la municipalisation du club, avec toutes les dérives possibles à ce niveau. Les communes possèdent généralement les installations sportives et ont longtemps eu droit de vie ou de mort sur les clubs en accordant ou en refusant des subventions. La montée en puissance des droits versés par la télévision permet aux clubs professionnels de s'émanciper un peu, mais le problème reste entier au niveau amateur.


Mur peint aux couleurs de l'Eire, du Celtic FC et du Derry City FC à Derry (Irlande du Nord)Certains clubs sont emblématiques de revendications. Le FC Barcelone ou l'Athletic Bilbao sont ainsi des symboles forts du régionalisme catalan[212] et basque. Aujourd'hui encore, il faut avoir des ancêtres basques sur plusieurs générations pour pouvoir jouer à l'Athletic Bilbao.

Les revendications religieuses ont aussi leur droit de cité dans le football. En Irlande du Nord, le principal club de Belfast, Linfield FC est composé exclusivement de joueurs protestants. Pendant longtemps, ses matches contre Cliftonville FC, club situé en plein quartier catholique, se jouaient pour raison de sécurité sur terrain neutre à Windsor Park[213]. Suite à la multiplication des incidents à domicile et à l'extérieur, le club catholique de Derry City FC joue désormais dans le championnat d'Irlande. La situation est également tendue à Glasgow entre les protestants du Glasgow Rangers et les catholiques du Celtic FC.

À l'inverse, le football peut servir d'élément de rassemblement symbolique comme ce fut le cas en France après la victoire en Coupe du monde 1998 ou en Irak en 2007 après le gain de la Coupe d'Asie des nations.


Enjeux internationaux

Dérives nationalistes
En raison de sa visibilité médiatique, le football est souvent exploité par les nationalistes de tous genres. Aucun régime totalitaire ou autoritaire n'a négligé ce moyen de propagande. Benito Mussolini a ainsi promu l'équipe d'Italie au rang de « soldats de la cause nationale[213] ». Les fascistes italiens sont pourtant clairement hostiles au football, trop anglais, à leur arrivée au pouvoir. Ils tentent ainsi de lui substituer l'ancien jeu traditionnel local de la Volata ; sans succès[214]. Les dirigeants soviétiques, à l'image de Mussolini, ne sont pas franchement férus de football, mais exploitent le filon à partir des années 1950 après avoir mis la main via l'armée, la police et le KGB sur les principaux clubs de la capitale dès les années 1920-1930[215].

En ex-Yougoslavie, le football sert également de vecteur aux revendications nationalistes. La structuration des groupes ultras dès les années 1950 favorise cette dérive[216] et la mutation en groupes para-militaires actifs (comme les Tigres d'Arkan, notamment, ultras de l'Étoile rouge de Belgrade à la base) pendant la guerre civile des années 1990[217].


Football et diplomatie
Quand le nationalisme prend le pas sur un certain « chauvinisme » sympathique, des problèmes graves peuvent apparaître dans les relations entre nations.

En 1969, un match de football marque ainsi le coup d'envoi d'une guerre qui reste sous le nom de Guerre du football ou guerre de Cent Heures. En match de barrage pour accéder à la phase finale de la Coupe du monde 1970, le Salvador s'impose 3-2 face au Honduras. Dans la foulée de cette victoire, le Salvador envahit le Honduras afin de régler un ancien conflit frontalier. Cette courte guerre fait plus de 2000 morts et ne règle pas le problème entre les voisins[218].

Des incidents frontaliers sont également signalés après la finale de la Coupe du monde 1930 entre l'Uruguay et l'Argentine, tandis que 320 morts sont recensés lors d'émeutes après un match Pérou-Argentine le 23 mai 1964[219].

Le football peut également servir de médiateur diplomatique comme ce fut notamment le cas en 1998 lors de la Coupe du monde en France à l'occasion du match du groupe F opposant l'équipe des États-Unis à celle d'Iran[220] — match remporté 2-1 par l'Iran — ou en 2002 quand la Coupe du monde se tient conjointement en Corée du Sud et au Japon. Ne voulant pas trancher entre ces deux nations historiquement rivales, la FIFA a en effet décidé, contre toute logique sportive, de leur confier l'organisation de cette Coupe du monde afin de favoriser leur réconciliation[221].


Droits de l'homme
En favorisant le dialogue entre les peuples, le sport, et le football en particulier, joue un rôle non négligeable au niveau de l'évolution des mentalités et de la progression des droits de l'homme. De la parité homme-femme, à la lutte contre le racisme et l'intolérance en passant par la liberté d'expression, le football offre un champ d'expérience mettant en lumière tantôt des avancées innovantes, tantôt des retards étranges.

Les dates de sélection des premiers joueurs noirs en équipe nationale européenne sont significatives : 1881 en Écosse (cas isolé), 1931 en France et au Pays de Galles, 1937 au Portugal, 1951 en Suisse, 1960 aux Pays-Bas, 1974 en Allemagne, 1978 en Angleterre, 1987 en Belgique, 1998 en Espagne, 2000 en Pologne et 2001 en Italie[222]. De plus, les réactions à certaines de ces premières sont difficiles pour nombre de joueurs. Viv Anderson, sélectionné en 1978 pour porter le maillot de l'équipe d'Angleterre, reçoit non seulement des menaces de mort, mais doit aussi subir tout au long de sa carrière des chants racistes descendants des tribunes. Ces derniers, tel « Everton are White », restent courants dans les stades anglais jusqu'à la fin des années 1980[223]. La situation est clairement plus paisible en France pour les Raoul Diagne et autres Larbi Ben Barek dans les années 1930.

Sous le régime communiste, le stade de football reste l'un des rares espaces où peut s'exprimer la contestation contre le régime. En effet, se déclarer supporter de tel ou tel club a alors une signification politique majeure tandis que les chants des supporters contre les clubs dirigés par le parti communiste et ses divers organes politico-militaro-industriels étaient autant de cris d'opposition au régime. Certains joueurs refusent même de jouer pour ces clubs. Eduard Streltsov, le « Pelé russe », refuse de quitter le populaire Torpedo Moscou pour le CSKA ou le Dynamo. Il effectue alors sept années de détention dans les goulags. À sa sortie, il remporte le titre de champion d'URSS 1965 avec le Torpedo en forme de pied de nez au régime[224].


Oppositions au football
Le football suscite de violentes oppositions depuis toujours. À l'époque de la soule, nombre d'ecclésiastiques menacent ceux qui pratiquent cette discipline d'excommunication[225]. Comme déjà indiqué, la bonne société anglaise n'a jamais vraiment admis cette discipline trop populaire. Le football est aussi attaqué au niveau de ses principes de jeu et est longtemps surnommé « sport de paralytiques » en France par ses opposants [226]. Nombre de pays refusent de reconnaître cette discipline à ses débuts, lui préférant le rugby et le cyclisme (France) ou la gymnastique (Allemagne). Dès 1905, pourtant, le football compte en France plus de clubs et de licenciés que le rugby, défendu bec et ongles par les élites. L'USFSA multiplie ainsi les vexations contre le football, et programme en 1911 le match international de football France-Angleterre en lever de rideau d'un match du championnat de France de rugby[227].

L'attaque la plus courante contre le football est la professionnalisation. Cette critique fait son apparition dès 1885 et l'adoption du professionnalisme en Angleterre. Les réticences sont importantes notamment en France, aujourd'hui encore, et en Allemagne jusqu'aux années 1960. Pour mémoire, le cyclisme, professionnel depuis les années 1880, n'a jamais subi ce type d'attaques en France. La FFF, elle-même, n'est pas très à l'aise avec cette situation, et refuse de reconnaître l'existence du semi-professionnalisme. Elle préfère ainsi nommer ses championnats nationaux semi-professionnels (du National au CFA2) d'« amateurs ».

Renouant avec les procès en diabolisation qui avaient cours au Moyen Âge à propos de la soule, nombre d'auteurs mettent en avant le fait que « le football est une maladie[228] ». Des auteurs comme le sociologue Jean-Marie Brohm et l'architecte-philosophe Marc Perelman[229] perpétuent cette école avec des ouvrages aux titres évocateurs : Le football, une peste émotionnelle : Planète des singes, fête des animaux (1998), Les intellectuels et le football. Montée de tous les maux et recul de la pensée (2000) ou Le football, une peste émotionnelle : La barbarie des stades (2006)[230].


Dérivés sportifs du football

La guerre des codes

Action de football australien ; comme tous les autres « football », cette version autorise l'usage des mains et les placages.La Football Association, fédération anglaise de football fondée à Londres en 1863, prend à son compte le terme générique de football. Elle comprend, il est vrai, en son sein des clubs suivant des règles très différentes ; Blackheath R.C., notamment, qui milite pour l'usage des mains et l'autorisation du placage. L'unification des règles menée par la FA, qui marque la période allant de 1863 à 1870 place Blackheath dans une position isolée. Le club londonien quitte alors la FA et part créer en 1871 la Football Rugby Union. Le nom de cette fédération est clair : fédération du football selon les règles dites de rugby. Ainsi, dès 1871, deux formes de football sont codifiées et disposent d'instances dirigeantes. Ces deux sports essaiment dans le monde entier et donnent naissance à des variantes américaine, australienne, gaélique ou canadienne. Débute alors un débat sur les noms à donner à ces différents sports.

Ces débats touchent essentiellement les Anglophones, qui utilisent deux termes pour nommer le jeu : football ou soccer. Soccer n'est officiellement en usage que dans trois pays : États-Unis, Canada et Samoa, les trois seules fédérations nationales anglophones qui reprennent le terme de Soccer et non de football dans leur nom. Ce terme argotique pour les autres Anglophones est toutefois parfois employé, notamment dans la presse. Il est ainsi d'emploi très courant en Afrique du Sud et plus rare au Royaume-Uni. À noter qu'aux États-Unis, le terme soccer remplace progressivement celui de football association dans le nom de la fédération nationale. De 1913, date de sa fondation, à 1945, la fédération américaine a pour nom United States Football Association, puis jusqu'en 1974 elle porte le nom de United States Soccer Football Association. Elle adopte alors le nom de United States Soccer Federation.

Ces débats, qui ne devraient pas toucher les Francophones comme le confirme le dictionnaire quadrilingue de la FIFA[231] qui donne football comme seule dénomination officielle du jeu en français[232], sont de mise en raison de l'adoption du terme soccer par les Francophones canadiens.

Ces problèmes de dénominations ne touchent pas exclusivement les pays donnant naissance à des football locaux. Ainsi, en France, la peur panique des paris, du professionnalisme et de la montée en puissance des pouvoirs des clubs provoquent un boycott de cette discipline par l'USFSA. Pour cette dernière, le seul football qu'elle reconnaît est celui de la variante de rugby car les instances anglaises de cette discipline étaient parvenues à interdire l'adoption du professionnalisme. Aussi, le terme de football fait plutôt référence en France au rugby jusqu'au début du XXe siècle[233]. Pour le football, on utilise depuis 1894, et la reconnaissance tardive de cette discipline par l'USFSA, les termes de « Football Association » ou plus simplement « Association ». On joue ainsi à l'« Assoce » en France à la Belle Époque. On retrouve dans certains journaux de province le terme d'Association jusque dans les années 1920. Du côté fédéral, la Fédération française adopte le nom de Fédération française de football association à sa création en 1919 suite à l'éclatement de la structure omnisports de l'USFSA. Dans le milieu du football, pourtant, le terme de football est utilisé seul pour nommer le jeu. Le magazine spécialisé Football, créé en 1929, puis la FFFA qui devient FFF à la Libération ne font que suivre cette évolution. Le rugby a, il est vrai, éclaté en deux sports différents, à XV ou à XIII, tandis que les autres variantes sont perçues comme exotiques en Europe et dans les pays francophones, Canada excepté. Elles sont donc nommées selon leur origine : Football américain, football australien, football gaélique et football canadien.

Le français, comme c'est le cas en général dans le domaine sportif, a conservé le terme d'origine en respectant sa phonétique. Ce n'est pas le cas dans les autres langues où l'on se hâta de forger des termes à consonances plus locales, du Fussball allemand, au Fútbol espagnol en passant par le Voetbal néerlandais ou le Futebol portugais. En Italie, on adopte en 1909 le terme de Calcio en référence à l'ancien jeu du Calcio florentin[234].


Futsal

Futsal Article détaillé : Futsal.
Le futsal ou football en salle est un sport collectif dérivé du football avec des règles adaptées[235]. Cette discipline est créée en 1930 en Uruguay et passe progressivement sous le giron de la FIFA à partir de la fin des années 1980.

Les nations sud-américaines dominent longtemps cette discipline, puis l'Europe met en place des structures spécifiques permettant l'émergence d'une élite qui s'impose au plus haut niveau. La dernière finale de la Coupe du monde FIFA en 2004 oppose ainsi l'Espagne et l'Italie tandis que le Brésil et l'Argentine doivent se contenter de s'affronter en finale pour la troisième place.


Beach soccer

Beach soccer Article détaillé : Beach soccer.
Le football de plage ou beach soccer est un sport qui s'apparente au football et qui se pratique sur du sable de plage. Il met aux prises deux équipes de cinq joueurs, pouvant être remplacés à tout moment, en trois tiers-temps de douze minutes sur un terrain de 28 x 37 mètres. La première Coupe du monde a lieu en 1995. Cette épreuve et cette discipline dépendent de la FIFA depuis 2005.

Sur le modèle du futsal, les Sud-américains, Brésiliens au premier chef, restent longtemps dominateurs en beach soccer. Guidée par Éric Cantona, la France, remporte toutefois la première Coupe du monde FIFA en 2005 puis le Brésil enlève les éditions 2006 et 2007.


Autres variantes
Le football possède deux déclinaisons handisports, le foot fauteuil (ou football à sept) et le cécifoot (ou football à cinq). Depuis 2005, le foot fauteuil est géré par l'International PowerChair Football Association tandis que le cécifoot est une discipline des Jeux paralympiques depuis 2004. Le Brésil remporte le championnat du monde en 1998 et 2000, puis l'Argentine s'impose en 2002 et 2006.

Le Jorkyball et le Tennis-ballon sont d'autres variantes ayant un rapport plus ou moins vague avec le football.


Notes et références
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↑ Wojciech Liponski (s.d.), L'encyclopédie des sports, Poznan, Atena, 2003 (éd. fra., Paris, Grund et UNESCO, 2005), p. 142 (ISBN 2700012275)
↑ Horst Bredekamp, La naissance du football. Une histoire du Calcio (Florentiner Fussball : Die Renaissance der Spiele), Paris, Diderot Editeur, 1998 (trad. de l'allemand, 1995), p.5 (ISBN 2841340473)
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↑ Les interdits anglais mentionnent toujours que seule la pratique du tir à l'arc est recommandée. Les arcs longs anglais (long bow) étaient alors le principal point fort de l'armée anglaise mais pour manier ce type d'arc, il faut pratiquer quotidiennement. L'armée anglaise adopte le mousquet et abandonne l'arc en 1595. Les loisirs des Anglais peuvent alors se diversifier.
↑ . Avec cinq Français pour un Anglais au Moyen Âge, la France n'a pas les mêmes soucis militaires que ses voisins anglais. En revanche, nombre d'interdits s'accompagnent de motifs économiques comme ceux du XIVe siècle, où le prévôt de Paris indique « que plusieurs gens de métier et autres du petit peuple quittaient leur ouvrage ».
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↑ David Goldblatt, op. cit., p.153
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↑ a  b  David Goldblatt, op. cit., p.197
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↑ (en) Graham Williams, op. cit., p.29
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↑ (en) Graham Williams, op. cit., p.31
↑ (en) Graham Williams, op. cit., chapitre « Two Codes - One cup », p.37-48
↑ (en) Graham Williams, op. cit., p.64
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↑ Les statuts de la FIFA utilisent exclusivement le terme de football pour nommer le jeu. L'article 2 débute ainsi : « La FIFA a pour but d'améliorer constamment le football et de le diffuser dans le monde ». La seule référence au terme de football association figure dans un lexique précédant les statuts qui n'a aucune valeur officielle. Le CIO n'utilise également que le terme de football pour nommer ce sport en français. Idem pour toutes les fédérations nationales francophones, sauf le Canada.
↑ Thomas Binder et Monika Brasse, Dictionnaire du football, Zurich, FIFA, 1998, p.44, (ISBN 3952157104) : « Français : football ; Anglais : football, soccer, Espagnol : Fútbol, Allemand : Fussball. » L'entrée "football association" donne : « Anglais : football association ; Français : association de football ; Espagnol : asociación de Fútbol ; Allemand : Fussballbund »
↑ Alfred Wahl, Les archives du football, op. cit., p.41
↑ (it) Luca Giannelli, op. cit., p.17
↑ Wojciech Liponski (s.d.), op. cit., p. 205
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